Dans le Jardin des mots

Poésie et prose, prose et poésie, au gré des mots, au fil du temps…

Haïku 1218

Classé dans : Poèmes en français — 29 septembre, 2013 @ 11:37

Haïku 1218 islas-56-651-226x300

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Haïku 1218

 

S’enfuir à jamais

sur les sentiers lumineux

arborés de rêves

 

©  Monique-Marie Ihry    -  17  janvier 2012  -

(toile :  » Islas  » – Huile 56/65 cm M.M. Ihry)

Comme la rose…

rose rouge baiser

 

L’amour est comme une rose rouge ayant fleuri tout l’été. Rien ne sert de le chérir une fois l’hiver des cœurs venu, il est apparemment une saison pour tout… !

 

© Monique-Marie Ihry    – 20 juillet 2017 – 

Silencio…

BOUQUET ROSE VI 60 X 30

Silencio…

 

Hojas secas agonizando por las aldeas vacías de mi vida solitaria, el viento del Norte barre lo que queda de mí… Silencio, silencio después de la tormenta cuando el viento ha dejado de ser y que el silencio es el único lugar en el que me quedan palabras para gritar la tristeza de ser ajena a tu propia mirada, que se fueron para siempre los días disfrazados de pájaros y de plumas azules, azules como el mar de antaño cuando, amantes, navegábamos por las olas celestes del amor como pájaros huyendo de la tierra y del mundo entero.

 

© Monique-Marie Ihry    – 14. 07. 2017 –

Cuadro de Monique-Marie Ihry (2017) óleo sobre lino, 80 x 40

www.monique-marie-ihry.fr

Soledad

Classé dans : Extraits de recueils de poésie de l'auteure,Poemas en español — 17 juillet, 2017 @ 8:49

pensée 54  65

 » Pensée  » (2011) – Óleo sobre tela 65 x 54 -  © Monique-Marie Ihry   

Soledad

Dejaré toda mi tristeza en la puerta

si me das por fin un beso,

un beso pájaro

dulce y ligero

capaz de llevar mi corazón contigo

hacia ese mar quieto de los enamorados,

detrás del infinito del cielo

donde reina la paz

para siempre

contigo…

 

© Monique-Marie Ihry    – 14. 07. 2017 –

Entre pierre et ouragan

Classé dans : Extraits de recueils de poésie de l'auteure,Poèmes en français — 16 juillet, 2017 @ 2:12

Garçonne II 41 x 33 cm

Entre pierre et ouragan 

 

Fille d’une pierre et d’un ouragan

je glisse comme je peux

entre les deux montagnes escarpées du souvenir,

me faufile entre les branches menues

par la tempête épargnées

et je sillonne les jours

entre froideur et vent

sur les voûtes pentues

des peines ici et là semées,

des violences tues accumulées.

Malgré un cher et profond vœu

de paix voué depuis toujours

à l’abîme du désaveu

je vogue et tangue au fil des jours

sur l’océan infini du désamour

déposé en héritage le jour de ma naissance

sans aucun espoir de renaissance,

puisque c’était écrit

et qu’il en allait semble-t-il ainsi…

J’ai été enfantée par une pierre

ai dévalé la montagne de la froideur

subi la violence des vents de l’outrage

semés sur les chemins aléatoires

de mes jeunes années d’innocence.

Arrivée au seuil du non-revoir

je m’incline sans courage

d’une frêle révérence

sur ce que fut ma vie endolorie

par la roideur sempiternelle d’une pierre

et la force despotique d’un ouragan

mortuaires.

 

© Monique-Marie Ihry    – 8 juillet 2017 -

(toile de l’auteure 41 x 33 cm, huile sur lin)

Chante la pluie

Classé dans : Extraits de recueils de poésie de l'auteure,Poèmes en français — 9 juillet, 2017 @ 11:56

Il était une fois un château 80 x 40 cm

Chante la pluie  

 

Il pleut dans ma chambre, flic, flac !

Il pleut des notes en ribambelle

sur le sol et sur le lit,

sur la dentelle des rideaux… Oh ! …

J’ai mis un seau, j’en ai mis deux.

Cela coule, dégouline ici et là, de-ci de-là.

Flic, flac, il pleut des notes, des si, des do, des la

et dans mon cœur le printemps

chante la pluie, sol la si do !

Mon beau château fuit, fuit, fuit…

Il pleut des notes belles qui lavent le parquet

et flic et flac, que de belles flaques faisant des ronds

des ronds dans l’eau de tous mes seaux… Oh ! …

Je l’aime mon château, que voulez-vous

c’est celui d’Hildegarde mon aïeule

partie aux cieux beaucoup trop tôt.

Il ne me reste d’elle que cette vieille demeure

qui rayonne au plus profond de mon cœur,

même si son toit fuit, fuit, fuit comme aujourd’hui

car dans mon cœur c’est le printemps des souvenirs

et des choses belles belles de la vie,

do, la, sol, si !

