Dans le Jardin des mots

Archive pour la catégorie 'Poemas en español'

Au dernier soupir

Posté : 18 mars, 2019 @ 1:31 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poemas en español, Poèmes en français, Prose poétique | Pas de commentaires »

Au dernier soupir

 

Dans la campagne seule abandonnée au vent, un lys blanc, ultime survivant d’un bel été, se penche au chant du crépuscule, respire les parfums que le soir véhicule, avant de s’incliner, le port altier et las vers le sol maculé de feuilles sans éclat.

Dans le ciel, l’automne estompe de sa brume les astres lumineux. La lune se consume peu à peu, s’éteignant bientôt sous l’horizon, rompue au soir couchant, flétrie, en pâmoison, attendant de renaître à l’aurore promise. Les arbres balancés à la courbe soumise gémissent en silence, endurant leur souffrance, implorant un repos, murmurant une plainte chétive, une larme chantée enfantée par le cœur dans la nuit tourmentée.

Dans la campagne seule malmenée par le vent, le lys au front mourant tourné vers le Levant s’incline avec respect dans une révérence, décline sa beauté et sa magnificence dans un dernier soupir au chant du crépuscule, et puis se meurt sans autre préambule.

 

(Extrait du recueil  » La dernière pavane/El último baile à paraître en avril 2019 aux Éditions Cap de l’Étang)

 

bientot l'automne

En el último suspiro  

 

En el campo solo abandonado al viento, un lirio blanco, último superviviente de un bello verano, se inclina ante el canto del crepúsculo, respira los perfumes que la tarde difunde, antes de postrarse, con el porte altivo y cansado, hacia el suelo cubierto de hojas sin brillo.

En el cielo, el otoño difumina con su bruma los astros luminosos. La luna se consume poco a poco, apagándose pronto bajo el horizonte, anulada en la tarde crepuscular, marchita, en desfallecimiento, esperando el renacer con la aurora prometida. Los árboles columpiados en una curva sumisa gimen en silencio, soportando su sufrimiento, implorando un descanso, susurrando un lamento débil, una lágrima cantada nacida del corazón en la noche atormentada.

En el campo solo zarandeado por el viento, el lirio al frente moribundo vuelto hacia el Levante, se inclina con respeto en una reverencia, declina su belleza y su magnificencia en un último suspiro al canto del crepúsculo, y después muere sin más preámbulo.

 

(Traduction de Ana Herrera)

La memoria del alba (traduit en français)

Posté : 7 septembre, 2018 @ 1:00 dans Poemas en español, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

La memoria del alba 

 

Me enamoré de una estrella

que brillaba en el crepúsculo,

me enamoré de una perla

que iluminaba el alba,

me enamoré de ti

al nacer el día,

me enamoré

del susurro de tus labios,

del beso de pluma

de tu voz suave

al pronunciar ese “Te quiero”

grabado para siempre

en la memoria del alba.

Me enamoré de una estrella

que brilla todavía

cada noche en el cielo

de mi alma.

 

© Monique-Marie Ihry – 20.08.208 –

florero 5

© Monique-Marie Ihry – “Florero V” (2009) óleo sobre tela 80 x 60 cm –

La mémoire de l’aube

Je suis tombée amoureuse d’une étoile

brillant dans le crépuscule,

je suis tombée amoureuse d’une perle

illuminant l’aurore,

je suis tombée amoureuse de toi

à la naissance du jour,

je suis tombée amoureuse

du murmure de tes lèvres,

du baiser de plume

de ta voix suave

prononçant ce « Je t’aime »

gravé pour toujours

dans la mémoire de l’aube.

Je suis tombée amoureuse d’une étoile

qui brille toujours

chaque nuit dans le ciel

de mon âme.

 

© Monique-Marie Ihry – 20 août.208 –

Como va y viene el amor

Posté : 7 septembre, 2018 @ 12:08 dans Poemas en español, Poèmes courts, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Como va y viene el amor 

 

Muero y renazco siempre

como va y viene tu amor.

