Dans le Jardin des mots

À deux pas de la Seine

Paris 6

 

 

À deux pas de la Seine

 

Notre Dame n’est plus que flammes ce soir,

notre Dame flambe, sa flèche tombe

à mesure que sombre le soir sur Paris.

Les pompiers sont impuissants

face à ce monstre de feu

qui lèche et dévore la belle Dame de notre Paris.

Tant de majesté en danger, condamnée,

bientôt réduite à néant,

tant de siècles de grâce,

tant de délicatesse à la merci des flammes…

Larmes vaines,

Notre Belle Dame se meurt

à deux pas de la Seine.

* *

 

Sonnent les cinq heures.

Dans Paris endolori,

Notre Dame, en cendres…

*

NOUS LA RECONSTRUIRONS !

 

© Monique-Marie Ihry , les 15-16 et 17 avril 2019 −

A z u r

Au chant du soir 40 x 40 cm

Azur  

 

Dans le silence infini et doux

des nuits de jade

s’envolent des oiseaux

aux ailes argentées

vers de printaniers rivages,

là où les aubes sont claires,

où les nuits sont sereines,

où la peine des jours obscurs

se noie dans l’azur

d’un océan d’espérance…

 

© Monique-Marie Ihry   25 janvier 2019 –

(Extrait d’un recueil de poésie à paraître,

toile de l’auteure)

Soleil d’avril

Soleil d’avril  

 

Mon amour est une statue de neige

et la statue

au soleil d’avril

fond, fond, fond !

Il ne restera bientôt

de la froide statue

qu’une flaque d’azur

sur le sol maculé

disparue bien trop tôt

dans le printemps renaissant…

Et la statue

fond, fond, fond !

Rien n’y fait,

ni les flocons de neige

et leur velours fragile

recouvrant la robe

immaculée du soir,

ni les frimas renaissants

du crépuscule

ne la reconstruiront.

La blanche statue n’est plus,

tout a fondu.

Mon amour, mon espoir,

se sont enfui

au premier soleil d’avril,

fragiles

comme une statue de neige

dans le printemps renaissant !

 

© Monique-Marie Ihry  – 11 mars 2016 -

Extrait du recueil de poésie  » On ne rattrape pas le vent  » paru chez  Cap de l’Étang Éditions

COUV on ne capture pas le vent

 

On ne capture pas le vent, en vente sur amazon .fr :

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Au dernier soupir

Au dernier soupir

 

Dans la campagne seule abandonnée au vent, un lys blanc, ultime survivant d’un bel été, se penche au chant du crépuscule, respire les parfums que le soir véhicule, avant de s’incliner, le port altier et las vers le sol maculé de feuilles sans éclat.

Dans le ciel, l’automne estompe de sa brume les astres lumineux. La lune se consume peu à peu, s’éteignant bientôt sous l’horizon, rompue au soir couchant, flétrie, en pâmoison, attendant de renaître à l’aurore promise. Les arbres balancés à la courbe soumise gémissent en silence, endurant leur souffrance, implorant un repos, murmurant une plainte chétive, une larme chantée enfantée par le cœur dans la nuit tourmentée.

Dans la campagne seule malmenée par le vent, le lys au front mourant tourné vers le Levant s’incline avec respect dans une révérence, décline sa beauté et sa magnificence dans un dernier soupir au chant du crépuscule, et puis se meurt sans autre préambule.

 

(Extrait du recueil  » La dernière pavane/El último baile, Prose poétique de Monique-Marie Ihry traduite en espagnol par Ana Herrera, Collection Bilingue n° 1, Éditions Cap de l’Étang, avril 2019

 

bientot l'automne

En el último suspiro  

 

En el campo solo abandonado al viento, un lirio blanco, último superviviente de un bello verano, se inclina ante el canto del crepúsculo, respira los perfumes que la tarde difunde, antes de postrarse, con el porte altivo y cansado, hacia el suelo cubierto de hojas sin brillo.

En el cielo, el otoño difumina con su bruma los astros luminosos. La luna se consume poco a poco, apagándose pronto bajo el horizonte, anulada en la tarde crepuscular, marchita, en desfallecimiento, esperando el renacer con la aurora prometida. Los árboles columpiados en una curva sumisa gimen en silencio, soportando su sufrimiento, implorando un descanso, susurrando un lamento débil, una lágrima cantada nacida del corazón en la noche atormentada.

En el campo solo zarandeado por el viento, el lirio al frente moribundo vuelto hacia el Levante, se inclina con respeto en una reverencia, declina su belleza y su magnificencia en un último suspiro al canto del crepúsculo, y después muere sin más preámbulo.

