Dans le Jardin des mots

Archive pour la catégorie 'Poèmes courts'

« Bleuets », poème commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 5 mai, 2018 @ 12:47 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Bleuets

 

Sur le berceau de l’eau fleurissaient des bleuets.

Ces fleurs avaient d’azur les pétales fluets,

Leur parfum exhalait une fragrance bleue

Qui diffusait dans l’aube un reflet bienheureux.

 

Un amour s’installait sur l’étang endormi

Et le cœur en éveil s’enivrait d’infini…

 

Monique-Marie Ihry – 2 juillet 2012 -

 

* * *

 

« Tout comme le mini-poème qui l’a précédé, celui-ci s’inscrit dans la même lignée romantique et symbolique. La teinte romantique qui est la plus évidente  s’illustre dans l’accord harmonieux total entre, d’un côté les éléments mis en action  appartenant au monde naturel ou spatial,  selon les termes de Bergson, (bleuets – eau – azur – parfum – aube) et de l’autre entre l’être humain (cœur en éveil)  et l’ensemble de ces éléments ainsi que l’univers  qui les englobe. Cet accord,  pareil à une mélodie visuelle  et olfactive,  crée une atmosphère paradisiaque propice à l’extase  et à la béatitude (un reflet bienheureux le cœur en éveil s’enivrait d’infini, …).

Si nous  tentons maintenant  de saisir les significations  exprimées au niveau illocutoire ou  des structures profondes, nous remarquons que trois éléments (eau ‒  fleur parfum)   ont en commun  l’appartenance symbolique  à l’univers féminin  et leur action génératrice,  l’eau étant associée à tout ce qui est vital, la fleur à la reproduction de la plupart des plantes et le parfum à l’exubérance et à la récupération des forces. D’autre part, l’action bénéfique de ces éléments  ne s’est pas limitée  au milieu où ils sont réunis (l’étang) mais elle s’est étendue à l’aube, l’élément temporel  qui les accueille au moment de l’énonciation (Leur parfum exhalait une fragrance bleue / Qui diffusait dans l’aube un reflet bienheureux). Par ailleurs, puisque l’aube symbolise le renouveau et le début d’un  nouveau cycle, la totalité du poème nous révèle la vision optimiste d’une nouvelle expérience  entamée dans l’arène de la vie  à laquelle l’auteure a  fait allusion au cinquième vers par l’usage du mot « Amour ».

En somme, un texte bien structuré, extrêmement condensé et s’ouvrant sur un univers spirituel très profond. »

 

Mohamed Salah Ben Amor, critique littéraire tunisien

« Lorsque le jour épouse le crépuscule » commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 5 mai, 2018 @ 11:11 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Lorsque le jour épouse le crépuscule
que la nuit semble enfin capturer
dans ses filets
une infime étoile de vie,
le monde s’endort
confiant son sort à l’horloge du temps,
remet à demain ses espoirs latents,
essaie de clore un instant son regard
sur l’injustice, la misère en ce monde,
prie pour que cessent enfin les guerres
et tente de croire à nouveau
en l’Homme…

© Monique-Marie Ihry – 20 février 2015

 

Commentaire du Pr. Mohamed Salah Ben Amor :

 

Partant de la dualité : jour/nuit dont les éléments s’opposent sur plusieurs plans, l’auteure de ce poème fait pencher la balance au profit du deuxième cité, en le faisant occuper presque la totalité de l’espace sémantique du texte ( de « que la nuit semble enfin… »au 2ème vers  à l’ultime vers), et ce en raison de sa manière de voir le monde en tant que femme , sachant que la nuit est un espace temporel propice à l’éveil des facultés spécifiquement féminines telles que la réceptivité et l’intuition et en tant que poète , du fait que la nuit est un symbole archétypal   connotant l’inconscient donc  lui offre l’occasion de plonger profondément dans son intérieur. Et le résultat de cette fuite en arrière est une vision panoramique du monde  mettant à nu la réalité amère qui y règne et qui prend  de plus en plus un aspect cauchemardesque (injustice, misère, guerres).Mais grâce à son regard foncièrement optimiste, la poète se ressaisit et ne se laisse pas gagner par le désespoir , ce qui se traduit par cette clôture  rassurante qui laisse malgré tout  la porte ouverte à la possibilité de jours meilleurs « prie pour que cessent enfin les guerres/et tente de croire à nouveau).Un poème concis mais plein de significations profondes et pertinentes.

Poème court 2970

Posté : 4 mai, 2018 @ 3:42 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

le-baiser-detail

L’amour est un oiseau majestueux et beau s’évadant à tire-d’ailes par-delà les vagues de l’existence vers des

nuages  posés par l’Éternel sur l’infini des rêves…

© Monique-Marie Ihry – 13 février 2018 -

Extrait d’un recueil de poésie de l’auteure

Poème court 2522

Posté : 19 janvier, 2018 @ 8:12 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, poèmes d'amour | Pas de commentaires »

balladeensibisou.jpg

 

 

J’abandonnerai ma douleur sur le pas de ma porte dès l’éclosion d’un seul baiser de toi, un baiser d’oiseau, léger et doux comme une plume, un baiser azur, baiser de joie et d’harmonie au printemps d’un renouveau…

 

©  Monique-Marie Ihry   

texte déposé

Extrait d’un recueil de poésie de l’auteure

 

Poème court 2919

Posté : 7 décembre, 2017 @ 6:07 dans Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

bouton de rose

« Du soleil naît le jour, du jour éclot la rose et de la rose mon cœur qui ne fleurit

que pour toi. »

© Monique-Marie Ihry    – 7 décembre 2017 -

Poème court 2902

Posté : 22 novembre, 2017 @ 5:36 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

rose et jasmin

 

 

 » Voler à tire-d’aile vers le ciel, son abîme mystérieux, rejoindre l’infini de la douleur jusqu’à son épuisement pour renaître dès l’aurore au parfum de la rose et du jasmin… « 

 

Poème court 2622

Posté : 17 novembre, 2017 @ 6:27 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Baiser volé 41 33 cm

 » Il se pencha pour cueillir un baiser, cueillant par-là même une fleur au pré de l’espérance… « 

© Monique-Marie Ihry

 

extrait d’un recueil de poésie à paraître courant 2018

toile de l’auteure intitulée  » Baiser volé  » (2015) – huile sur toile 41 x 33 cm -

De qué me sirve… (A quoi bon…)

Posté : 16 novembre, 2017 @ 6:06 dans Poemas en español, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »


¿De qué me sirve escribir

si no estás conmigo,

de qué me sirve 

vivir

desde que te has ido?…

 

myriam + 55 x 46 cm

 

 

À quoi bon écrire

si tu n’es pas à mes côtés,

pourquoi continuer à vivre

puisque tu es parti…

© Monique-Marie Ihry

Poème court 2565

Posté : 8 septembre, 2017 @ 3:25 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts | Pas de commentaires »

Bouquet bleu 80 x 40 cm

 

Il n’est de verbe à la beauté

sinon celui de l’excellence.

 

© Monique-Marie Ihry  – 2 juillet 2017 –

(toile de l’auteure  » Bouquet bleu  » (2017) – huile sur lin 80 x 40 cm -)

Comme la rose…

Posté : 20 juillet, 2017 @ 6:28 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

rose rouge baiser

 

L’amour est comme une rose rouge ayant fleuri tout l’été. Rien ne sert de le chérir une fois l’hiver des cœurs venu, il est apparemment une saison pour tout… !

 

© Monique-Marie Ihry    – 20 juillet 2017 – 

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