Amor, desamor,

dolor o felicidad,

según la fuente caprichosa

de tu corazón desierto…

 

© Monique-Marie Ihry  – 14.05. 2018

Baiser volé 41 33 cm

© Monique-Marie Ihry −« Baiser volé » (2015) Óleo sobre tela 41 x 33 cm −

Comme va et vient l’amour

Je meurs et renais toujours

comme va et vient ton amour.

Amour, désamour,

douleur ou bonheur,

livrés à la source capricieuse

de ton cœur désert…

 

© Monique-Marie Ihry   – 14 mai 2018 -

A balazos (D’une balle)

Posté : 28 juillet, 2018 @ 4:55 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poemas en español, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

A balazos 

Nos metimos en la noche

y nos sentamos a esperar.

Lo que fue no volverá a ser,

fueron abatidos a balazos

y, ya no son…

Sólo

nos queda

el recuerdo y el dolor,

el recuerdo y el amor

caído.

© Monique-Marie Ihry  – 25.05.2018

 soldat ange

D’une balle 

 

Nous nous sommes assis

à attendre sur le seuil de la nuit.

Ce qui fut ne sera plus,

ils furent abattus d’une balle

et ne sont plus.

Seul nous reste

le souvenir et la douleur,

le souvenir et l’amour

déchu.

 

© Monique-Marie Ihry  – 25 juin 2018

La feuillée

Posté : 23 juillet, 2018 @ 3:56 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poemas en español, poèmes d'amour, Poèmes en français, Prose poétique | 2 commentaires »

La feuillée

À l’ombre d’une feuillée centenaire, voguaient les flots paisibles du Canal du Midi. Sous une barque nonchalante paraissait l’onde de l’après-midi. C’était un jour de mai, à l’aube, quand les platanes du canal reflètent leur robe de rosée matinale sur l’eau calme ensommeillée. C’était au chant gai de l’aurore, près du pont où passent les péniches sur l’onde à peine réveillée, un matin balancé par une brise légère, doucement, avec toi mon amour.

Le ciel semblait d’or et le soleil chantait. Les nuages aux aurores, transparents chuchotaient. Ton sourire était bleu dans le soleil de mai, ton regard amoureux dans mon âme versait. Le ciel se teintait de douceur, les nuages aux tons or chaviraient mon cœur. Se suspendait le temps au-delà de l’instant. Dans l’obscure clarté, le temps faisait une pause.

C’était hier un dimanche avec toi mon amour, quand le printemps semblait s’être installé tout à fait sur la robe des branches, dans une campagne fleurie empreinte de noble majesté…

 

©  Monique-Marie Ihry  − 5 juin 2018 –

 

canal du midi IX 30 30 bleu pale

 

El follaje

 

En mi recuerdo, a la sombra de un follaje centenario, navegaban las aguas tranquilas del Canal del Midi. Bajo una barca perezosa aparecía la onda de la tarde. Era un día de mayo, al alba, cuando los plataneros reflejan su vestido de rosáceo matinal sobre el agua calmada adormecida. Era en el canto alegre de la aurora, cerca del puente por donde pasan las barcazas sobre la onda apenas despierta, una mañana mecida por una brisa suave, dulcemente, contigo, mi amor.

 El cielo parecía de oro y el sol cantaba. Las nubes en la aurora, transparentes, susurraban. Tu sonrisa dichosa en el sol de mayo, tu mirada enamorada, en mi alma se vertían. El cielo se teñía de dulzura, las nubes en tonos de oro conmovían mi corazón. En la oscura claridad, se paraba el tiempo más allá del instante.

