Dans le Jardin des mots

Archive pour la catégorie 'sensualité'

Il n’est plus de demains…

Posté : 27 juillet, 2023 @ 8:13 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français, sensualité | Pas de commentaires »

ophélia II  50  70

 

Il n’est plus de demains…

 

Sous son décolleté de dentelle nacrée

Se laissaient entrevoir de bien charmants secrets.

Ses deux seins palpitants tels des chardonnerets,

Évoquaient la rondeur d’une lune sacrée.

 

Depuis combien de temps se morfondait Myriam

Assise à cette table, espérant la venue

De l’être bien-aimé ? Sur la grande avenue,

L’on entendait l’écho d’un long phrasé de slam…

 

L’on percevait au loin près de la blonde dune

La danse de l’étoile, son gracieux menuet.

Mais dans son cœur flétri, dans son âme, à regret,

Fleurissait le carmin d’une larme opportune.

 

© Monique-Marie Ihry  – 7 mars 2022 -

(toile de l’auteure intitulée « Ophelia II » (2013) 70 x 50 cm)

Même si rêve est court…

Posté : 3 mai, 2023 @ 7:36 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, poèmes d'amour, Poèmes en français, sensualité | Pas de commentaires »

Nikolaï + 41 x 33 cm
Même si rêve est court… 

Même si rêve est court, ne dure qu’un seul jour,

Je veux rêver de toi et croire en notre amour,

Me nourrir à ton cœur, te réveiller à moi,

Faire de toi l’amant sujet de cet émoi,

Comme il me plut ce jour où fleurit cet amour

Qui nous unit le soir près de cette fontaine,

Ce mirage lointain, cette page incertaine…

Je veux faiblir encore et sombrer dans l’extase,

Vibrer comme la corde à l’archet de ton corps,

Sentir battre mon cœur en de parfaits accords,

Je rêver de toi, côtoyer cette emphase,

Même si rêve est court, ne dure qu’un seul jour !

 

© Monique-Marie Ihry  – 13 décembre 2022 -

(Toile de l’auteure intitulée « Nicolas », huile sur toile 41 x 33 cm, 2015)

Carapace / Coraza

Posté : 30 avril, 2023 @ 11:40 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, féminisme, Poemas en español, poèmes d'amour, Poèmes en français, Réflexions diverses, sensualité | Pas de commentaires »

AGRESSION 50 50

CARAPACE

 

Je suis en apparence nue,

mais cependant vêtue

d’une solide CARAPACE.

Ce que tu ignores,

c’est qu’insister à la porte de mon sexe

ne te mènera à rien !

Tu t’évertues à prendre ton dû

et je dois

− au nom de ma condition de femme –

me laisser faire sans concession

entre     deux

coups,

entre     deux

injures.

 

IVROGNE !

 

continue à frapper de la sorte,

JAMAIS   je ne te donnerai la clef

de mon âme.

Il n’est plus de passion

ni de flamme,

j’ai troqué mon corset

de femme soumise

contre une CARAPACE

que NUL et surtout TOI

 

ne pourra JAMAIS PLUS

 

ébranler !

 

©  Monique-Marie Ihry    -  20 juillet 2017  -

(huile sur toile de l’auteure intitulée « Agression » 50 x 50 (2002)

*

CORAZA

 

 

Me crees desnuda,

pero en realidad estoy vestida

de una indestructible coraza.

Lo que ignoras,

es que insistir en la puerta de mi sexo

¡no te llevará a ninguna parte!

Te afanas en obtener lo que TÚ necesitas

y debo

‒ en nombre de mi condición femenina –

someterme sin concesiones

entre       dos

golpes,

entre       dos

insultos.

 

BORRACHÓN,

 

sigue golpeando de esta manera,

NUNCA te daré la llave

de mi alma.

Ya no hay pasión,

ni llama,

he cambiado mi corsé

de mujer sumisa

por una CORAZA

que NADIE ‒ y especialmente TÚ ‒

 

¡NUNCA MÁS podrá de nuevo

 

quebrantar!

 

©  Monique-Marie Ihry    -  13.11.2020 -

Le baiser

Posté : 3 décembre, 2021 @ 7:44 dans poèmes d'amour, sensualité | Pas de commentaires »

  Juste un baiser 46 38 cm                

   Le baiser

   I

… Puis vint le baiser

un baiser violent comme une exigence,

un de ces uniques baisers qui rend fou

ouvre une brèche,  un passage

dans un cœur asséché par les tourments de la vie,

un baiser qui suggère à la hâte des mots déments

griffonnés sur une nouvelle page,

défie la raison, ses démons,

anéantit chaque bonne résolution

et fait enfin sombrer dans le néant

les pensées obscures gisant dans l’antre insoumis du cœur.

C’était un baiser d’allégeance qui ressuscite

et suscite un nouvel élan impérieux,

élan d’amour et de printemps

enfanté par la passion naissante d’un renouveau.

II

J’eus soudain envie de laisser faire la vie

de lâcher prise et d’oublier

l’ennui des jours tristes et lents,

ces moments faits de bistre

ces heures hantées par la métaphore

de la mort et de ses encore

modelées par le souffrir du martyre.

Je m’ouvris à ce baiser fougueux

semant à tout vent

dans les sillons jadis inféconds de mon cœur

les voluptueux pétales

d’un printemps éternel.

©  Monique-Marie Ihry    -  28 septembre 2017  -

(Toile de l’auteure intitulée « Juste un baiser »- 46 x 38 cm -)

 

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