Dans le Jardin des mots

Archive pour la catégorie 'Réflexions diverses'

 » Ne vous en déplaise ! » (commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben amor)

Posté : 8 mai, 2014 @ 4:17 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes en français, Réflexions diverses | Pas de commentaires »

On me reproche parfois

D’écrire « à l’eau de rose ».

Il se trouve que j’ose

Et c’est là bien mon droit !

Je fais fi des critiques

Me moque des critiqueux

Ceux qui ont fait le vœu

De sombre poétique

Car j’ai prêté serment

Sur l’autel de la vie

De parfaire l’envie

Sous des cieux plus cléments

De chanter les aurores

Où éclot belle rose,

Et c’est ainsi que j’ose

Vous la conter encore !

 

On me reproche aussi

D’écrire avec des rimes…

À ceux que ça déprime

Et de moi se soucient

Je leur clame haut et fort

Qu’au Diable ils s’en aillent

Et qu’ensemble ils rejoignent

La horde des moqueurs…

Je chante donc la rose,

L’agrémente de rime.

C’est ainsi que j’exprime

Ma pensée et que j’ose

M’opposer aux critiques

Qui souhaitent me changer

En toutou obligé.

Je suis « académique »

Et j’entends le rester

Et je conte la rose

Et je persiste et j’ose

Ainsi me transporter

 

Ne vous en déplaise !

 

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Critique du Professeur Mohamed Salah Ben Amor

« Si je me rappelle bien, c’est la première fois que l’auteure de ce poème écrit dans le genre satirique et évoque l’existence de détracteurs qui lui reprochent aussi bien le choix de ses thèmes que son style. Et si elle le fait, c’est que son écriture  a été réellement  l’objet  de diatribes de la part de certains esprits agressifs dans  son entourage culturel. Pour tranquilliser notre poète, je lui signale que le nombre d’articles qui ont été écrits contre ma personne jusqu’à ce jour et parus dans les journaux et revues  a dépassé les deux cent vingt. Et la plupart de ces articles émanent de poètes et d’écrivains dont les écrits ne me convainquent pas. Mais je ne me suis jamais senti  offensé ou blessé par ces attaques parce que je crois que l’essence même de l’art- Et la littérature en est un – est la pluralité de visions et de styles et que cette pluralité donne lieu nécessairement à des controverses qui peuvent  évoluer en des polémiques violentes .En plus de cela, je pense que  le meilleur produit artistique est celui qui surprend ou choque même  et non celui qui suscite l’indifférence et passe inaperçu. Examinons maintenant les critiques  dont notre poète a été la cible. La première est qu’elle écrit« à l’eau de rose » et n’aborde pas les thèmes de la misère humaine. Répondons aux auteurs de cette réprimande que l’écriture littéraire est de trois sortes : elle est tragique au cas où il y a une rupture entre l’âme de l’écrivain et l’univers, épique s’il y a une contradiction entre ces deux parties  et lyrique lorsqu’elles sont unies par un rapport de concordance .Et c’est ce dernier genre d’écriture qu’affectionne notre poète, tout simplement parce qu’il sied à son caractère et à sa situation .Quant au deuxième reproche qui est de pas suivre le courant de rénovation par l’adoption du poème en prose , disons tout de suite que cette critique  est aujourd’hui dépassée  à l’ère des sciences cognitives, neuroscientifiques et génétiques qui ont montré que la source la plus influente dans l’acte de création artistique est  la sensibilité  de l’artiste ,que celle-ci est innée et qu’elle varie entre deux extrêmes :le conservatisme et la novation. Ce qui est donc de plus normal que d’avoir une âme  classique. Par conséquence, le critère le plus objectif pour évaluer une œuvre d’art est de n’y tenir compte que de ses spécificités par rapport aux règles qui régissent le genre auquel elle appartient .Et de ce point de vue, disons, sans exagération aucune, que la poésie de Monique-Marie est bien conforme à son goût et à son vécu et qu’elle est l’une des meilleures dans le genre classique . »

Allée sans retour

Posté : 16 avril, 2014 @ 4:59 dans Poèmes en français, Réflexions diverses | Pas de commentaires »

La vie est ainsi faite

d’allées sans retour

et de venues empreintes d’espoir

sur les chemins précaires

de l’existence.