 

(Traduction de Ana Herrera)

Printemps

bouton de rose

Printemps 

  

La nature nous prépare

mille beautés dont elle a le secret.

Dans la fraîcheur printanière de l’aube

une rose compose

l’harmonie d’un jour prometteur,

caresse sur le voile de mélancolie

déposé sur mon cœur…

 

©  Monique-Marie Ihry    -  22 mars 2015  -

 

 

Au printemps des cœurs

ENCRE 29 (3)

 

 

Le premier amandier vient de fleurir

mon amour,

c’est le printemps des cœurs,

la saison diaphane

faisant éclore dans les arbres

les bourgeons

et fleurir les romances

dans les allées jolies

de la vie et de l’espérance !

 

© Monique-Marie Ihry    – 15 juillet 2017 -

(Extrait d’un recueil de poésie de l’auteure,

illustration de l’auteure)

 

« Je t’aime »

Classé dans : Extraits de recueils de poésie de l'auteure,Poèmes en français — 20 janvier, 2019 @ 7:37

 

pianorose.png

 

Ces mots à fleur de lèvres

aux confins du dire

que l’on ne prononce guère

et dont s’abreuve le cœur,

ces mots orfèvres et rares

dont nous sommes si avares,

paroles susurrées dans un murmure,

parfois à demi-mots,

s’amenuisant bientôt

en longs points de suspension

dans la nuit des espérances,

ces mots tus par négligence

et que l’on aurait dû prononcer

naguère bien plus tôt

quand il était encore temps,

au temps des jeunes amours

dans le jardin des aurores,

bien avant notre rupture…

 

© Monique-Marie Ihry   23 avril 2018 –

texte déposé

Hiver

Classé dans : Extraits de recueils de poésie de l'auteure,Poèmes en français — 13 janvier, 2019 @ 5:27

 AU CHANT DE L HIVER 41 X 33

 

Hiver 

 

L’arbre pleure

et la feuille et l’oiseau,

mai et la fleur d’un unique poème,

et dans le ciel se meurent

les cendres d’un bouquet d’étoiles.

Dans le froid installé

le voile de la nuit

profane l’espoir,

confesse sa mélancolie

agenouillé sur les marches du temps,

crucifié sur l’autel sacrilège

de l’hiver.

 

L’arbre nu

pleure l’oiseau

et, seul,

agonise

au chant de l’hiver…

 

© Monique-Marie Ihry  – 31 mars 2017 -

(toile de l’auteure  » Au chant de l’hiver  » – huile sur toile 41 x 33 cm -

visible dans la Galerie Art Fresque Povera de Sommières (30250), exposition personnelle du 1er févier au 2 mars 2019)

 

À l’encre sur ma peau, pp. 16-17

ENCRE 11 (3)

 

− Je vis éclore sur tes lèvres

les prémices d’un beau sourire,

rose en porcelaine de Sèvres,

délicatesse d’un porphyre…

Je crus accéder aux cieux.

Poussé par les ailes de l’aube,

porté par l’air mélodieux

que la lyre aux âmes dérobe,

délivré d’une cécité,

un espoir embrasa mon cœur.

J’entendis s’élever un chœur

à l’orée d’une éternité…

@ Monique-Marie Ihry

Extrait du recueil de poésie de l’auteure «  À l’encre sur ma peau « , pp. 16-17, en vente sur Amazon.fr

COUV 4ème A L ENCRE SUR MA PEAUCOUV A L ENCRE SUR MA PEAU

Au souvenir d’elle, mai 1918

 

rose en bouton

 

Dès l’aube,

dans la plaine endormie

là-bas où le soleil repose,

les canons se sont tus

après le grand tourment.

Un printemps fleuri exhale

les senteurs heureuses de la vie.

Les oiseaux font leur nid,

la nature renaît ici et là

et partout.

Les heures défilent,

une à une,

lentement,

et puis la nuit se pose

sur la plaine

doucement.

Dans le souvenir d’elle

au chant du crépuscule,

voguant sur l’onde paisible du rêve,

un soldat allongé semble admirer le ciel.

Il imagine le visage serein de l’aimée,

esquisse son sourire bienveillant

sur l’aile d’un nuage.

Une vague de bonheur envahit soudain son cœur.

Il ferme son regard sur l’écrin du souvenir.

Son souffle se fait court

et s’éteint

et soudain

la mort brusquement

plante son glaive !

 

©  Monique-Marie Ihry    -  5 octobre 2015  -

(Extrait du recueil de l’auteure intitulé  » Le cœur d’Ana « )

 

 

 

 

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