Dans le Jardin des mots

Archive pour la catégorie 'poèmes d’amour'

Cuando tú ya no estés

Posté : 4 octobre, 2023 @ 11:49 dans Poemas en español, poèmes d'amour, Prix de poésie | Pas de commentaires »

Cuando tú ya no estés

 

Hace algunos meses apenas, yo osaba abrigar este pensamiento:

«Cuando tú ya no estés, los árboles del parque continuarán creciendo y nuestras rosas perfumarán aún los senderos del jardín. Yo me encontraré a veces llorando en la sala oscura de un cine, pensando en los proyectos queridos que no tuvimos tiempo de realizar ayer, en estas obras que ya no podremos admirar juntos, en nuestros niños que verán el día bajo la luz febril de mi alegría recuperada.

Cuando tú ya no estés, los árboles del parque sin embargo terminarán muriendo en noviembre, el otoño se revestirá de ámbar y de crepúsculo, y el manto del invierno enterrará el vestido blanco de rosas de la aurora.

Un día, paralizada de cansancio, abandonaré la página infinita de mi soledad y partiré para encontrarme contigo en una bella mañana de luna, cuando el horizonte congelado por el hielo alcance el cielo, un día de invierno cuando las farolas de nuestra calle ya no puedan iluminar mi memoria dolorida, un día donde, como los árboles de nuestro parque, yo haya dejado de creer que, en la oscuridad del recuerdo, aún me es posible intentar sobrevivir sin ti».

 

Llegó para mí el momento de dejar el otoño de mi vida para quedarme en el infinito de tu corazón…

 

Monique-Marie IHRY, poetisa francesa,

 

“Cuando tú ya no estés”, una oda al amor y a la naturaleza, cuando el otoño del alma nos ofrece el misterio de su belleza magistral, cuando el pincel de un pintor, ávido de belleza, percibe en la armonía de un reflejo aterciopelado el misterio divino ante el cual se resigna…

 

para la revista literaria Ánfora Nova y la celebración de sus treinta años, octubre 2019.

Traducción: Ana Herrera

VIGNES D'OCCITANIE IV 80 x 40

« Primavera »

© Monique-Marie Ihry −Óleo sobre lino, 80 x 40 −

Les mots indélébiles…

Posté : 25 septembre, 2023 @ 11:02 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Les mots indélébiles…

 

Il est tant de douleur à vivre loin des siens,

tellement de peine à endurer les agressivités d’hier

qui martèlent longuement, irréversiblement le cœur

à coup de mots forts, tranchants, cruels,

indélébiles !

 

Éloignement,

fossé qui se creuse davantage

à mesure que le silence s’installe

irrémédiablement,

s’allonge et s’étire encore

tant que les mots ne se prononcent pas,

ne se prononcent plus

au-delà des kilomètres

et de ce temps tortionnaire silencieux,

cependant lourd en paroles douloureuses

qui résonnement encore avec force, sans cesse,

ébranlent le cœur malmené,

après tant d’années de don de soi

pour ceux que l’on aime,

que l’on aimera malgré tout

au-delà de cette distance…

de ce silence qui s’étire, désespérément,

déchirant le miroir effeuillé de l’amour

en souffrance…

 

Temps douloureux de l’absence

et des mots adverses non dits,

ne serait-ce que pour s’excuser de les avoir

prononcé au-delà de la bienséance…

 

Silence et distance déchirant le temps

d’un présent horriblement douloureux

que rien, nul ne semble être en mesure

de pouvoir apaiser…

 

© Monique-Marie Ihry ‒ 23 septembre 2023

 

Il n’est plus de demains…

Posté : 27 juillet, 2023 @ 8:13 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français, sensualité | Pas de commentaires »

ophélia II  50  70

 

Il n’est plus de demains…

 

Sous son décolleté de dentelle nacrée

Se laissaient entrevoir de bien charmants secrets.

Ses deux seins palpitants tels des chardonnerets,

Évoquaient la rondeur d’une lune sacrée.

 

Depuis combien de temps se morfondait Myriam

Assise à cette table, espérant la venue

De l’être bien-aimé ? Sur la grande avenue,

L’on entendait l’écho d’un long phrasé de slam…

 

L’on percevait au loin près de la blonde dune

La danse de l’étoile, son gracieux menuet.

Mais dans son cœur flétri, dans son âme, à regret,

Fleurissait le carmin d’une larme opportune.