Un ami part,

un enfant naît,

le soir se meurt

et déjà le soleil luit

quelque part.

 

Vivons Vivons ce jour

comme s’il était le dernier.

Enivrons-nous de joie,

d’amour,

demain à l’aube

il sera trop tard.

 

 

©  Monique-Marie Ihry    -  16 avril 2014  -

L’amour, la mer (poème commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor)

Posté : 11 janvier, 2014 @ 7:45 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français, Réflexions diverses | 2 commentaires »

L’amour, la mer *

 

L’amour est un petit bateau

Qui vogue blanc au fil de l’eau

Sur les vagues bleues de la vie

Dans une liesse infinie

 

Qu’il soit radeau, barque bohème

Il navigue dans un poème

Sur les flots heureux de l’amour

Dans la promesse d’un toujours

 

Bercé par la chanson des flots

Balancé au fil des rouleaux

Ivre d’émoi et d’allégresse

Ne fait pas montre de faiblesse

 

Mais, faible coquille de noix

Un jour de tempête se noie

Et sur la page d’un naufrage

Vient s’inscrire ce triste adage :

 

« Tout grand amour est éphémère

Un jour il n’est plus que chimère

Et dans un regard des plus purs

Errent des présages obscurs »

 

Adieu petit bateau du cœur

Adieu rêves commis en chœur

La vie est parfois songe amer

Gisant dans la nuit de la mer… 

 

©  Monique-Marie Ihry    -  Castres, le 6 juillet 2013  -

(d’après la chanson de Charles Trénet « Bateau d’amour »)

* Ce poème a obtenu le 1er prix de poésie libre à Frontignan (2018)

 

* * *

« Connaissant de près les écrits de l’auteure de ce poème, je suis presque certain que le message qui y est véhiculé n’a aucun caractère autobiographique. Il ne s’agirait, probablement, que d’une idée née en toute spontanéité dans un contexte spécial et qui aurait retenu l’attention de la poète par sa pertinence et son originalité, ce que lui aurait valu d’être à la source de l’écriture de ce poème.

Pris en soi et indépendamment du contexte dans lequel il a été inspiré, ce texte expose une certaine conception de l’amour selon laquelle ce sentiment se caractérise essentiellement par sa délicatesse avec ses deux sens : (douceur et  fragilité)  auxquels correspondent deux attitudes opposées mais dont aucune n’exclut forcément l’autre : la fascination et l’extase qu’il suscite  et par ailleurs l’affliction et le chagrin qu’il inspire. Cette conception est, bien entendu, celle de l’amour ordinaire dont font l’expérience la plupart du commun des mortels et dont la fin est généralement décevante, si tant est qu’elle ne soit pas malheureuse. À son opposé s’élève, cependant, majestueusement l’Amour spirituel, impérissable et éternel qu’incarnèrent, par exemple,  les poètes arabes anciens de la tribu Oudhra comme Jamil l’amoureux de Boutheina  et Qais le fou de Leila  qui moururent en martyres et ce, à cause du sentiment noble et pur qu’ils éprouvaient pour leur bien-aimée. De ce fait, si notre poète s’attache à la première particularité de l’amour qu’elle a si bien décrite dans les trois premières strophes, elle se contredirait si  elle croyait à l’adage qu’elle a cité dans la cinquième (Tout grand amour est éphémère / Un jour il n’est plus que chimère / Et dans un regard des plus purs / Errent des présages obscurs). Thématiquement, elle ne fait, sûrement donc, qu’interpréter poétiquement un  tableau exécuté par une autre personne ou réécrire une chanson qui aborde ce thème.

