Dans le Jardin des mots

Jeunesse éternelle

Classé dans : Poèmes en français — 6 décembre, 2009 @ 9:24

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Jeunesse éternelle 

 

Elle a été belle, 

Mais elle ne l’est plus, 

Plus autant qu’avant. 

Elle a été fleur frêle 

Il y aun certain temps, 

Un temps révolu, 

Il y a tellement, 

Tellement de temps. 

 

La vie s’est écoulée, fluide 

Par moments radieuse, voire torride, 

Mais si peu, si peu souvent. 

Et puis sont apparue quelques rides. 

Petite fleur s’est fanée 

Au cours du temps, 

Au gré des vents, 

De ces vents tourment 

Qui l’on desséchée 

Au fil des années, 

Au fil du temps. 

 

L’amour a parfois dardé ses rayons 

Des rayons câlins, tendres et vermillon, 

Irradiant de bonheur, de joies son âme, 

Embrasant à la folie son corps 

Sans le moindre remords. 

Elle s’est alors offerte sans condition 

À cette ô combien attirante flamme, 

À cette douce passion 

Qui ne requerrait que reddition. 

 

Et puis des nuages 

Sont venus avec ombrage 

Assombrir ce ciel 

Où brillaient mille merveilles. 

Elle s’est retrouvée seule, 

Tellement seule 

Au milieu des champs virulents 

Et d’une adversité pourtant veule, 

Qui diffusaient d’acerbes vents 

Au pouvoir desséchant, corrompant. 

 

Elle a su redresser la tête, 

S’est même prise à faire la fête, 

Histoire d’avoir fière allure 

Et de montrer belle figure 

À ses enfants devenus orphelins 

Qui lui réclamaient mille câlins. 

 

Quelques vents non cléments 

S’évertuent encore par moments 

À balayer sa frêle parure 

Erigée en armure. 

Elle plie, mais jamais ne rompt 

Car sa bonté nul ne corrompt. 

Sa jolie corolle 

Autrefois obole capricieuse et folle 

S’est quelque peu flétrie 

À force d’être marrie, endolorie. 

 

Cependant, son sourire irradie encore. 

Il en émane de doux reflets d’or. 

Son regard, autrefois de braise ingénue 

S’est mué en grâce tendresse. 

À ses petits-enfants des caresses 

Sans cesse elle s’évertue 

À dispenser avec largesse. 

 

Petite fleur est devenue une noble dame 

Son amour est la plus belle de ses armes, 

Sa tendresse ses plus précieux atours. 

Dans son cœur irradie une grande flamme, 

Celle de cette infinie tendresse amour 

Qui la rend désormais forte et belle 

Et lui confère jeunesse éternelle. 

 

 

 

©    Monique-Marie Ihry    -  mai 2009  - 

 

 

  

 

Songes d’un soir

Classé dans : Extraits de recueils de poésie de l'auteure,Poèmes en français — 20 novembre, 2009 @ 8:55

 

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 Songes d’un soir

Idéal masculin dont je rêvais un soir
allongée sur le sable le regard rêveur,
bercée par mes pensées, le cœur versé d’espoir
je me vis emportée sur la vague du cœur.
Mon âme voguait au gré d’une houle légère,
transportant mon cœur au-delà du mystère.
Il avait les saveurs et la douceur du thym,
son sourire radieux me plongeait dans l’extase.
Je me pris à rêver à de sereins matins
où le rosée de l’aube épouse l’emphase.
Lorsqu’au petit matin vint éclore l’aurore
sur la plage des songes d’un soir étoilé
la toile de mes rêves se retira alors
déposant une rosée de cendres voilée…

© Monique-Marie Ihry – novembre 2009 - 

Texte déposé

 

 

AMOUR

Baiser volé 41 33 cm

Il me semble écrire ce soir

les vers les plus mélancoliques

que ma plume ait jamais enfantés.

Brune est la lune,

tristes sont mes vers

sur l’onde solitaire du cœur endolori.