 

© Monique-Marie Ihry  – 7 mars 2022 -

(toile de l’auteure intitulée « Ophelia II » (2013) 70 x 50 cm)

Même si rêve est court…

Posté : 3 mai, 2023 @ 7:36 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, poèmes d'amour, Poèmes en français, sensualité | Pas de commentaires »

Nikolaï + 41 x 33 cm
Même si rêve est court… 

Même si rêve est court, ne dure qu’un seul jour,

Je veux rêver de toi et croire en notre amour,

Me nourrir à ton cœur, te réveiller à moi,

Faire de toi l’amant sujet de cet émoi,

Comme il me plut ce jour où fleurit cet amour

Qui nous unit le soir près de cette fontaine,

Ce mirage lointain, cette page incertaine…

Je veux faiblir encore et sombrer dans l’extase,

Vibrer comme la corde à l’archet de ton corps,

Sentir battre mon cœur en de parfaits accords,

Je rêver de toi, côtoyer cette emphase,

Même si rêve est court, ne dure qu’un seul jour !

 

© Monique-Marie Ihry  – 13 décembre 2022 -

(Toile de l’auteure intitulée « Nicolas », huile sur toile 41 x 33 cm, 2015)

Joli moi de mai…

Posté : 1 mai, 2023 @ 2:27 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Joli moi de mai... dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure coquelicots-blancs-300x300

Joli mois de mai

Me croiriez-vous si je vous disais rêver
vous voir sur le pas de ma porte arriver,
le regard ébloui d’un brin de muguet
venant ainsi consacrer cet heureux mois de mai ?
… Si je vous disais que depuis des lustres j’aime
votre sourire empreint d’une bonté suprême ?

Tendez-moi ce bouquet de joli mois de mai,
je m’ouvrirai à son arôme comme il vous sied.
Cent baisers d’espoir je vous adresse en vers,
mille vers énamourés je compose pour vous ce soir,
hommage à ce doux regard dans lequel

chaque nuit d’espoir je me perds…

©  Monique-Marie Ihry  -  1er mai 2015 -

Carapace / Coraza

Posté : 30 avril, 2023 @ 11:40 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, féminisme, Poemas en español, poèmes d'amour, Poèmes en français, Réflexions diverses, sensualité | Pas de commentaires »

AGRESSION 50 50

CARAPACE

 

Je suis en apparence nue,

mais cependant vêtue

d’une solide CARAPACE.

Ce que tu ignores,

c’est qu’insister à la porte de mon sexe

ne te mènera à rien !

Tu t’évertues à prendre ton dû

et je dois

− au nom de ma condition de femme –

me laisser faire sans concession

entre     deux

coups,

entre     deux

injures.

 

IVROGNE !

 

continue à frapper de la sorte,

JAMAIS   je ne te donnerai la clef

de mon âme.

Il n’est plus de passion

ni de flamme,

j’ai troqué mon corset

de femme soumise

contre une CARAPACE

que NUL et surtout TOI

 

ne pourra JAMAIS PLUS

 

ébranler !

 

©  Monique-Marie Ihry    -  20 juillet 2017  -

(huile sur toile de l’auteure intitulée « Agression » 50 x 50 (2002)

*

CORAZA

 

 

Me crees desnuda,

pero en realidad estoy vestida

de una indestructible coraza.

Lo que ignoras,

es que insistir en la puerta de mi sexo

¡no te llevará a ninguna parte!

Te afanas en obtener lo que TÚ necesitas

y debo

‒ en nombre de mi condición femenina –

someterme sin concesiones

entre       dos

golpes,

entre       dos

insultos.

 

BORRACHÓN,

 

sigue golpeando de esta manera,

NUNCA te daré la llave

de mi alma.

Ya no hay pasión,

ni llama,

he cambiado mi corsé

de mujer sumisa

por una CORAZA

que NADIE ‒ y especialmente TÚ ‒

 

¡NUNCA MÁS podrá de nuevo

 

quebrantar!

 

©  Monique-Marie Ihry    -  13.11.2020 -

Trois mots

Posté : 8 avril, 2023 @ 4:42 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

ENCRE 29 (3)

Trois mots 

 

L’amour que je lui portais avait posé

une couronne impériale sur son front.

Il ne manquait à mon cœur aimant

que ces trois mots,

doux, chaleureux, profonds,

sésame obligé m’ouvrant

la porte bienheureuse de son âme…

L’aube avait déposé sur son corps

toute la beauté du monde.

L’ambre de sa peau

dispensait de soyeux reflets

sur le drap d’azur et d’aurore.