Quant au niveau stylistique, le cachet spécifique de l’auteure est fortement présent à travers son lyrisme très prononcé, sa transcription subtile et détaillée des fluctuations de l’âme humaine, le  lexique abondant de la nature qu’elle a mis en œuvre  et enfin  son recours massif à la métaphorisation, ce qui a contribué à faire de ce poème un véritable tableau dans un tableau ou une chanson dans une autre chanson. »

 

Mohamed Salah Ben Amor


 

 

 

 

Intelligences utiles, s’il en est…

Posté : 15 octobre, 2010 @ 3:53 dans Extraits de romans déjà parus, Réflexions diverses | 6 commentaires »

couv mythomania

Intelligences utiles, s’il en est   

[…] 

 

Le mensonge est un art intelligent. Il convient d’être très fort pour rester menteur sous peine d’être démasqué un beau jour. Il est des menteurs impénitents qui mentent comme ils respirent, sans réfléchir. C’est bien à leur problème. Mentir pour eux est un besoin vital. Ils respirent leur mensonge, le mensonge les inspire, ils s’en nourrissent.  Mais au fait, pourquoi mentent-ils ? C’est souvent névrotique.

Cependant, il faut avouer que le mari trompeur ou l’amant volage ont besoin de cette arme vile pour tourner les pages de leur agenda compliqué. Il est vrai que mener plusieurs vies parallèles ne s’avère pas en outre très aisé.  Mais si l’on vous dit au cours d’une même longue phrase de justification attendue : 

-      Non, je ne la connais pas cette femmeet : non je ne lui parle plus du tout  Puis encore plus loin au cours de la même conversation : 

-      Cette sirène baise bien[…]  Je n’ai jamais rien fait avec elle 

Pas besoin dans ce cas de se poser davantage de questions…   Pour être un menteur plausible il faut savoir faire fonctionner ses neurones afin de ne pas se contredire aussi ouvertement. Mais peut-être qu’à force d’aller de droite et de gauche, la fatigue et l’âge aidant, les connexions cérébrales se voient au final quelque peu handicapées. C’est de bonne guerre après tout ! (sourire)  Il semblerait que Casanova ou Lord Byron aient été plus habiles en leur temps. Leur carrière volage s’est même vue décorée d’une postérité qui perdure encore…

Vous m’aurez comprise, on ne parle pas ici d’intelligence du cœur. On évoque une intelligence adroite, celle qui mène dans les bas fonds d’un esprit pervers.  Une fois démasqué, l’apprenti menteur doit donc impérativement suivre quelques règles. Il est grand temps qu’il se reprenne. Conseillons-lui par exemple la prise à la hâte de quelques notes sur un carnet qui pourront l’aider dans ses mensonges : 

-      J’ai dit à Anna que j’étais au cinéma ce soir-là et que j’ai vu tel film 

-      Pour Lisa : je lui ai affirmé que cette sirène, je ne l’ai JAMAIS rencontrée et je ne lui ai JAMAIS écrit non plus. Je ne la tague JAMAIS dans les articles que je publie 

Le petit carnet assorti de son crayon (que l’on ne doit pas égarer – sourire encore -) seraient donc les alliés essentiels de mensonges en kyrielles que l’on commet lorsque l’on converse avec une amante éloignée avec qui on entreprendrait une relation épistolaire entre deux rencontres. On peut le consulter à loisir. L’idéal serait finalement un carnet répertoire qui permettrait d’aller très rapidement trouver les indices propices à une argumentation intelligente.  Mais le problème survient toutefois lorsque l’on est au téléphone et que l’on ne sait plus où l’on a mis ce petit élément salvateur que l’on aurait pu consulter a son gré dans une autre circonstance… 

Que dire alors d’une conversation de visu avec une maîtresse en cours que l’on rencontre par hasard à la sortie d’un hôtel et que l’on n’a manifestement pas l’inélégante opportunité de sortir ses notes !  Après réflexion, je n’ai finalement pas de solution magique pouvant aider le menteur d’intelligence moyenne ou bien encore celui chez qui Alzheimer a commencé à faire quelques dégâts irréparables. On pourrait cependant lui conseiller de remplacer ce carnet par un agenda électronique (pas le top lorsqu’on téléphone avec son portable…). Verser une bonne dose de bromure dans le jus de fruit du petit déjeuner afin de calmer les ardeurs « altruistes » de ce menteur professionnel serait peut-être indiqué si tant est que cet individu partage encore notre vie… 