Mon cœur, telle une fleur

à la corolle flétrie

s’étiole,

se meurt

au vent du crépuscule…

 

©   Monique-Marie Ihry    -  14 août 2009  - 

toile de l’auteure intitulée  » Baiser volé « 

 

 

Je l’ai aimé

Classé dans : Extraits de recueils de poésie de l'auteure,Poèmes en français — 27 septembre, 2009 @ 7:51

 bailarin détail

Je l’ai aimé,

Dieu que je l’aime encore.

S’il vit toujours dans un coin de la Terre,

si la Terre avait ce bonheur de porter ses pas,

j’aimerais sur l’aile d’un nuage

m’envoler enfin jusqu’à lui

et, portée par le souffle du vent,

petit papillon transparent

me poser légère sur ses épaules.

Peut-être me verrait-il,

sans doute ne me verrait-il pas.

Je resterais, baiser immobile

enivré et déposé sur son corps,

j’accompagnerais ses pas sur la plage

et j’écrirais le soir de mes ailes

sur l’horizon de cendre en attente

avec le sang versé de larmes au seuil du trépas

ce vers écrit par Neruda :

« Es tan corto el amor y tan largo el olvido. »

L’amour est si court et si long l’oubli…

Je l’ai aimé,

Dieu comme je l’ai aimé.

La Terre eut ce bonheur de porter nos pas un jour,

un jour d’infini

un jour d’amour,

Dieu que je l’aime encore !

 

©  Monique-Marie Ihry    -  août 2009  -

(toile de l’auteure « Bailarin »

poème primé)

 

Au paradis des roses

Classé dans : poèmes d'amour,Poèmes en français — 27 septembre, 2009 @ 7:40

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Au paradis des roses 

 

La ville faisait enfin une pause,

il ne manquait plus à mon cœur que cette rose,

qui, de mon spleen, m’aurait tirée.

Un vent frais d’automne agitait timidement

les feuilles des arbres ensommeillés.

Conquises, elles se rebellaient nonchalamment

exhibant leurs couleurs ensoleillées.

La brume du matin s’était évaporée,

la fraîcheur de l’aube s’était évanouie,

le soleil imposa sa douce présence

et mon cœur éclos peu à peu s’éveilla à la vie.

Le ciel était d’azur,

les astres de la nuit s’étaient enfuis

laissant la place au Prince de l’aurore.

L’astre solaire, auguste et impérieux,

s’évertua à séduire mon âme.

Peu à peu, je me laissai aller à sa flamme,

fermai mon regard,

m’abandonnai à cette douceur automnale

et pris mon envol vers ce paradis des roses

érigeant notre amour en piédestal…

 

©    Monique-Marie Ihry    -  septembre 2009  - 

 

Solitudes

Classé dans : Extraits de recueils de poésie de l'auteure,Poèmes en français — 27 septembre, 2009 @ 7:32

Elle avait bu et n’était plus tout à fait elle-même. a vie lui semblait tout à coup plus légère. Somnambule sur le fil de l’oubli, elle voguait dans l’éphémère, loin du marasme quotidien de la solitude. Les brumes de l’alcool lui réchauffait le cœur et brune lune dans le ciel veillait. Tendre était la nuit, douce son euphorie; elle tentait de survivre, il le fallait…

Encore une coupe de champagne, rien qu’une et elle sombrerait enfin dans le lac impassible et bienheureux du sommeil, si tant est qu’un cauchemar ne la noie définitivement dans la fange de ses tristes souvenirs…

 

©  Monique-Marie  Ihry    -  septembre 2009  -

 Extrait du recueil Cueillir les roses de l’oubli,  Éditions Mille-Poètes en Méditerranée, Narbonne, 2014

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Coucher de soleil

Classé dans : Poèmes en français — 25 août, 2009 @ 5:28

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 ©Tableau de l’auteure intitulé  Puesta del sol

 

Coucher de soleil    

 

Un coucher de soleil à l’envers, 

le monde est las et désespère. 

La mer arbore un rouge sans ombrage,

rouges sont mes vers

sur les perles de sang 

du sable de la plage.  

Ils s’épanchent un  à un

sur les flots lents

d’un impossible espoir…

L’horizon tout à coup

s’illumine, se fait or,   

il est grand temps

de faire fi de ce désespoir latent.

Plongeons-nous dans ce spectacle

que nous offre la mer !