 

© Monique-Marie Ihry    -  8  juin 2017  -

toile de l’auteure intitulée  » Il était une fois un château  » (2017) visible du 2 juillet au 3 septembre 2017 au caveau du Domaine Moulin Gimié (34310) Capestang

 

 

 

Somewhere

Classé dans : Extraits de recueils de poésie de l'auteure,Poèmes en français — 5 juillet, 2017 @ 10:08

 

 

Par-delà les nuages

Sur la page de l’absence

Fleurit une rose dans l’aurore,

Celle de ton cœur…

 

© Monique-Marie Ihry

Texte déposé

Pour toi

J’inventerai pour toi le jour,
bannirai de ton cœur l’ennui
et, sur la cime d’une tour
j’érigerai pour toi…  l’Amour.

© Monique-Marie Ihry  23 juin 2017 

Bel ami…

Classé dans : Extraits de recueils de poésie de l'auteure,Poèmes en français — 16 juin, 2017 @ 1:29

Fervente supplique 48  56

Bel ami

 

Tu viens frapper à ma porte

mais que le diable t’emporte !

Qui part trop tôt revient trop tard

et tous ces cadeaux dérisoires

qui trônent sur ton front romain

n’égalent pas le romarin

de notre Méditerranée.

Adieu rêves sans destinée,

adieu poète au vers fanés,

adieu à ton cœur suranné,

qui part trop tôt revient trop tard

et dans mon cœur il se fait tard !

 

©  Monique-Marie Ihry    -  4 décembre 2010  -

texte déposé, toile de l’auteure intitulée  » Fervente supplique  » (2015) Huile 55 x 46 cm

Mourir d’un seul baiser

puesta del sol

puesta del solMourir d’un seul baiser

 

Mourir d’un seul baiser,puesta del sol

succomber à son cœur

au brasier du regard…

 

©  Monique-Marie Ihry – 25 février 2017 -

poème déposé

L’amante

Que nenny ! 46 56 cm

 » Que nenny !  » – Huile sur toile 55 x 46 cm – (illustration de l’auteure)

L’amante


L’homme pense que la femme

est une étoile.

Il ne peut la cueillir,

lointaine, elle le dédaigne.

Ses doigts à trop se tendre

vers cette belle au voile d’or

finissent par se crisper.

Alors, fou de désir

il griffe l’écran du ciel

et l’étoile belle

l’ignore davantage

puis recule d’un pas agile

sur son piédestal…

La belle faite cristal

semble fragile,

scintille et tremble

comme pour échapper

à ce toucher bien maladroit.

L’homme tente une caresse

la couvre alors de ses baisers.

Elle, lointaine danseuse

à défaut d’être amoureuse

agite les voiles de sa robe

et puis dans l’aube

l’idole enfin s’incline

puis s’envole

d’un pas de deux et file

dans une farandole

à l’autre bout de la terre !

 

©  Monique-Marie Ihry    8 mars 2016 –

 

 

 

Au fil de mai

muguet parme

Au fil de mai 

 

Un pétale de lys navigue au fil de l’eau

Il glisse tel un cygne, sur le ballet de l’eau.

Légère à ses côtés, la libellule vole

Belle fée azurée penchée sur mon épaule.

Au fil, au fil du temps naviguent en un ballet

Sur l’onde de l’instant, au fil, au fil de mai

Nos cœurs amoureux, prémices d’un printemps

Sur l’onde de l’instant…

 

©   Monique-Marie Ihry    -  1er mai 2015  -

Texte déposé

Même les monstres savent aimer…

Classé dans : Récits — 26 avril, 2017 @ 4:21

Préface du récit :  » Même les monstres savent aimer «   (à paraître en 2017)

 

   « Objets inanimés, avez-vous donc une âme? »

 

Harmonies poétiques et religieuses, Livre III, Extrait de « Harmonie I, Milly ou la terre natale », Alphonse de Lamartine, 1830

 

Préface

« Objets inanimés, avez-vous donc une âme ? ». Les plantes ne rentrent évidemment pas dans la catégorie des choses. Elles sont, comment dirais-je ? Autre chose… Par conséquent, se poser la question de savoir si elles ont réellement une âme devient tout à fait inutile. Et pourtant…

Je faisais mes adieux à la vie, cette vie qui m’avait été octroyée par ma mère, malgré elle. J’avais été meurtrie tant de fois au plus profond de mon cœur par la fange de ses outrages, les coups, ses reproches, son mépris, mais je partais cependant sereine, l’âme empreinte de douce poésie.

Comme beaucoup de vieilles femmes inutiles ayant sévi tout au long de leur vie en tant que mères abusives, la mienne avait fini par rendre enfin son âme. La question était de savoir qui viendrait l’accueillir dans les hautes sphères du vaste inconnu de l’au-delà. Quoiqu’il en soit, une fois rongée par les vers, elle n’aurait plus guère l’occasion de nuire à qui que ce soit… Je la savais cependant capable de tout, et pour cause.

