Dans le Jardin des mots

Novembre

Classé dans : Poèmes en français — 1 novembre, 2018 @ 8:37

 novembre fleur

Novembre 

 

Novembre et son cortège de chrysanthèmes,

requiem fleuri, hommage aux défunts,

à ceux que l’on a tant aimés et qui ne sont plus,

nuages obscurs charriés par le vent de l’Est

crachant leur pluie sur les palmiers en berne,

mer agitée vomissant ses bateaux vers le large,

plages désertées fouettées par les vagues,

vague à l’âme dans la grisaille de l’aube,

amertume.

 

©  Monique-Marie Ihry    -  1er novembre 2016  -

 

À deux pas d’une vigne

Classé dans : Extraits de recueils de poésie de l'auteure,Poèmes en français — 14 octobre, 2018 @ 3:54

VIGNES D'OCCITANIE IV 80 x 40

 

 

À deux pas d’une vigne 

 

Le jour et ses parfums d’automnales langueurs offraient à nos regards leur troublante beauté. Au loin un châtaignier empreint de royauté pourfendait l’aurore de sa belle blondeur. Il y avait aussi un oiseau migrateur faisant la pose bleue de la fin d’un été, et des flamands roses dont la solennité harmonisait l’azur d’un étang protecteur.

Le canal du Midi orné de ses platanes à l’orée d’un octobre à l’aube ensoleillée offrait, sous son ambre feuillée, le mirage d’une onde belle aux reflets de havane. On entendait au loin des guitares tziganes éveillant l’aurore encore ensommeillée. On devinait aussi la robe déployée d’un automne majeur aux accents de gitane.

Il y avait au loin des pêcheurs à la ligne composant le temps dans la sérénité. C’était un jour doré empreint de majesté, l’aube d’un bel automne et de sa grâce insigne, dans le Midi à deux pas d’une vigne, quand le pinceau d’un peintre avide de beauté perçoit dans l’harmonie d’un reflet velouté le mystère divin auquel il se résigne…

 

© Monique-Marie Ihry – 5 juin 2018 -

(Extrait d’un recueil de prose poétique à paraître,

toile de l’auteure intitulée  » Canal du Midi IV « , huile sur toile, 80 x 40 cm)

 

Poème court 3167

myriam + 55 x 46 cm

 

Passion qui avance comme la nuit, à pas feutrés pour commencer, et puis tombe fatalement comme un grand soir dans la tombe offerte du jour, vous déchire le cœur comme les douleurs d’un vain enfantement…

 

© Monique-Marie Ihry  – 10 octobre 2017 -

(Extrait d’un recueil de poésie de l’auteure

toile de l’auteure intitulée  » Myriam  » (2010)-  huile sur lin 55 x 46 cm – )

La memoria del alba (traduit en français)

Classé dans : Poemas en español,poèmes d'amour,Poèmes en français — 7 septembre, 2018 @ 1:00

La memoria del alba 

 

Me enamoré de una estrella

que brillaba en el crepúsculo,

me enamoré de una perla

que iluminaba el alba,

me enamoré de ti

al nacer el día,

me enamoré

del susurro de tus labios,

del beso de pluma

de tu voz suave

al pronunciar ese “Te quiero”

grabado para siempre

en la memoria del alba.

Me enamoré de una estrella

que brilla todavía

cada noche en el cielo

de mi alma.

 

© Monique-Marie Ihry – 20.08.208 –

florero 5

© Monique-Marie Ihry – “Florero V” (2009) óleo sobre tela 80 x 60 cm –

La mémoire de l’aube

Je suis tombée amoureuse d’une étoile

brillant dans le crépuscule,

je suis tombée amoureuse d’une perle

illuminant l’aurore,

je suis tombée amoureuse de toi

à la naissance du jour,

je suis tombée amoureuse

du murmure de tes lèvres,

du baiser de plume

de ta voix suave

prononçant ce « Je t’aime »

gravé pour toujours

dans la mémoire de l’aube.

Je suis tombée amoureuse d’une étoile

qui brille toujours

chaque nuit dans le ciel

de mon âme.

 

© Monique-Marie Ihry – 20 août.208 –

Como va y viene el amor

Classé dans : Poemas en español,Poèmes courts,poèmes d'amour,Poèmes en français — 7 septembre, 2018 @ 12:08

Como va y viene el amor 

 

Muero y renazco siempre

como va y viene tu amor.

Amor, desamor,

dolor o felicidad,

según la fuente caprichosa

de tu corazón desierto…

 

© Monique-Marie Ihry  – 14.05. 2018

Baiser volé 41 33 cm

© Monique-Marie Ihry −« Baiser volé » (2015) Óleo sobre tela 41 x 33 cm −

Comme va et vient l’amour

Je meurs et renais toujours

comme va et vient ton amour.

Amour, désamour,

douleur ou bonheur,

livrés à la source capricieuse

de ton cœur désert…

 

© Monique-Marie Ihry   – 14 mai 2018 -

Un beau jour au mois d’août

bientôt l'automne

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans les prés endormis où le calme repose

la campagne assoupie semble faire une pause.

Le soleil est parti rejoindre l’horizon

puis il a disparu emportant son blason.

Peu à peu dans la nuit où s’étiole la rose

résonne dans mon cœur un refrain bien morose.

Il me faut oublier l’été, sa floraison,

les feux de notre amour, sa joie, sa déraison.

