Dans le Jardin des mots

Poésie et prose, prose et poésie, au gré des mots, au fil du temps…

Archive pour la catégorie 'poèmes d’amour'

La feuillée

Posté : 6 juin, 2018 @ 3:09 dans poèmes d'amour, Prose poétique | Pas de commentaires »

bientôt l'automne

À l’ombre d’une feuillée centenaire, voguaient les flots paisibles du Canal du Midi. Sous une barque nonchalante paraissait l’onde de l’après-midi. C’était un jour de mai, à l’aube, quand les platanes du canal reflètent leur robe de rosée matinale sur l’eau calme ensommeillée. C’était au chant gai de l’aurore, près du pont où passent les péniches sur l’onde à peine réveillée, un matin balancé par une brise légère, doucement, avec toi mon amour.

Le ciel semblait d’or et le soleil chantait. Les nuages aux aurores, transparents chuchotaient. Ton sourire était bleu dans le soleil de mai, ton regard amoureux dans mon âme versait. Le ciel se teintait de douceur, les nuages aux tons or chaviraient mon cœur. Se suspendait le temps au-delà de l’instant. Dans l’obscure clarté, le temps faisait une pause.

C’était hier un dimanche avec toi mon amour, quand le printemps semble s’être installé tout à fait sur la robe des branches, dans une campagne fleurie empreinte de majesté…

 

© Monique-Marie Ihry

Texte déposé

« Estérel », poème commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 5 mai, 2018 @ 3:10 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

sensualite-50-70

(« Sensualité », toile de l’auteure, Palme d’Or au Festival International Artoulouse 2013)

Estérel

 

Alors que je rêvais dans la langue des vers,

Le temps s’est arrêté sur un nuage bleu,

L’azur enlaçait la mer, puis soudain la terre

S’assoupit apaisée dans un sourire heureux.

 

Alors que je composais avec des pastels,

Des vagues de tendresse et d’harmonie azur,

La caresse du vent dans le soir Estérel

Berça mon cœur de son doux murmure.

 

La ville au loin avait beau cracher ses bruits sourds

Il me semblait que la vie ne pouvait s’éteindre,

Il me sembla que le temps suspendait son cours,

Que tout à coup ce bonheur ne pouvait s’éteindre…

 

 Monique-Marie Ihry – 6 juin 2011  -

 

* * *


« Un simple brossage d’un tableau naturel  sublime situé dans un lieu réel,  diriez-vous, a offert  à la poétesse l’occasion de nous faire part de ses sentiments romantiques ! C’est peut-être un peu vrai. Mais si on y regarde un peu  plus profondément, on décèle la vision spécifique et constante de la poétesse qui se profile  à travers presque tous ses écrits. En effet, ceux qui connaissent de près ses poèmes précédents savent bien que son monde poétique est régi par deux dualités rarement inséparables : la première est  haut (le ciel où réside l’âme de l’être cher ravi à la fleur de l’âge)/ bas (la terre, lieu de privation et de souffrance), la seconde est : bercement/détente qui consiste en une action externe apaisante et un abandon total à son effet enchanteur. Et bien que l’être cher soit absent dans ce tableau, les deux dualités   sont,  quant à elles, vivement  présentes. Ce qui prouve que cette vision est antérieure à la tragédie amoureuse vécue par la poétesse et que ce bercement nous fait soupçonner l’existence d’une cause plus profonde qu’il faut chercher dans son enfance. En tout cas,  l’une des particularités d’un vrai artiste est qu’il dispose d’une vision spécifique et constante comme nous le voyons chez notre poétesse. »

 

Mohamed Salah Ben Amor

« Jardin du souvenir », poème commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 5 mai, 2018 @ 3:02 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

 

rose et jasmin

 

Il y a dans le grand livre du souvenir

Inscrit en filigrane délicat ton nom.

À ses côtés, en lettres brodées, ton prénom

Y figure posé sur l’aile d’un soupir.

 

Il y a dans ce long poème nos sourires,

Ces jours bleus, ces étangs, ces hôtels de renom,

Ces déserts fleuris, ces forêts, ce cabanon

À l’orée du lac où le jour vient s’assoupir.

 

Il y a sur la plage où l’horizon se meurt

Les empreintes laissées par ces deux promeneurs

Lisant leurs rêves sur les versets de demain.

