Dans le Jardin des mots

Archive pour la catégorie 'poèmes d’amour'

La tristesse des roses

Posté : 14 avril, 2018 @ 10:54 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | 2 commentaires »

roses roses


Je suis celle qui déposa un soir

un dernier baiser discret sur ta joue

évitant délicatement la rive ombragée de tes lèvres.

Je n’osai m’imposer davantage sur la voûte élevée

de ton cœur, me retirai ensuite

fuyant mes rêves doux,

délaissant ainsi les allées effeuillées de l’espérance.

Tu ne saisis pas à nouveau cet amour pur et respectueux

faisant perler les larmes à mon regard.

Comme vient le grain mur à se détacher de l’épi,

tu partis rejoindre ta liberté,

t’épris d’une fille jeune dégourdie…

Ton rosier au jardin peu à peu se fana

emporté par la tristesse des roses lasses

et ma vie fit une pause, longuement.

Sans doute m’as-tu un peu aimée un jour,

en tout cas à mon gré pas assez,

et je ne le saurai hélas,

jamais !

© Monique-Marie Ihry – 30 juillet 2017 –

Poème extrait de mon recueil paru très récemment intitulé  » On ne capture pas le vent  » (bientôt en vente sur amazon.fr)

COUV on ne capture pas le vent

Rêver de vous

Posté : 27 mars, 2018 @ 4:12 dans Chanson, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | 1 commentaire »

ENCRE 29 (3)

Rêver de vous  (Chanson)

 

Comme je ne peux

Être dans vos bras

Je veux rêver de vous,

Je veux rêver d’amour,

  Sentir vos longues mains

Emprisonner mon corps,

M’éveiller au matin

Dans cette métaphore…

Me blottir encore

Au creux de votre sein,

Emporter votre main

Au puits de ma souffrance.

Comme je ne peux

Caresser votre cœur,

Comme je ne peux

Être dans vos bras

Je veux rêver de vous

Je veux rêver encore,

Ne serait-ce qu’une fois,

Je veux rêver de vous !

© Monique-Marie Ihry    -  27 mars 2018 

(extrait d’un recueil de poésie de l’auteure,

illustration de l’auteure)

Cueillir l’étoile

Posté : 21 mars, 2018 @ 3:57 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

amourmer.jpg

Ce soir,

j’irai cueillir l’étoile

celle qui éclaire les sentiers du cœur.

J’en cueillerai une, puis deux,

en ferai tout un bouquet

pour illuminer les jours solitaires.

Ainsi parée contre l’obscurité

je pourrai cheminer sereinement

sur les sentiers du crépuscule.

Ce sera comme un printemps

au cœur de la brume,

une aurore éternelle lorsque vient à périr le jour,

un de ces jours vains absents de toi.

Ce soir, j’irai cueillir l’étoile

puis une autre, en ferai tout un bouquet

un bouquet d’harmonie pour illuminer

l’abîme des jours solitaires.

 

© Monique-Marie Ihry    – 30 octobre 2016 -

(Poème faisant partie du recueil de poésie « On ne capture pas le vent », Cap de l’Étang Éditions, 2018)

Un peu, pas du tout

Posté : 5 mars, 2018 @ 5:13 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Garçonne II 41 x 33 cm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un peu beaucoup, à la folie…

tu m’effeuillas chaque année, chaque jour

telle une marguerite blanche.

Je me tins alors comme je pus

forte ou frêle sur ma tige

au gré d’un douloureux vertige.

Et puis je m’inclinai peu à peu

dans une génuflexion ultime

sur cet amour infime

que tu daignas m’octroyer

entre deux aventures,

entre deux fleurs fanées.

Peut-être aurais-je dû naître

rose à la verte épine

pour graver sur ton cœur volage

toute ma rancune et ma rage.

Mais, douce ingénue,

je suis condamnée à n’être, hélas,

que cette fleur en peine lasse que tu aimes

comme ci, comme ça, à peine,

selon ton bon vouloir

selon qu’il vente ou qu’il pleuve,

voire pas du tout…

 

© Monique-Marie Ihry – 15 novembre 2017 –

Extrait du recueil « On ne capture pas le vent »

Toile de l’auteure  – Garçonne II (2016), huile sur toile, 41 x 33 cm -

 COUV on ne capture pas le vent

Calligramme 47

Posté : 14 février, 2018 @ 12:04 dans Calligramme, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

encre 47 (2)

−   L’amour était revenu aux portes de la vie

fleurir mon cœur flétri, fané aux longs hivers.