L’été s’est donc enfui vers d’autres paysages

emportant avec lui ses baisers fous et sages,

m’oubliant esseulée dans les prés endormis,

le cœur à rude épreuve au vertige soumis.

Te reverrai-je un jour bravant l’épais nuage

emprisonnant mon cœur ballotté par l’orage

qui longtemps a sévi d’une rage infinie

effeuillant mes espoirs offerts à l’agonie ?

Dans les prés endormis où le calme repose

la campagne assoupie semble faire une pause.

Une épine acérée me lacère le cœur

et la rose se meurt au chant d’une rancœur.

Tu ne reviendras plus fouler les nuits écloses,

emprunter avec moi les chemins grandioses

où fleurissaient nos joies, baisers sages et fous

sur les sentiers rêvés d’un beau jour au mois d’août…

 

©  Monique-Marie Ihry   – 16 août 2015  -

Une belle journée

Il était une colline 50 x 50 cm

Une belle journée  

 

L’automne se préparait, quelques feuilles au hasard tombaient de-ci, de-là, formant des volutes dorées, et le vent agitait ses branches ensommeillées.

C’était une belle journée, les prés enfantaient des coccinelles venant parer la blondeur des blés de jolis pois ronds, vermillon. C’était à deux pas de la ville, la campagne en fête offrait à l’après-midi dans la grâce de l’instant une poésie sereine qu’il me plaît encore à me remémorer lorsqu’en mon cœur il pleut, au chant mélancolique et beau d’un automne naissant…

C’était hier avec toi mon amour, un jour d’azur et de beauté où rien ne peut sembler monotone.

 

© Monique-Marie Ihry  – 5 juin 2018 -

(Toile de l’auteure  » Il était une colline  » huile sur toile, 50 x 50)

Poème court 2970

ENCRE 29 (3)

 

 

L’amour est un oiseau majestueux et beau s’évadant à tire-d’aile par-delà les vagues de l’existence

vers des nuages posés par l’Éternel sur l’infini des rêves… 

© Monique-Marie Ihry

(Dessin de l’auteure, encre de Chine – illustration du recueil « A l’encre sur ma peau« , Coll. Plume d’ivoire, Cap de l’Étang Éditions, 2018)

A balazos (D’une balle)

A balazos 

Nos metimos en la noche

y nos sentamos a esperar.

Lo que fue no volverá a ser,

fueron abatidos a balazos

y, ya no son…

Sólo

nos queda

el recuerdo y el dolor,

el recuerdo y el amor

caído.

© Monique-Marie Ihry  – 25.05.2018

 soldat ange

D’une balle 

 

Nous nous sommes assis

à attendre sur le seuil de la nuit.

Ce qui fut ne sera plus,

ils furent abattus d’une balle

et ne sont plus.

Seul nous reste

le souvenir et la douleur,

le souvenir et l’amour

déchu.

 

© Monique-Marie Ihry  – 25 juin 2018

La feuillée

La feuillée

À l’ombre d’une feuillée centenaire, voguaient les flots paisibles du Canal du Midi. Sous une barque nonchalante paraissait l’onde de l’après-midi. C’était un jour de mai, à l’aube, quand les platanes du canal reflètent leur robe de rosée matinale sur l’eau calme ensommeillée. C’était au chant gai de l’aurore, près du pont où passent les péniches sur l’onde à peine réveillée, un matin balancé par une brise légère, doucement, avec toi mon amour.

Le ciel semblait d’or et le soleil chantait. Les nuages aux aurores, transparents chuchotaient. Ton sourire était bleu dans le soleil de mai, ton regard amoureux dans mon âme versait. Le ciel se teintait de douceur, les nuages aux tons or chaviraient mon cœur. Se suspendait le temps au-delà de l’instant. Dans l’obscure clarté, le temps faisait une pause.

C’était hier un dimanche avec toi mon amour, quand le printemps semblait s’être installé tout à fait sur la robe des branches, dans une campagne fleurie empreinte de noble majesté…

 

©  Monique-Marie Ihry  − 5 juin 2018 –

 

canal du midi IX 30 30 bleu pale

 

El follaje

En mi recuerdo, a la sombra de un follaje centenario, navegaban las aguas tranquilas del Canal del Midi. Bajo una barca perezosa aparecía la onda de la tarde. Era un día de mayo, al alba, cuando los plataneros reflejan su vestido de rosáceo matinal sobre el agua calmada adormecida. Era en el canto alegre de la aurora, cerca del puente por donde pasan las barcazas sobre la onda apenas despierta, una mañana mecida por una brisa suave, dulcemente, contigo, mi amor.

 El cielo parecía de oro y el sol cantaba. Las nubes en la aurora, transparentes, susurraban. Tu sonrisa dichosa en el sol de mayo, tu mirada enamorada, en mi alma se vertían. El cielo se teñía de dulzura, las nubes en tonos de oro conmovían mi corazón. En la oscura claridad, se paraba el tiempo más allá del instante.

 Era un domingo contigo, mi amor, cuando la primavera parecía haberse instalado por completo en el vestido de las ramas, en un campo florecido cubierto de dulce majestad…

 

© Traducido por Ana Herrera

(Extrait du recueil « La dernière pavane / El último baile » à paraître fin avril 2019 aux Éditions Cap de l’Étang))

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