Demain il fera beau,

il fera bleu,

demain le monde sera or…

 

©    Monique-Marie Ihry  - août 2009  -

 

 

  

 

 

Ballade en mai

Si je vous disais que depuis des lustres j’aime 

Ce blond sourire empreint d’une douceur suprême 

Que vous m’adressez volontiers avec flamme 

Et qui dès lors n’a de cesse de me bercer l’âme 

 

Me croiriez-vous si je vous disais rêver 

De vous voir sur le pas de ma porte arriver 

Votre regard paré d’un bouquet de muguet 

Qui consacrerait ce merveilleux mois de mai 

 

Tendez-moi ce bouquet de joli mois de mai 

Je m’ouvrirai à son parfum comme il vous plaît 

Je serai vôtre en ce charmant printemps fleuri 

 

Mille baisers de joie je vous adresse en vers 

Mille vers d’espoir je vous compose ce soir 

Hommage à vos yeux pers dans lesquels je me perds 

 

©   Monique-Marie Ihry    -  août 2009  - 

Texte déposé

 

Douce apparition automnale

Classé dans : Extraits de recueils de poésie de l'auteure,Prose poétique — 29 juin, 2009 @ 5:20

Pasion III 50 x 40 cm (2)

 

 

Un jour au petit matin, je sortis de mon chalet en direction du bois. L’atmosphère ambiante si pure mettait en évidence la splendeur de la nature. La rosée ornant les fougères ressemblait à de petites perles transparentes. Les feuilles des arbres tombaient en douceur et virevoltaient dans les airs effectuant d’harmonieuses volutes colorées.

 

Un rayon de soleil filtrait à travers les branches matinales. L’air était délicieusement humide et frais conférant aux senteurs de l’aurore une soudaine majesté.

 

Le soleil entama sa lente ascension dans le ciel. Je le distinguais à peine à travers les branches qui ornaient le chemin que j’avais emprunté. Il m’obligea cependant à cligner les yeux que j’avais encore endormis. Les feuilles commençaient à joncher le sol, le parcheminant de chaudes couleurs automnales. Je les respirais, je humais ces senteurs qui me rappelaient mes longues promenades dans la forêt que nous faisions ensemble. Je me souvenais de ces moments passés en quête de girolles, bolets ou autres champignons commestibles qui viendraient orner notre panier gourmand.

 

Un vent léger se mit à agiter les branches des arbres qui libérèrent des gouttes d’humidité accumulées pendant la nuit. Dans  leur chute, elles émirent un clapotis sautillant qui me réveilla quelque peu. Le soleil filtrait désormais timidement ses rayons, empêché dans son éclat par des taillis hauts qui s’avéraient de plus en plus denses en cet endroit de la forêt.

 

Au bout du sentier que j’avais emprunté à dessein, je me retrouvai nez à nez avec une cascade qui gazouillait fébrilement dans le silence matinal.

 

 

 

Tu surgis comme par magie au milieu de cette paisible atmosphère automnale. Tu étais là, magnifique, dressé devant moi dans ton habit de lumière à me contempler. J’étais échevelée et vêtue sobrement pour la circonstance. Mais tu me trouvas malgré tout aussi belle que dans tes songes. Tu me tendis les bras. Je courus m’y blottir, enfin !

 

La forêt qui avait accueilli nos retrouvailles tant attendues s’effaça. Nous ne savions plus où nous étions. Le soleil brillait-il ? Faisait-il encore jour ou bien la nuit avait-elle tout envahi ? Nous nous moquions du monde ambiant, nous ignorions sa présence et défions son existence. Nous partîmes ensemble au royaume des rêves et de l’oubli. La Terre s’arrêta de tourner. Une joie intense enivra nos cœurs qui s’enfuirent dans une indicible harmonie recouvrée.