 Era un domingo contigo, mi amor, cuando la primavera parecía haberse instalado por completo en el vestido de las ramas, en un campo florecido cubierto de dulce majestad…

 

© Traducido por Ana Herrera

 

De qué me sirve… (A quoi bon…)

Posté : 16 novembre, 2017 @ 6:06 dans Poemas en español, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »


¿De qué me sirve escribir

si no estás conmigo,

de qué me sirve 

vivir

desde que te has ido?…

 

myriam + 55 x 46 cm

 

 

À quoi bon écrire

si tu n’es pas à mes côtés,

pourquoi continuer à vivre

puisque tu es parti…

© Monique-Marie Ihry

Silencio… (Silence…)

Posté : 17 juillet, 2017 @ 10:28 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poemas en español, poèmes d'amour, Poèmes en français, Prose poétique | 2 commentaires »

Una hoja seca agoniza por la aldea vacía de la vida, el viento del Norte barre lo que queda de mí, desde que te fuiste…

Silencio, silencio después de la tormenta, cuando el viento ha dejado de ser, que el silencio es el único refugio donde puedo gritar la tristeza de ser ajena a tu propia mirada, decir que se fueron para siempre los días disfrazados de pájaros y de plumas azules…, azules como el mar de antaño, cuando, amantes felices, navegábamos todavía por las olas celestes del amor, como pájaros huyendo de la tierra y del mundo entero.

Gritar, llorar, decir palabras de amor y silencio en el refugio sagrado del alma…, porque ya no estás a mi lado, que ya no soy sino hoja muerta agonizando por la aldea del desamor.

 

© Monique-Marie Ihry    – 14. 07. 2017 – 

BOUQUET ROSE VI 60 X 30

Silence…

 

Feuille sèche agonisant sur l’allée déserte de la vie, le vent du Nord balaie ce qui reste de moi depuis ton départ…

Silence, silence après l’orage, lorsque le vent s’est effacé, que le silence devient mon seul refuge, qu’il me reste des mots pour crier la tristesse d’être étrangère à ton regard, que se sont enfuis pour toujours les jours vêtus d’oiseaux et de plumes azur…, azur comme la mer d’autrefois, lorsque, amants heureux, nous naviguions encore sur les vagues célestes de l’amour, tels des oiseaux fuyant la terre et le monde entier.

Crier, pleurer, dire des mots de silence et d’amour au refuge sacré de l’âme…, puisque tu n’es plus à mes côtés et que je ne suis plus qu’une feuille agonisant dans l’allée du désamour.

© Monique-Marie Ihry    – 14. 07. 2017 –

 

(Cuadro : Monique-Marie Ihry, óleo sobre lino, 60 x 40)

Soledad

Posté : 17 juillet, 2017 @ 8:49 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poemas en español, Poèmes courts, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Soledad

Dejaré toda mi tristeza en la puerta

si me das por fin un beso,

un beso pájaro

dulce y ligero

capaz de llevar mi corazón contigo

hacia ese mar quieto de los enamorados,

detrás del infinito del cielo

donde reina la paz

contigo…

 

© Monique-Marie Ihry    – 14. 07. 2017 –

pensée 54  65

«  Pensée  » (2011) – Óleo sobre tela 65 x 54 -  © Monique-Marie Ihry 

 

Solitude

J’abandonnerai toute ma tristesse sur le seuil de ma porte

si tu me donnes enfin un baiser,

un baiser d’oiseau

doux et léger

capable d’emporter mon cœur avec toi

jusqu’à cette mer sereine des amoureux,

derrière l’infini du ciel

où règne la paix

 

avec toi…

© Monique-Marie Ihry 

A veces

Posté : 24 février, 2017 @ 11:43 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poemas en español, Poèmes courts, Poèmes en français | 2 commentaires »

Songe d'un soir détail inversé       

 

 

A veces, me gusta pensar

que estás a mi lado,

        invisible,

susurrándome la canción suave

        del viento…

 

© Monique-Marie Ihry    -  31 01 2017  – Derechos de autor

 

      

        Parfois

 

Il me plaît parfois de penser

que tu es à mes côtés,

        invisible,

me susurrant la douce chanson

        du vent…

 

© Monique-Marie Ihry  – 31 janvier 2017 -

( » Songe d’un soir,  » Oleo sobre tela © Monique-Marie Ihry)

                               

Sólo las olas…

Posté : 28 juillet, 2016 @ 3:35 dans Poemas en español, Poèmes courts | Pas de commentaires »


 Sólo las olas saben

la gran soledad

del alma abandonada…

 

©  Monique-Marie Ihry  – 27.07.2016  -

Derechos de autor

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