Dans le Jardin des mots

Poésie et prose, prose et poésie, au gré des mots, au fil du temps…

Archive pour la catégorie 'Poèmes courts'

« Sait-on pourquoi l’on aime ? », poème commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 5 mai, 2018 @ 1:06 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Au chant du soir 40 x 40 cm

(toile de l’auteure)

 

Sait-on pourquoi l’on aime ?

On aime tout simplement,

on aime voilà tout.

On aime ces silences qui rapprochent,

ces soupirs qui chantent

lors de la fusion ivre des corps.

On aime cette absence de remords

lorsque l’aurore s’éveille

et que s’installe la tendresse du jour.

On aime l’ivresse de moments tendres

et la tendresse d’assauts sauvages,

on aime l’aveu muet d’un seul regard

et ce désir des soirs

parés de mille égards…

 

Monique-Marie Ihry – 6 mai 2011 -

* * *

« Sait-on pourquoi l’on aime ? Les psychanalystes répondent à cette question  par l’appartenance de l’amour au côté irréel de l’être humain  au même titre que le rire et la folie. Ce qui veut dire que ces trois phénomènes échappent totalement à l’entendement, d’où leur caractère extrêmement surprenant. Freud explique également l’amour par l’instinct de  mort qui attire inconsciemment le corps vers le bas, c’est-à-dire vers la terre ou la matière inerte qui avait donné naissance à la vie. Quoi qu’il en soit, la poétesse, sans avoir eu besoin de se référer à ces thèses scientifiques, a bien saisi les mêmes caractères spécifiques de l’amour. Ce qui montre que le créateur artistique peut, grâce à sa sensibilité aiguisée,  accéder à la vérité sans emprunter le chemin méthodologique tracé par les scientifiques.

Outre la véracité de ce discours poétique au niveau du sens  général né d’une expérience réelle au sein de l’arène de la vie, ce poème vaut par son côté esthétique captivant,  aussi bien sur le plan des images que sur celui du rythme interne, tant est si bien que la place nous manque pour le démontrer. En un mot, la poétesse, en nous montrant ce joyau, nous offre l’occasion de l’admirer et de nous délecter de sa beauté resplendissante. Merci Monique-Marie ! »

 

Mohamed Salah Ben Amor

« Ivresse », poème commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 5 mai, 2018 @ 1:00 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

QUIZAS 46 X 38

 

J’envie cette coupe qui effleura tes lèvres

Déjà, comme elle, frustrée, je guette l’instant

De rafraîchir ton corps comme tu l’aimais tant

Des bulles qui pétillent dans mon cœur en fièvre

 

Viens Approche tes lèvres de ma coupe ambrée

Savoure ce champagne qui n’attend que toi

Viens Viens à moi Vois ces larmes perlées de joie

À cette idée fervente de te rencontrer

 

Je veux être ce verre qui un jour caressa

L’orée libre de ton cœur Ces vertes allées

Ces prairies fleuries Ces printanières vallées

 

Laisse-moi m’enivrer de ce rêve grivois

Laisse-moi sombrer dans cette ivresse de toi

Viens boire à mon calice et laisse-toi aller

 

Monique-Marie Ihry – 26 août 2011 -

Toile de l’auteure

Extrait du recueil de poésie Délices, Éditions Mille-Poètes en Méditerranée, Narbonne, 2013 (réédition, juin 2018)

 

* * *

 

« Tout d’abord, essayons de dépasser  la très bonne impression que nous laisse ce poème après  sa lecture et cherchons  les  causes qui ont suscité en nous cet effet. Pour  fasciner ses lecteurs,  la poétesse a usé successivement du procédé de l’identification et ce, à trois reprises : la  première  se situe au niveau du désir et est symbolisée par la coupe effleurant les lèvres du bien-aimé. Quant à la seconde,  elle est évoquée par  le champagne contenu dans la coupe. La troisième, enfin, est représentée par  le verre qui enivre l’élu du cœur et ouvre son esprit sur un monde paradisiaque. Ce procédé, quoique technique, pourrait dévoiler  du point de vue psychanalytique un fétichisme latent dissimulant un désir refoulé  à l’égard du bien-aimé. Mais quoi qu’il en soit,  le  poème répond  clairement aux critères de la vraie création et c’est le plus important en poésie. Félicitations Monique-Marie !  »

 

Mohamed Salah Ben Amor

« Blanche harmonie », poème commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 5 mai, 2018 @ 12:51 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Blanche harmonie

 

La neige tombait encore

Sur les arbres emmitouflés.