 

Il y a sur la page où éclosent nos rires

Un jardin où des roses sur un parchemin

Viennent en doux murmures nos deux âmes fleurir…

 

Monique-Marie Ihry – 6 avril 2011 -

* * *

« Grâce à ses capacités imaginatives peu communes, la poétesse creuse très profondément dans sa mémoire affective pour y puiser des réminiscences chargées de regret et de nostalgie. Et ce voyage à travers le temps subjectif l’amène à se promener dans des lieux inoubliables (étangs hôtels de renom déserts fleuris forêts cabanon lac  plage  jardin) en compagnie de son bien-aimé parti définitivement vers l’au-delà et du lecteur qui se trouve émerveillé par tant de sensibilité et de délicatesse.

Merci Monique-Marie pour ce nouveau joyau ! »

 

Mohamed Salah Ben Amor

« Sait-on pourquoi l’on aime ? », poème commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 5 mai, 2018 @ 1:06 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Au chant du soir 40 x 40 cm

(toile de l’auteure)

 

Sait-on pourquoi l’on aime ?

On aime tout simplement,

on aime voilà tout.

On aime ces silences qui rapprochent,

ces soupirs qui chantent

lors de la fusion ivre des corps.

On aime cette absence de remords

lorsque l’aurore s’éveille

et que s’installe la tendresse du jour.

On aime l’ivresse de moments tendres

et la tendresse d’assauts sauvages,

on aime l’aveu muet d’un seul regard

et ce désir des soirs

parés de mille égards…

 

Monique-Marie Ihry – 6 mai 2011 -

* * *

« Sait-on pourquoi l’on aime ? Les psychanalystes répondent à cette question  par l’appartenance de l’amour au côté irréel de l’être humain  au même titre que le rire et la folie. Ce qui veut dire que ces trois phénomènes échappent totalement à l’entendement, d’où leur caractère extrêmement surprenant. Freud explique également l’amour par l’instinct de  mort qui attire inconsciemment le corps vers le bas, c’est-à-dire vers la terre ou la matière inerte qui avait donné naissance à la vie. Quoi qu’il en soit, la poétesse, sans avoir eu besoin de se référer à ces thèses scientifiques, a bien saisi les mêmes caractères spécifiques de l’amour. Ce qui montre que le créateur artistique peut, grâce à sa sensibilité aiguisée,  accéder à la vérité sans emprunter le chemin méthodologique tracé par les scientifiques.

Outre la véracité de ce discours poétique au niveau du sens  général né d’une expérience réelle au sein de l’arène de la vie, ce poème vaut par son côté esthétique captivant,  aussi bien sur le plan des images que sur celui du rythme interne, tant est si bien que la place nous manque pour le démontrer. En un mot, la poétesse, en nous montrant ce joyau, nous offre l’occasion de l’admirer et de nous délecter de sa beauté resplendissante. Merci Monique-Marie ! »

 

Mohamed Salah Ben Amor

« Ivresse », poème commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 5 mai, 2018 @ 1:00 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

QUIZAS 46 X 38

 

J’envie cette coupe qui effleura tes lèvres

Déjà, comme elle, frustrée, je guette l’instant

De rafraîchir ton corps comme tu l’aimais tant

Des bulles qui pétillent dans mon cœur en fièvre

 

Viens Approche tes lèvres de ma coupe ambrée

Savoure ce champagne qui n’attend que toi

Viens Viens à moi Vois ces larmes perlées de joie

À cette idée fervente de te rencontrer

 

Je veux être ce verre qui un jour caressa

L’orée libre de ton cœur Ces vertes allées

Ces prairies fleuries Ces printanières vallées

 

Laisse-moi m’enivrer de ce rêve grivois

Laisse-moi sombrer dans cette ivresse de toi

Viens boire à mon calice et laisse-toi aller

 

Monique-Marie Ihry – 26 août 2011 -

Toile de l’auteure

Extrait du recueil de poésie Délices, Éditions Mille-Poètes en Méditerranée, Narbonne, 2013 (réédition, juin 2018)

 

* * *

 

« Tout d’abord, essayons de dépasser  la très bonne impression que nous laisse ce poème après  sa lecture et cherchons  les  causes qui ont suscité en nous cet effet. Pour  fasciner ses lecteurs,  la poétesse a usé successivement du procédé de l’identification et ce, à trois reprises : la  première  se situe au niveau du désir et est symbolisée par la coupe effleurant les lèvres du bien-aimé. Quant à la seconde,  elle est évoquée par  le champagne contenu dans la coupe. La troisième, enfin, est représentée par  le verre qui enivre l’élu du cœur et ouvre son esprit sur un monde paradisiaque. Ce procédé, quoique technique, pourrait dévoiler  du point de vue psychanalytique un fétichisme latent dissimulant un désir refoulé  à l’égard du bien-aimé. Mais quoi qu’il en soit,  le  poème répond  clairement aux critères de la vraie création et c’est le plus important en poésie. Félicitations Monique-Marie !  »

 

Mohamed Salah Ben Amor

« Bleuets », poème commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 5 mai, 2018 @ 12:47 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

pensetang.jpg

Bleuets

 

Sur le berceau de l’eau fleurissaient des bleuets.