Je m’en allais subir le même sort. Je partais cependant le cœur riche de tant d’amour, celui que je m’étais évertuée à semer autour de moi sur  les allées jonchées de feuilles mortes, sur les sentiers endurcis par le givre implacable de l’hiver, noyée dans l’aridité du désert de la peine, rompue à cette douleur qui n’a plus de larmes pour en avoir trop déversées, épanchant quotidiennement ma détresse sur les sillons profonds et stériles de lignes sans appel…

Il était temps pour moi de faire mes adieux aux verts prés condamnés de l’innocence, à ces jardins flétris par la mélancolie d’un automne, aux plaintes glacées de l’hiver. Au cours des ans, j’avais eu l’occasion de côtoyer de façon assidue − voire éphémère − des spécimens plutôt spéciaux de la gent féminine dont l’attitude aurait dû forger mon caractère et me rendre plus forte. Il n’en était rien. Lorsque la bonté fait partie de vous, l’on comprend difficilement pourquoi certains s’évertuent à vous gâcher l’existence. De plus, il peut arriver que l’on développe en soi une sensibilité excessive qui accentue davantage la douleur… Les peines de la vie s’effacent rarement, elles laissent en vous des cicatrices aussi tenaces qu’irréversibles.

J’avais donné quant à moi de l’amour à mon entourage autant que faire se peut, parfois maladroitement, souvent avec bonheur. On m’avait offert en retour des sourires, baume souverain au printemps de vains espoirs. Je partais guidée par la main de l’ange, portée par les ailes de l’oiseau bleu vers d’autres rivages baignés de lumière.

Je m’en allais cœur apaisé par la magie du pardon, bercée d’une rime légère, bénie par le chant mélodieux que la mer offre au soir et versée de sereine poésie, ce cadeau si précieux offert par la vie dès mon plus jeune âge, malgré les rigueurs d’un sein maternel abreuvé à la source sacralisée de l’aigreur.

 

© Monique-Marie Ihry    – 26 avril 2017 -

Un seul jour…

bailarin détail

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un seul jour…  (chanson)

 

Je veux rêver de toi et côtoyer l’emphase

Sentir battre mon cœur en de parfaits accords

Vibrer comme la corde à l’archet de ton cœur

Gémir au son du cœur et sombrer dans l’extase…

 

Je veux rêver de toi, je veux rêver d’amours

Me perdre en tes secrets, me pendre à ton sourire

Te traîner à mes pieds, prendre sous mon empire

Ce rêve et mon désir, être aimée pour toujours…

 

Je veux rêver d’amour et côtoyer l’emphase

Me sentir près de toi, te réveiller à moi

Faire de toi l’esclave abonné à ma foi

Qui me fera vibrer dans une longue phase,

 

Une phase d’émoi, paraphrase du cœur

Ensemble nous boirons les nectars et leur lie

Nous nous enivrerons d’une belle folie

Et frôlerons la mort, la conjurant en chœur.

 

Je veux rêver de toi et croire en notre amour

Ce mirage lointain, cette page incertaine

Qui nous unit un soir près de cette fontaine

Où les rêves d’amour ne durent qu’un seul jour…

 

©  Monique-Marie Ihry    -  18 janvier 2016 -

toile de l’auteure intitulée  » Bailarin  » (détail) – Huile sur toile 92 x 73 cm -

 

Diaboliques

Classé dans : Extraits de recueils de poésie de l'auteure,Poèmes en français — 30 mars, 2017 @ 12:07

au chant de l'automne V 60 x 40 cm

Diaboliques

Il en va des géniteurs comme des fléaux,

certains frappent toujours

de façon prévisible ou aléatoire,

c’est selon et ça fait mal.

Le diable a beau avoir plusieurs visages

les coups font toujours autant de ravages

sur les cœurs innocents.

 

On se croit capable de survivre au pire, mais le mal vous ronge inlassablement. On tente de s’abandonner aux joies éphémères de la vie, et puis, à défaut d’être en mesure de pardonner, on tente l’oubli…

 

© Monique-Marie IHRY

 

(4ème de couverture du recueil de poésie  » Telle la feuille au vent d’hiver  » à paraître en 2017,

tableau de l’auteure :  » Au chant de l’automne  » huile sur toile, 80 x 40 cm, exposé en ce moment à Narbonne)

A veces

        A veces  

 

Me gusta pensar a veces

que estás a mi lado

        invisible

susurrándome la suave canción

        del viento…

 

© Monique-Marie Ihry    -  31 01 2017  – Derechos de autor

 fantasmagorie VI  60 80 cm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oleo sobre tela  » Fantasmagorie VI  » (2015) 80 x 60 cm

      

        Parfois

 

Il me plaît parfois de penser

que tu es à mes côtés

        invisible

me susurrant la douce chanson

        du vent…

 

© Monique-Marie Ihry  – 31 janvier 2017

                               

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