 

Je crois bien n’être jamais vraiment redescendue seule en cet endroit où tu m’attendais secrètement, caché derrière le bel écran qu’offrait cette cascade. Mon âme accompagne désormais la tienne. Nous voguons tous deux de concert sur des nuages transcendants, distribuant de temps à autre quelques gouttes de bonheur matinal aux jeunes amoureux qui aspirent à se retrouver par-delà les turpitudes de ce monde hostile. Le moment venu, nous parcheminons les sentiers forestiers de perles de rosée fraîcheur, annonce de senteurs automnales colorées aux teintes chaudes des retrouvailles espérées. Les feuilles des arbres qui jonchent le sol forment un  tapis accueillant qui étouffe nos pas discrets et imaginaires. Nous allons rejoindre la petite cascade gazouillante et attendons… Le miracle d’un jour nouveau se produit immanquablement. Des petites étincelles de joie et de vie s’allument dans les yeux désespérés des amoureux jusqu’alors séparés. L’amour est là, accomplissant son miracle quotidien.

 

©  Monique-Marie Ihry   – juin 2009 -

(Extrait du recueil de poésie  » Rendez-vous manqués  » paru en mai 2011, en vente sur amazon.fr)

 

 

Je me prénomme Mirabelle

Classé dans : Poèmes en français — 7 mai, 2009 @ 8:54

 

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Je me prénomme Mirabelle Petite comptine lorraine *

 

Je suis une petite mirabelle.

On me dit bien belle.

C’est normal,  je suis Lorraine.

De cette région je suis l’emblème

Star suprême,

Des fruits je suis la reine.

Toute ronde

Et très féconde,

Je trône au milieu des mirabelliers

Et de quelques autres pruniers.

J’ai en effet des  cousines

Toutes aussi coquines.

La Prune, fruit du prunier

Et la Reine-Claude, appelée de cette manière

Très princière

En l’honneur de la reine du même nom.

 

Que dire d’autre sur mon prénom

Sinon qu’il évoque

Toute la blondeur d’une époque.

Il paraît aussi que j’ai bonne mine.

C’est vrai que parfois

J’ai du rose qui illumine

De ses atours

Mes joues, mais cela  dépend des jours.

J’arbore même quelquefois

Des taches de rousseur

Qui parent ma blondeur.

Au fait, j’ai oublié de vous dire

Mais peut-être avez-vous déjà ouï dire

Que je suis blonde contrairement à la prune

Qui elle est toute brune,

De ce brun particulier, un brun souverain

Que l’on ne trouve que chez les Lorrains…

Reine-Claude quant à elle

A choisi de demeurer

Bleu-vert aquarelle,

Verte-dorée,

Encore que, lorsqu’elle est bien mûre

Elle attrape également pour sûr

Quelques blondeurs mordorées.

 

Toutes trois nous jouissons

A l’unisson

De la rosée du matin

Qui sévit dans les jardins.

En août, lorsqu’il fait si beau

Et que l’on sent qu’il va faire encore très chaud,

Elle vient nous rafraîchir à dessein

Avant que la canicule ne s’installe

En ce climat semi-continental.

Puis elle nous orne toutes les trois d’un film délicat

Qui nous recouvre partiellement et pudiquement,

Comme si notre éclat

Avec elle coquettement

Nous ne voulions  dévoiler

Avant d’être par vous dévorées…

 

Si vous me demandez laquelle des trois prunes

Je préfère pour de vrai

Entre la verte-dorée, la blonde ou la prune,

Honnêtement  et ravie

Je vous répondrai

Que moi,  Princesse Mirabelle,

Je me sais la plus belle,

Mais  je ne me sens guère

Pressée d’être cueillie !

Somme toute c’est de bonne guerre…

Depuis l’avènement

De  Stanislas Leszinski, roi de Pologne et Duc de Lorraine,

Je trône en reine sur les versants de l’auguste  Colline de Sion,

Là même où je réside en grand nombre avec les prunes mes amies.

A l’heure actuelle, encore sous la forme d’un bouton

Sans aucune prétention.

Je suis encore un peu endormie

Car nous ne sommes seulement

Qu’aux prémices du printemps.

Je vous donne donc rendez-vous

En amont des blondes prairies

Au quinze Août, à la Sainte-Marie

Période où j’ai pour habitude de m’épanouir

Un peu partout, et uniquement pour vous,

Sur bon nombre de collines ensoleillées

Avec le plus beau de mes sourires

Blond, sucré, parfumé et émerveillé

Pour votre bon plaisir

Et celui de vos yeux,

Excusez du peu !      ;)

 

©  Monique-Marie Ihry   - mai 2009 - 

Texte déposé, reproduction interdite

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