Ces fleurs avaient d’azur les pétales fluets,

Leur parfum exhalait une fragrance bleue

Qui diffusait dans l’aube un reflet bienheureux.

 

Un amour s’installait sur l’étang endormi

Et le cœur en éveil s’enivrait d’infini…

 

Monique-Marie Ihry – 2 juillet 2012 -

 

* * *

 

« Tout comme le mini-poème qui l’a précédé, celui-ci s’inscrit dans la même lignée romantique et symbolique. La teinte romantique qui est la plus évidente  s’illustre dans l’accord harmonieux total entre, d’un côté les éléments mis en action  appartenant au monde naturel ou spatial,  selon les termes de Bergson, (bleuets – eau – azur – parfum – aube) et de l’autre entre l’être humain (cœur en éveil)  et l’ensemble de ces éléments ainsi que l’univers  qui les englobe. Cet accord,  pareil à une mélodie visuelle  et olfactive,  crée une atmosphère paradisiaque propice à l’extase  et à la béatitude (un reflet bienheureux le cœur en éveil s’enivrait d’infini, …).

Si nous  tentons maintenant  de saisir les significations  exprimées au niveau illocutoire ou  des structures profondes, nous remarquons que trois éléments (eau ‒  fleur parfum)   ont en commun  l’appartenance symbolique  à l’univers féminin  et leur action génératrice,  l’eau étant associée à tout ce qui est vital, la fleur à la reproduction de la plupart des plantes et le parfum à l’exubérance et à la récupération des forces. D’autre part, l’action bénéfique de ces éléments  ne s’est pas limitée  au milieu où ils sont réunis (l’étang) mais elle s’est étendue à l’aube, l’élément temporel  qui les accueille au moment de l’énonciation (Leur parfum exhalait une fragrance bleue / Qui diffusait dans l’aube un reflet bienheureux). Par ailleurs, puisque l’aube symbolise le renouveau et le début d’un  nouveau cycle, la totalité du poème nous révèle la vision optimiste d’une nouvelle expérience  entamée dans l’arène de la vie  à laquelle l’auteure a  fait allusion au cinquième vers par l’usage du mot « Amour ».

En somme, un texte bien structuré, extrêmement condensé et s’ouvrant sur un univers spirituel très profond. »

 

Mohamed Salah Ben Amor

« D’un souffle », poème commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 5 mai, 2018 @ 11:32 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

 

Très las, il s’assoupit dans un souffle serein.

Son corps voluptueux reposait sur le drap

De soie rose. Il mettait en valeur son teint

Perle de rosée au velours très délicat.

 

J’eus soudain envie de lui offrir un baiser,

De caresser ses hanches, son corps désirable,

Mais décidai de le laisser se reposer

Sous le regard heureux de mon amour affable.

 

Je veillais sur son repos lorsque vint l’aurore,

Il pencha sur mon cœur un regard amoureux,

Me couvrit de baisers dont il me plaît encore

À me remémorer lorsqu’en mon cœur il pleut…

 

Monique-Marie Ihry – 27 avril 2013 -

Extrait du recueil de poésie Délices, Éditions Mille-Poètes en Méditerranée, Narbonne, 2013, réédition juin 2018

* * *

 

Dans ce poème d’amour, deux remarques retiennent notamment notre attention : la première, au niveau du thème, est la différence énorme entre le comportement de la femme et celui de l’homme en amour. Cela se voit dans la maîtrise qu’exerce la locutrice sur son désir lorsque son compagnon est en train de dormir,  tandis que celui-ci ne se fait pas prier  pour passer directement à l’action et entrer dans le vif du sujet. Freud a expliqué cette différence par le fait que l’un des caractères spécifiques de la nature féminine est la réceptivité à laquelle il  a opposé l’intrusion chez le mâle. Et de ces deux modes de comportement résulte la complémentarité et l’harmonie entre les deux sexes.