Dans mon cœur transi gonflé

D’ennui, fleurit une aurore…

 

Monique-Marie Ihry – 26 janvier 2012  -

 

* * *

 

« Le lecteur de ce haïku  est saisi par quatre  éléments  hautement poétisés : le premier est le parallélisme verlainien  établi entre  l’atmosphère neigeuse externe et l’état d’âme de la locutrice. Le second est la relation de cause à effet  qui relie ces deux  mondes : l’un concret  donc visible d’un côté, et l’autre abstrait  et par conséquent invisible de l’autre. Le troisième  est le caractère subjectivement vivifiant de la neige malgré sa substance glaciale. Le quatrième, enfin, est la  double métaphore imaginée par la poète pour décrire le changement qui a été accompli dans son monde intérieur sous l’effet de la neige (l’aurore pour la vivacité, et la fleur pour l’aurore),  sans oublier le caractère surprenant de cette dernière image  qui répond à l’une des règles poétiques du haïku.

En un mot,  ce joyau est petit de taille mais très précieux  de par sa valeur. »

 

Mohamed Salah Ben Amor

« Bleuets », poème commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 5 mai, 2018 @ 12:47 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

pensetang.jpg

Bleuets

 

Sur le berceau de l’eau fleurissaient des bleuets.

Ces fleurs avaient d’azur les pétales fluets,

Leur parfum exhalait une fragrance bleue

Qui diffusait dans l’aube un reflet bienheureux.

 

Un amour s’installait sur l’étang endormi

Et le cœur en éveil s’enivrait d’infini…

 

Monique-Marie Ihry – 2 juillet 2012 -

 

* * *

 

« Tout comme le mini-poème qui l’a précédé, celui-ci s’inscrit dans la même lignée romantique et symbolique. La teinte romantique qui est la plus évidente  s’illustre dans l’accord harmonieux total entre, d’un côté les éléments mis en action  appartenant au monde naturel ou spatial,  selon les termes de Bergson, (bleuets – eau – azur – parfum – aube) et de l’autre entre l’être humain (cœur en éveil)  et l’ensemble de ces éléments ainsi que l’univers  qui les englobe. Cet accord,  pareil à une mélodie visuelle  et olfactive,  crée une atmosphère paradisiaque propice à l’extase  et à la béatitude (un reflet bienheureux le cœur en éveil s’enivrait d’infini, …).

Si nous  tentons maintenant  de saisir les significations  exprimées au niveau illocutoire ou  des structures profondes, nous remarquons que trois éléments (eau ‒  fleur parfum)   ont en commun  l’appartenance symbolique  à l’univers féminin  et leur action génératrice,  l’eau étant associée à tout ce qui est vital, la fleur à la reproduction de la plupart des plantes et le parfum à l’exubérance et à la récupération des forces. D’autre part, l’action bénéfique de ces éléments  ne s’est pas limitée  au milieu où ils sont réunis (l’étang) mais elle s’est étendue à l’aube, l’élément temporel  qui les accueille au moment de l’énonciation (Leur parfum exhalait une fragrance bleue / Qui diffusait dans l’aube un reflet bienheureux). Par ailleurs, puisque l’aube symbolise le renouveau et le début d’un  nouveau cycle, la totalité du poème nous révèle la vision optimiste d’une nouvelle expérience  entamée dans l’arène de la vie  à laquelle l’auteure a  fait allusion au cinquième vers par l’usage du mot « Amour ».

