Dans le Jardin des mots

« Ne serait-ce »

Ne serait-ce

 

L’amour est revenu aux portes de la vie

Fleurir mon cœur flétri, fané aux longs hivers.

Dans le vase les fleurs, joli bouquet de vers

Font éclore à nouveau mon âme inassouvie.

 

L’amour s’est installé aux portes de mon cœur,

Je veux y croire encore au seuil de la vieillesse,

Délivrée de l’oubli, renaître à ma détresse,

M’immoler dans ses bras sur l’autel du bonheur.

 

L’amour est revenu ne serait-ce qu’un moment

Fleurir mon espérance, et si cela ne dure

Que le temps d’un printemps, peu importe l’augure

Je veux mourir d’amour ne serait-ce qu’un instant !

 

©  Monique-Marie Ihry    -  18 novembre 2014  -

 

 

« L’ultime rime »

Classé dans : Poèmes en français — 5 mai, 2018 @ 10:53

L’ultime rime

 

Le poète rêveur s’en va dans les allées

Promener sa langueur, côtoyant les feuillées.

Il titube parfois sous le poids de son cœur.

Il est seul, il a froid dans le jour qui se meurt.

Ses enfants sont partis dès leurs vertes années

Rejoindre le grand pont donnant sur les vallées

Écloses à la promesse, au chant du devenir.

Le poète esseulé, aux vers sans avenir

Sous la lune vieillie s’en va par les allées

Promener sa langueur, sa jeunesse fanée.

Sous le poids de son cœur il succombe parfois

Priant pour retrouver bientôt comme autrefois

Le charme d’un quatrain, l’ivresse d’une rime

Posée sur une page, à deux pieds de l’abîme

Où gît le souvenir et se flétrit son cœur…

Une larme surgit empreinte de rancœur,

Le poète se noie dans l’encre de sa peine

Et par-delà le pont où coule une fontaine

On y voit ses espoirs dans la pleine fleurir,

Et l’on entend bientôt dans la bise périr

Une dernière rime au chant du crépuscule.

Le poète se meurt, titube funambule

Sous le souffle du soir, puis l’on entend au loin

Rythmé par le destin, sonner d’un glas, sa fin…

 

©   Monique-Marie Ihry    -  Lamalou-Les-Bains, 5 mai 2015  -

 

 

« Au chant du crépuscule »

Au chant du crépuscule

 

Dans la campagne seule abandonnée au vent

Le lys au front rêveur, ultime survivant

D’un bel été se penche au chant du crépuscule,

Respire les parfums que le soir véhicule

Avant de s’incliner, le port altier bien las

Vers le sol maculé de feuilles sans éclat.

L’automne dans le ciel estompe de sa brume

Les astres lumineux. La lune se consume

Peu à peu, s’éteignant bientôt sous l’horizon

Rompue au soir couchant, flétrie, en pâmoison,

Attendant de renaître à l’aurore promise.

Les arbres balancés à la courbe soumise

Gémissent en silence à la nuit, endurant

Leur souffrance, implorant un repos, murmurant

Une plainte chétive, une larme chantée

Enfantée par le cœur dans la nuit tourmentée.

Dans la campagne seule malmenée par le vent

Le lys au front mourant tourné vers le Levant

S’incline avec respect dans une révérence

Décline sa beauté et sa magnificence

Dans un dernier soupir au chant du crépuscule

Et puis se meurt enfin sans autre préambule.

 

© Monique-Marie Ihry    -  Lamalou-les-Bains, 22 avril 2015 -

 

Poème court 2970

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L’amour est un oiseau majestueux et beau s’évadant à tire-d’ailes par-delà les vagues de l’existence vers des

nuages  posés par l’Éternel sur l’infini des rêves…

© Monique-Marie Ihry – 13 février 2018 -

Extrait d’un recueil de poésie de l’auteure

Lorsque tu ne seras plus

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Lorsque tu ne seras plus, les arbres du parc continueront à croître et nos roses embaumeront encore les allées du jardin. Je me retrouverai parfois à pleurer dans la salle obscure d’un cinéma songeant aux projets chers que nous n’avons pas eu le temps de réaliser hier, à ces œuvres que nous ne pourrons plus admirer ensemble, à nos petits enfants qui verront le jour sous la lueur fébrile de ma joie recouvrée.

Lorsque tu ne seras plus, les arbres du parc finiront cependant par mourir en novembre, l’automne à se revêtir d’ambre et de crépuscule, et le linceul de l’hiver ensevelira la robe bleue des roses de l’aurore.