Le soleil s’y mirait,

jouant avec les ombres, les vallées,

les collines, et les monts,

les formes délicieuses et rondes

de son corps nu, fort, abandonné

à la douce flamme

de ma passion grandissante…

© Monique-Marie Ihry  – 28 juin 2020 -

(Illustration : encre de Chine de l’auteure)

Nuits de porcelaine, un nouveau recueil de poésie de Monique-Marie IHRY

Posté : 25 mars, 2023 @ 11:36 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

COUVERTURE NUITS DE PORCELAINE 1ere

 

NUITS DE PORCELAINE

 

Ce nouveau recueil de Monique-Marie IHRY intitulé Nuits de porcelaine est composé de poèmes écrits sur le thème de la nuit, ce moment les amants se retrouvent enlacés dans une même passion. Qu’elles soient « de Sèvres », « de jade » ou « d’épines », ces nuits évoquent à la fois la beauté et la vulnérabilité du sentiment amoureux. Les bras de l’étreinte deviennent parfois éphémères, car un « je t’aime » suspendu à des lèvres gourmandes ne désire pas s’inscrire dans le futur. Sans promesses, les nuits acquièrent peu à peu la fragilité d’une porcelaine. Elles se fondent dans l’ébène des ténèbres, ont la dureté du jade ou se parent des épines de la rose…

La poète aime éperdument, vibrante de passion, elle joue de sa plume délicate, sensuelle, et conjugue le verbe aimer à tous les temps du possible. Rien ne parvient à briser son profond attachement envers l’amant qui demeure absent malgré ses ferventes prières. Comme l’on ne peut s’échapper de l’antre de la mort, la douleur perdure. L’absence de l’être aimé, la solitude, nous offrent des poèmes romantiques magnifiques d’aisance et de sensibilité.

Amour, mort, nature et beauté : un quatuor de charme faisant de cet ouvrage un nouvel écrin d’élégance.

 

Monique-Marie Ihry est sociétaire de la Société des Poètes Français. Elle a été récompensée par de nombreux grands prix. Notons parmi eux le Prix Jean Cocteau, le Prix Jacques Raphaël Leygues, le Prix Jean-Vincent Verdonnet, le Prix Paul Verlaine, le Prix Afal-Europoésie, le Prix Jean Bonicel, le Prix Monica Richon… Elle est également traductrice et lauréate du Prix François-Victor Hugo de traduction de la Société des Poètes Français.

 

Renseignements sur l’ouvrage :

 

© Cap de l’Étang Éditions™, 13 rue du Château, Capestang (34310), France

Bruno SALGUES/SIRET : 753 039 981 00026

Numéro éditeur : 978-2-37613

BNF : 17841

Gencod : 3019008245105

Site web : http://www.capdeletang.com

ISBN : 978-2-37613-173-1

EAN : 9782376131731

Code Thema : DCF

Code CLIL : 3633 Poésie

3638 Poésie Contemporaine

Auteure du texte : Monique-Marie Ihry

Illustrations : Monique-Marie Ihry, Encres de Chine

Réalisation de la couverture : Monique-Marie Ihry

Tableau de couverture :  Détail de « Jeune fille délivrant un oiseau de sa cage », tableau de Jean-Honoré Fragonard (1770-1775)

© Tous droits de reproduction et de traduction, d’adaptation et d’exécution réservés pour tous les pays

Dépôt légal : mars 2023

Nombre de pages : 144

Prix : 21 euros

 

COUVERTURE NUITS DE PORCELAINE 1ere

Une fleur à tes lèvres

Posté : 6 février, 2023 @ 11:52 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

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Une fleur à tes lèvres

 

Un oiseau de lune amère

est venu cueillir une fleur à tes lèvres

à peine écloses au corail de l’amour…

De son bec, il picora la verte tige

du coquelicot de tes mots,

les reléguant à cette longue absence

dont le temps n’a que faire,

nourrissant mon cœur à l’enfer

sempiternel d’une douleur immuable.

Comme il vint,

l’oiseau tout simplement s’en fut

emportant la fleur exquise de tes mots

vers de doux rivages ignorés,

tournant bien malgré moi une page.

