Dans le Jardin des mots

Poésie et prose, prose et poésie, au gré des mots, au fil du temps…

– RECUEIL  » Un monde sans sépulture  »

Un monde sans sépulture (recueil de poésie à paraître en novembre 2017)

 

La vie a fait de moi ce que je suis, une femme sensible perméable à la douleur ambiante. Dans les jours qui suivirent les derniers attentats du vendredi 13 novembre 2015, mon émotion fut si intense que je suis restée plusieurs jours dans l’incapacité de m’exprimer à ce sujet. Les mots sont venus ensuite, jaillissant impérieusement comme un flot libérateur criant mon indignation, ma peine et mon inquiétude quant au devenir de notre Terre.

Préface :

 

Notre siècle commençait à peine et se mourait déjà. Une guerre sournoise fomentée par une poignée d’hommes attaquait de toutes parts en petits commandos, semant la peur ici et là, pour ne pas dire partout. On ne savait pas où le mal allait frapper, on ne savait pas quand il tuerait, mais le malheur s’abattrait à nouveau sur d’autres cœurs innocents, c’était désormais certain. Des mères pleureraient leurs enfants, des familles seraient amputées de leurs proches et la Terre, notre belle Terre commencerait à sombrer pour de bon. Combien de temps nous restait-il ? Telle était la question.

Il était sans doute écrit sur le grand livre de la Vie que notre civilisation ne pourrait prospérer davantage. L’esclavage avait été aboli depuis un peu plus de cent cinquante ans. On avait tenté d’éradiquer la misère – sans grand résultat à vrai dire − mais la tâche revêtait une telle ampleur…

Par ailleurs et bien que nous n’ayons formulé aucune requête à ce sujet, les femmes venaient tout juste d’obtenir le droit de porter une ceinture assez spéciale et de se faire exploser par le biais de celle-ci, de préférence dans un endroit médiatisé et surchargé de monde ! Démence.

L’État d’urgence venait d’être décrété. La France se tenait sur ses gardes, une multitude de policiers et de militaires avaient été déployés en force afin d’assurer la sécurité de chacun. Serait-ce suffisant ?

L’hiver glissait insidieusement dans la nuit installée enveloppant d’un voile crépusculaire nos plus chères espérances. La Terre agonisait en silence absorbée peu à peu dans un Néant programmé…

 

 

 

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