Un jour, paralysée de lassitude, j’abandonnerai la page infinie de ma solitude et partirai te rejoindre par un beau matin de lune, quand l’horizon par la glace figé rejoint le ciel, un jour d’hiver où les réverbères de notre rue ne parviendront plus à éclairer ma mémoire endolorie, un jour où, tout comme les arbres de notre parc, j’aurai cessé de croire que, dans l’obscur du souvenir, il m’est encore possible de tenter de survivre sans toi.

© Monique-Marie Ihry    − 30 avril 2018 –

Extrait d’un recueil de poésie de l’auteure

 

Poème court 3044

Classé dans : Extraits de recueils de poésie de l'auteure,Poèmes en français — 24 avril, 2018 @ 8:49

rose rose gilles

Quand viendra le printemps éclore l’espérance germant dans la sève au plus profond du cœur,

les grands maux de l’hiver tireront leur révérence…

© Monique-Marie Ihry

(photo Gilles Richer)

La tristesse des roses

roses roses


Je suis celle qui déposa un soir

un dernier baiser discret sur ta joue

évitant délicatement la rive ombragée de tes lèvres.

Je n’osai m’imposer davantage sur la voûte élevée

de ton cœur, me retirai ensuite

fuyant mes rêves doux,

délaissant ainsi les allées effeuillées de l’espérance.

Tu ne saisis pas à nouveau cet amour pur et respectueux

faisant perler les larmes à mon regard.

Comme vient le grain mur à se détacher de l’épi,

tu partis rejoindre ta liberté,

t’épris d’une fille jeune dégourdie…

Ton rosier au jardin peu à peu se fana

emporté par la tristesse des roses lasses

et ma vie fit une pause, longuement.

Sans doute m’as-tu un peu aimée un jour,

en tout cas à mon gré pas assez,

et je ne le saurai hélas,

jamais !

© Monique-Marie Ihry – 30 juillet 2017 –

Poème extrait de mon recueil paru très récemment intitulé  » On ne capture pas le vent  » (bientôt en vente sur amazon.fr)

COUV on ne capture pas le vent

Rêver de vous

ENCRE 29 (3)

Rêver de vous  (Chanson)

 

Comme je ne peux

Être dans vos bras

Je veux rêver de vous,

Je veux rêver d’amour,

  Sentir vos longues mains

Emprisonner mon corps,

M’éveiller au matin

Dans cette métaphore…

Me blottir encore

Au creux de votre sein,

Emporter votre main

Au puits de ma souffrance.

Comme je ne peux

Caresser votre cœur,

Comme je ne peux

Être dans vos bras

Je veux rêver de vous

Je veux rêver encore,

Ne serait-ce qu’une fois,

Je veux rêver de vous !

© Monique-Marie Ihry    -  27 mars 2018 

(extrait d’un recueil de poésie de l’auteure,

illustration de l’auteure)

Cueillir l’étoile

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Ce soir,

j’irai cueillir l’étoile

celle qui éclaire les sentiers du cœur.

J’en cueillerai une, puis deux,

en ferai tout un bouquet

pour illuminer les jours solitaires.

Ainsi parée contre l’obscurité

je pourrai cheminer sereinement

sur les sentiers du crépuscule.

Ce sera comme un printemps

au cœur de la brume,

une aurore éternelle lorsque vient à périr le jour,

un de ces jours vains absents de toi.

Ce soir, j’irai cueillir l’étoile

puis une autre, en ferai tout un bouquet

un bouquet d’harmonie pour illuminer

l’abîme des jours solitaires.

 

© Monique-Marie Ihry    – 30 octobre 2016 -

(Poème faisant partie du recueil de poésie « On ne capture pas le vent », Cap de l’Étang Éditions, 2018)

Un peu, pas du tout

Garçonne II 41 x 33 cm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un peu beaucoup, à la folie…

tu m’effeuillas chaque année, chaque jour

telle une marguerite blanche.

Je me tins alors comme je pus

forte ou frêle sur ma tige

au gré d’un douloureux vertige.

Et puis je m’inclinai peu à peu

dans une génuflexion ultime

sur cet amour infime

que tu daignas m’octroyer

entre deux aventures,

entre deux fleurs fanées.

Peut-être aurais-je dû naître

rose à la verte épine

pour graver sur ton cœur volage

toute ma rancune et ma rage.

Mais, douce ingénue,

je suis condamnée à n’être, hélas,

que cette fleur en peine lasse que tu aimes

comme ci, comme ça, à peine,

selon ton bon vouloir

selon qu’il vente ou qu’il pleuve,

voire pas du tout…

 

© Monique-Marie Ihry – 15 novembre 2017 –

Extrait du recueil « On ne capture pas le vent »

Toile de l’auteure  – Garçonne II (2016), huile sur toile, 41 x 33 cm -

 COUV on ne capture pas le vent

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