Avec lui, l’ange aux ailes de porcelaine

a rejoint son petit coin de paradis,

me délaissant aux rives de la peine,

ne me laissant que l’illusion d’un « je t’aime »

porté par un nuage aléatoire

dans un rêve suspendu à un fil,

comme la lune en suspens

dans un ciel d’infortune…

 

© Monique-Marie Ihry  – 5 mars 2021 -

(Extrait du recueil « Nuits de porcelaine » paru au printemps 2023 chez Cap de l’Étang Éditions))

 

 

Recueil Le divan du Tamarit / Diván del Tamarit de Federico García Lorca présenté et traduit en français par Monique-Marie Ihry

Posté : 26 janvier, 2023 @ 8:50 dans Poemas en español, poèmes d'amour, Poèmes en français, Traduction | Pas de commentaires »

COUVERTURE 1ERE TAMARIT LORCA 21 janvier 2023

Ce recueil est l’œuvre de la maturité. Le poète, tout en se positionnant dans un présent de rupture, d’avant-garde, élabore un nouvel ordre esthétique, tout en ayant le regard dirigé vers la tradition. L’écriture de cet ouvrage est à la croisée des chemins entre tradition et innovation. L’auteur nous offre une poésie riche de par son rythme, sa musicalité et des procédés stylistiques très variés, en un mot une écriture unique, une œuvre sans pareille. La plume du poète excelle dans l’art de jouer avec les formes, les répétitions de conjonctions, des strophes utilisées comme un refrain, des enjambements et des anaphores originales.

Le divan du Tamarit est également un espace propice au dialogue et à la réflexion. L’amour et la mort sont étroitement liés. Le premier poème « Gacela I de l’amour imprévu » donne le ton de l’ouvrage. Il s’agit de la recherche de l’amour perdu, de l’amour impossible, tu, occulte et plus précisément obscur. Quant à la mort, et pour ne citer que ces exemples, à la fin du recueil il y a ces enfants (Casida III des branches) au visage voilé qui attendent que « mes » branches (celles du poète) se brisent toutes seules dans le verger du Tamarit, et sous les roses tièdes du lit (Casida IV de la femme allongée) les morts gémissent en attendant leur tour. Il y a également la métaphore du squelette de la fillette (Casida V du songe en plein air) chevauchant le taureau.

Par ailleurs, l’amour est, et demeure en somme insatisfait, douloureux, compromis, même la rose (dans la Casida VII de la rose) cherche « autre chose », cet absolu dont on rêve et qui semble décidément inatteignable.

La poésie de Federico García Lorca demeure intemporelle, car elle nous permet de comprendre en partie ce monde troublé de sensations et cette perplexité dans laquelle nous évoluons au quotidien. Amour, mort, émotion…, sa poésie émeut, bouleverse, ébranle.

Le recueil Le divan du Tamarit, avec en toile de fond la ville de Grenade chère au poète et le jardin du Tamarit plus précisément, est une œuvre majeure sous le signe de l’amour et surtout celui de la mort. Amour et mort : deux notions indissociables lorsque la vie demeure impitoyable pour l’enfant, l’innocence bafouée, l’être incompris et meurtri.

La traductrice Monique-Marie IHRY a été récompensée par des grands prix de poésie, dont le Prix Jean-Vincent Verdonnet 2022, le Prix Paul Verlaine 2021, le Prix Visages du Nord 2021, le prix Jean Bonicel 2020, le prix Jean Cocteau 2020 de la Société des Poètes français dont elle est membre, le prix de traduction François Victor Hugo 2019 de la Société des Poètes français pour sa traduction en français de Langueur de la poète argentine Alfonsina STORNI avec un rappel de ce même prix en 2020 pour sa traduction de Inquiétudes sentimentales la poète chilienne Teresa WILMS MONTT.

Renseignements sur l’ouvrage :

Ouvrage bilingue espagnol-français

© Cap de l’Étang Éditions™, 13 rue du Château, Capestang (34310), France

Bruno SALGUES/SIRET : 753 039 981 00026

Numéro éditeur : 978-2-37613

BNF : 17841

Gencod : 3019008245105

Site web : http://www.capdeletang.com

ISBN : 978-2-37613-143-4

EAN : 9782376131434

Code Thema : DCF

Code Dewey : 841

Code CLIL : 3633 Poésie

3638 Poésie Contemporaine

Auteur du texte : Federico García Lorca

Présentation et traduction en français : Monique-Marie Ihry

Réalisation de la couverture : Monique-Marie Ihry

Tableau de couverture : « Il était une colline » (2018), huile sur toile 40 x 40 cm © Monique-Marie Ihry

© Tous droits de reproduction et de traduction, d’adaptation et d’exécution réservés pour tous les pays

Dépôt légal : janvier 2023

Nombre de pages : 96

Prix : 21 €

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