Au niveau stylistique, ce texte vaut surtout par son rythme  mental généré par cette opposition pertinente entre les comportements des deux partenaires et par le tableau horizontal englobant les deux images de l’homme et des draps,  brossé à coups de pinceaux  par le biais d’une description visuelle. D’autre part, une intertextualité minime avec  l’un des plus fameux poèmes de Verlaine  se fait sentir  dans le dernier vers « À me remémorer lorsqu’en mon cœur il pleut » qui  me rappelle ces  deux autres vers de Monique-Marie :

Vous étiez beau Monsieur sur le pas de la gare

Lorsque je vous  vis un jour  au seuil de mon cœur[1]

 

Verlaine avait dit :

 

Il pleure dans mon cœur  

Comme il pleut sur la ville 

 

Artistiquement parlant, ce poème est un vrai bijou !

 


[1] Rendez-vous manqués, IchraQ Éditions, 2011, p. 17.

« Juste un baiser », poème commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 5 mai, 2018 @ 11:26 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour | Pas de commentaires »

Encore un baiser sur mes lèvres déposé

Dans la rosée de cette aube, un baiser de rose

Posé doucement sur mes paupières closes

Offertes à ta ferveur dans un hiver rosé

 

Un baiser étoilé sur mon cœur embrasé

Un délicat souffle de lune que je n’ose

Espérer encore, un tendre murmure en prose

Poétisé dans le crépuscule apaisé

 

Juste encore un baiser sur mes lèvres en attente

Un message de vie, une douce promesse

Un poème prosé, délicate caresse

 

Sur le silence installé de mon âme aimante

Un ultime baiser qui consacre l’instant

Défie les temps défunts d’un amour pénitent

 

©  Monique-Marie Ihry    – 1er mars 2012  -

 

Critique du Pr. Mohamed Salah Ben Amor :

Ce qui retient  tout particulièrement l’attention dans ce sonnet est, en premier lieu, l’accumulation de comparants surprenants imaginés par la poétesse pour décrire le baiser (un délicat souffle de lune ‒ un tendre murmure en prose poétisé ‒  un message de vie ‒ une douce promesse ‒ un poème prosé ‒  délicate caresse, …). Un autre point non moins fort est l’usage massif de sonorités sous forme d’assonances répétant le mot baiser ou résonnant comme des échos (déposées rosée baiser posé  poétisé apaisé baiser prosé, …). Et, à  notre avis, la poétesse n’aurait jamais pu réussir à élever son texte à ce haut degré de poéticité si elle n’était pas partie d’une expérience réelle vécue.

 

« Ne serait-ce »

Posté : 5 mai, 2018 @ 10:58 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Ne serait-ce

 

L’amour est revenu aux portes de la vie

Fleurir mon cœur flétri, fané aux longs hivers.

Dans le vase les fleurs, joli bouquet de vers

Font éclore à nouveau mon âme inassouvie.

 

L’amour s’est installé aux portes de mon cœur,

Je veux y croire encore au seuil de la vieillesse,

Délivrée de l’oubli, renaître à ma détresse,

M’immoler dans ses bras sur l’autel du bonheur.

 

L’amour est revenu ne serait-ce qu’un moment

Fleurir mon espérance, et si cela ne dure

Que le temps d’un printemps, peu importe l’augure

Je veux mourir d’amour ne serait-ce qu’un instant !

 

©  Monique-Marie Ihry    -  18 novembre 2014  -

 

 

Lorsque tu ne seras plus

Posté : 30 avril, 2018 @ 3:20 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

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Lorsque tu ne seras plus, les arbres du parc continueront à croître et nos roses embaumeront encore les allées du jardin. Je me retrouverai parfois à pleurer dans la salle obscure d’un cinéma songeant aux projets chers que nous n’avons pas eu le temps de réaliser hier, à ces œuvres que nous ne pourrons plus admirer ensemble, à nos petits enfants qui verront le jour sous la lueur fébrile de ma joie recouvrée.

Lorsque tu ne seras plus, les arbres du parc finiront cependant par mourir en novembre, l’automne à se revêtir d’ambre et de crépuscule, et le linceul de l’hiver ensevelira la robe bleue des roses de l’aurore.

Un jour, paralysée de lassitude, j’abandonnerai la page infinie de ma solitude et partirai te rejoindre par un beau matin de lune, quand l’horizon par la glace figé rejoint le ciel, un jour d’hiver où les réverbères de notre rue ne parviendront plus à éclairer ma mémoire endolorie, un jour où, tout comme les arbres de notre parc, j’aurai cessé de croire que, dans l’obscur du souvenir, il m’est encore possible de tenter de survivre sans toi.

© Monique-Marie Ihry    − 30 avril 2018 –

Extrait d’un recueil de poésie de l’auteure

 

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