En somme, un texte bien structuré, extrêmement condensé et s’ouvrant sur un univers spirituel très profond. »

 

Mohamed Salah Ben Amor

« Lorsque le jour épouse le crépuscule » commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 5 mai, 2018 @ 11:11 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Lorsque le jour épouse le crépuscule
que la nuit semble enfin capturer
dans ses filets
une infime étoile de vie,
le monde s’endort
confiant son sort à l’horloge du temps,
remet à demain ses espoirs latents,
essaie de clore un instant son regard
sur l’injustice, la misère en ce monde,
prie pour que cessent enfin les guerres
et tente de croire à nouveau
en l’Homme…

© Monique-Marie Ihry – 20 février 2015

 

Commentaire du Pr. Mohamed Salah Ben Amor :

 

Partant de la dualité : jour/nuit dont les éléments s’opposent sur plusieurs plans, l’auteure de ce poème fait pencher la balance au profit du deuxième cité, en le faisant occuper presque la totalité de l’espace sémantique du texte ( de « que la nuit semble enfin… »au 2ème vers  à l’ultime vers), et ce en raison de sa manière de voir le monde en tant que femme , sachant que la nuit est un espace temporel propice à l’éveil des facultés spécifiquement féminines telles que la réceptivité et l’intuition et en tant que poète , du fait que la nuit est un symbole archétypal   connotant l’inconscient donc  lui offre l’occasion de plonger profondément dans son intérieur. Et le résultat de cette fuite en arrière est une vision panoramique du monde  mettant à nu la réalité amère qui y règne et qui prend  de plus en plus un aspect cauchemardesque (injustice, misère, guerres).Mais grâce à son regard foncièrement optimiste, la poète se ressaisit et ne se laisse pas gagner par le désespoir , ce qui se traduit par cette clôture  rassurante qui laisse malgré tout  la porte ouverte à la possibilité de jours meilleurs « prie pour que cessent enfin les guerres/et tente de croire à nouveau).Un poème concis mais plein de significations profondes et pertinentes.

Poème court 2970

Posté : 4 mai, 2018 @ 3:42 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

le-baiser-detail

L’amour est un oiseau majestueux et beau s’évadant à tire-d’ailes par-delà les vagues de l’existence vers des

nuages  posés par l’Éternel sur l’infini des rêves…

© Monique-Marie Ihry – 13 février 2018 -

Extrait d’un recueil de poésie de l’auteure

Poème court 2522

Posté : 19 janvier, 2018 @ 8:12 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, poèmes d'amour | Pas de commentaires »

balladeensibisou.jpg

 

 

J’abandonnerai ma douleur sur le pas de ma porte dès l’éclosion d’un seul baiser de toi, un baiser d’oiseau léger et doux comme une plume, un baiser azur, baiser de joie et d’harmonie au printemps d’un renouveau…

 

©  Monique-Marie Ihry   

texte déposé

 

Poème court 2919

Posté : 7 décembre, 2017 @ 6:07 dans Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

bouton de rose

« Du soleil naît le jour, du jour éclot la rose et de la rose mon cœur qui ne fleurit

que pour toi. »

© Monique-Marie Ihry    – 7 décembre 2017 -

Poème court 2902

Posté : 22 novembre, 2017 @ 5:36 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

rose et jasmin

 

 

 » Voler à tire-d’aile vers le ciel, son abîme mystérieux, rejoindre l’infini de la douleur jusqu’à son épuisement pour renaître dès l’aurore au parfum de la rose et du jasmin… « 

 

Poème court 2622

Posté : 17 novembre, 2017 @ 6:27 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Baiser volé 41 33 cm

 » Il se pencha pour cueillir un baiser, cueillant par-là même une fleur au pré de l’espérance… « 

© Monique-Marie Ihry

 

extrait d’un recueil de poésie à paraître courant 2018

toile de l’auteure intitulée  » Baiser volé  » (2015) – huile sur toile 41 x 33 cm -

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