Dans le vase les fleurs, joli bouquet de vers

faisaient éclore à nouveau mon âme inassouvie.

L’amour s’était installé aux portes de mon cœur,

je voulais y croire encore au seuil de la vieillesse,

délivrée de l’oubli, renaître à ma détresse,

m’immoler dans ses bras sur l’autel du bonheur.

L’amour était venu ne serait-ce qu’un moment

fleurir mon espérance, et si cela ne durait

que le temps d’un printemps, peu importait l’augure

je désirais mourir de joie ne serait-ce qu’un instant.

© Monique-Marie Ihry

Extrait de mon recueil de poésie illustré « A l’encre sur ma peau » paru chez Cap de l’Étang Éditions. Bientôt en vente sur amazon.fr

COUV A L ENCRE SUR MA PEAU

Calligramme 17

Posté : 1 février, 2018 @ 8:45 dans Calligramme, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | 2 commentaires »

encre 17 (2)

 

 

Effeuiller de mes mains

un à un

ces pétales de lune

dansant, virevoltant

dans la nuit brune,

pour savoir enfin

si tu m’aimes

beaucoup, à la folie

ou ne serait-ce qu’un peu.

Cueillir cette fleur lumineuse

suspendue dans la nuit

et la garder sur mon cœur

longtemps et doucement posée

dans l’heureuse attente

d’un signe,

un signe infime de toi

mon amour !

 

© Monique-Marie Ihry  

 

Extrait de  » À l’encre sur ma peau « , un dialogue poétique entre deux êtres énamourés (Paul et Alba), recueil en vente sur amazon.fr

COUV A L ENCRE SUR MA PEAU

Poème court 2522

Posté : 19 janvier, 2018 @ 8:12 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, poèmes d'amour | Pas de commentaires »

balladeensibisou.jpg

 

 

J’abandonnerai ma douleur sur le pas de ma porte dès l’éclosion d’un seul baiser de toi, un baiser d’oiseau, léger et doux comme une plume, un baiser azur, baiser de joie et d’harmonie au printemps d’un renouveau…

 

©  Monique-Marie Ihry   

texte déposé

Extrait d’un recueil de poésie de l’auteure

 

Aux confins de la nuit (commenté par le Pr Mohamed Salah Ben Amor)

Posté : 1 septembre, 2017 @ 4:00 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Aux confins de la nuit


L’été repliait son manteau fleuri de sève,
L’automne déployait son jupon flamboyant
Sur le massif en deuil, désolé, larmoyant
Dans le balai d’un soir où la mort plante un glaive.

C’était la fin d’un jour, un amour qui s’achève
Et dans la tombe ouverte à l’automne assaillant
Des feuilles défuntes, réunies, sommeillant
Gémissaient en silence en plainte sourde et brève.

Dans le noir crépuscule aux confins de la nuit
Une lune voilée aux accents de tristesse
Entamait un refrain de profonde détresse.

L’été était parti, l’amour s’était enfui
Et dans mon cœur rompu aux refrains d’une larme
Se perdaient mes rêves dans le vide et son charme…
© Monique-Marie Ihry – 2 mai 2014 -

* * *

 