Existe-t-il un remède en face de tous ces mensonges éhontés ? Il n’y en a guère. Le plus important serait en revanche d’essayer de repérer ce genre d’individus le plus rapidement possible et de s’en défaire aussi vite. Pas toujours évident !  Ces sites que l’on dits « sociaux » sont le reflet de notre société faite de bons  et de masques. Le « bon » se livre tel quel en toute spontanéité, et le « masque » arbore en permanence un esprit facétieux. Le  contact  dit « masqué » s’élabore très souvent une personnalité brillante, s’invente le personnage qu’il aimerait être. Il se veut artiste talentueux à l’âme généreuse par exemple, ou se vente de participer activement à moult causes humanitaires. Il flaire, repère les failles des proies possibles attirées par le brio et l’humanisme qu’il arbore à bout de bras et s’y engouffre petit à petit, insidieusement…  Dans cette jungle Internet, le faible est celui qui pensait  que tout le monde se montrait à son image sincère en toutes circonstances. Les réveils sont en l’occurrence toujours douloureux… 

Je serais donc tentée d’affirmer qu’il est préférable de tomber sur le menteur peu intelligent que sur un artiste du genre doté d’un Q. I. hors dimensionné. Si tel a été votre cas, il se peut que vous ayez vécu une expérience qui vous ait aidée à mûrir et à vous affranchir d’un monde vernissé et tentateur. Mais attention : gare aux rechutes possibles ! C’est comme un régime que l’on s’est promis d’entreprendre, il se doit d’être assorti de règles strictes et indéfectibles, car on aurait tendance à replonger facilement dans la crédulité. 

Autre précision : cette réflexion spontanée a été écrite au genre masculin. On pourrait tout aussi bien la transposer au féminin. Cet exercice de style salutaire viserait par la même occasion à se préserver de « pseudo amies » tout aussi flatteuses et habiles à vous tromper et qui auraient fait du masque leur panoplie mensongère et assassine. Quelque ex de votre ex par exemple…  À vos marques et bas les masques. Il est toujours temps !  […] 

   

© Monique-Marie Ihry 

Extrait du roman Mythomania sur le Net, en vente, entre autres, sur amazon.fr : 

https://www.amazon.fr/Mythomania-sur-Net-Monique-Marie-Ihry-ebook/dp/B00I4QCRWQ/ref=asap_bc?ie=UTF8

Petite farce gratuite à l’encontre des hommes

Posté : 25 février, 2009 @ 11:57 dans Extraits de romans déjà parus, Réflexions diverses | 2 commentaires »

dscf0936.jpg 

[...]

Où sont les hommes, les vrais, les durs, les braves non tatoués ? 

Où est l’Homme qui saura me protéger et m’aider à traverser cette mauvaise passe de solitude submergée par de récurrentes mélancolies ?Un chanteur connu à la voix bizarrement féminine… s’évertuait à essayer de chanter il y a quelques années un  » Où sont les femmes « … Je transpose ce questionnement dans sa version contraire et je me retrouve en mon for intérieur à jamais féminin à me demander encore et encore : mais où sont donc ces Hommes…

Il faut tout d’abord reconnaître volontiers que les femmes ont évolué outre mesure. Il est vrai que l’on nous a enfin octroyé à regret cette capacité d’analyser, de comprendre et de comparer… Ce qui nous conduit entre autre et d’emblée désormais à refuser les affronts, les maladresses inconsciemment et toujours intentionnelles, les manquements à l’obligation de délicatesse, les manques d’attention en tout genre… et surtout la connerie !

Nul doute que l’on se soit évertué au cours des siècles précédents à nous refuser l’accès à la connaissance pour une raison bien précise. Maintenant, c’est trop tard !!!  L’apprentissage de la lecture nous a fait découvrir un monde très ouvert auquel nous n’aurions pas dû avoir accès. L’écriture nous libère du mutisme dans lequel notre éducation nous a murées précédemment, et nous osons alors exprimer notre besoin vital d’égalité et d’accès à l’amour aimable (ce qui est en soi un comble dans un monde régi soi-dit en passant par la loi de l’homme depuis tant de siècle…).

Sur cette dernière pensée malgré tout très encourageante, je retourne de ce pas sur un site de rencontres bien connu afin de voir si celui que je viens de jeter s’accroche toujours… (sourire)

 

 [...]

©  Monique-Marie Ihry
Extrait du roman  » Mythomania sur le Net  » paru en 2013 chez Edilivre


 

 

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