« L’une des constantes principales de la poésie de l’auteure de ce texte est l’utilisation symbolique massive des éléments naturels que l’on voit présents dans presque tous les vers. Néanmoins, c’est sur des éléments temporels que s’est focalisée, cette fois, son attention et sur lesquels elle a érigé la fondation de son poème .Ces éléments ont été distribués sous forme de deux dualités dont l‘une , étant plus vaste ( Eté/Automne ), englobe l’autre, plus restreinte ( Jour/Nuit) .D’autre part , elles n’ont pas été appréhendées dans leur dimension concrète mais dans la phase minime de transition où l’automne commence à prendre la relève de l’été, laquelle est une sorte de passage lourd et pénible à supporter par les âmes sensibles comme celle de l’auteure, du fait de leur prédisposition à la mélancolie et aux appréhensions du futur immédiat .D’où ce flot d’images évoquant la tristesse , le regret, l’angoisse et dont la plupart ont été conçues sur la base de la personnification (massif en deuil, désolé, larmoyant – la mort plante un glaive – dans la tombe ouverte à l’automne assaillant des feuilles défuntes – lune voilée aux accents de tristesse – un refrain de profonde détresse ).Mais , il n’y s’agit que d’une simple projection de l’état d’âme de la poétesse sur le paysage naturel qu’elle décrit dans ce laps de temps bien déterminé.Et elle le dit d’ailleurs expressément : (dans mon cœur rompu aux refrains d’une larme se perdaient mes rêves dans le vide et son charme ).Et le mot « charme » qui peut apparaître ici, à première vue, comme un intrus montre que la beauté n’est nullement liée à la joie et que bien de paysages tristes sont esthétiquement fascinants. Nous avons encore beaucoup à dire sur ce poème mais notre commentaire s’est trop allongé. Arrêtons-nous donc et invitons les lecteurs à dégager le reste. »

Silencio… (Silence…)

Posté : 17 juillet, 2017 @ 10:28 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poemas en español, poèmes d'amour, Poèmes en français, Prose poétique | 2 commentaires »

Hoja seca agonizando por la aldea vacía de la vida, el viento del Norte barre lo que queda de mí, desde que te fuiste…

Silencio, silencio después de la tormenta, cuando el viento ha dejado de ser, que el silencio es el único refugio donde puedo gritar la tristeza de ser ajena a tu propia mirada, decir que se fueron para siempre los días disfrazados de pájaros y de plumas azules…, azules como el mar de antaño, cuando, amantes felices, navegábamos todavía por las olas celestes del amor, como pájaros huyendo de la tierra y del mundo entero.

Gritar, llorar, decir palabras de amor y silencio en el refugio sagrado del alma…, porque ya no estás a mi lado, que ya no soy sino una hoja muerta agonizando por la aldea del desamor.

 

© Monique-Marie Ihry    – 14. 07. 2017 – 

BOUQUET ROSE VI 60 X 30

Silence…

 

Feuille sèche agonisant sur l’allée déserte de la vie, le vent du Nord balaie ce qui reste de moi depuis ton départ…

Silence, silence après l’orage, lorsque le vent s’est effacé, que le silence devient mon seul refuge, qu’il me reste des mots pour crier la tristesse d’être étrangère à ton regard, que se sont enfuis pour toujours les jours vêtus d’oiseaux et de plumes azur…, azur comme la mer d’autrefois, lorsque, amants heureux, nous naviguions encore sur les vagues célestes de l’amour, tels des oiseaux fuyant la terre et le monde entier.

Crier, pleurer, dire des mots de silence et d’amour au refuge sacré de l’âme…, puisque tu n’es plus à mes côtés et que je ne suis plus qu’une feuille agonisant dans l’allée du désamour.

© Monique-Marie Ihry    – 14. 07. 2017 –

 

(Cuadro : Monique-Marie Ihry, óleo sobre lino, 60 x 40)

Soledad

Posté : 17 juillet, 2017 @ 8:49 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poemas en español, Poèmes courts, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Soledad

Dejaré toda mi tristeza en la puerta

si me das por fin un beso,

un beso pájaro

dulce y ligero,

capaz de llevar mi corazón contigo

hacia ese mar quieto de los enamorados,

detrás del infinito del cielo

donde reina la paz,

contigo…

 

© Monique-Marie Ihry    – 14. 07. 2017 –

pensée 54  65

«  Pensée  » (2011) – Óleo sobre tela 65 x 54 -  © Monique-Marie Ihry 

 

Solitude

J’abandonnerai toute ma tristesse sur le seuil de ma porte

si tu me donnes enfin un baiser,

un baiser d’oiseau

doux et léger

capable d’emporter mon cœur avec toi

jusqu’à cette mer sereine des amoureux,

derrière l’infini du ciel

où règne la paix

 

avec toi…

© Monique-Marie Ihry 

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