Dans le Jardin des mots

Archive pour la catégorie 'Poèmes en français'

Larmes d’hiver

Posté : 9 janvier, 2010 @ 4:25 dans Poèmes en français | Pas de commentaires »

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Larmes d’hiver

 

La pluie projette sur  la ville un océan de larmes

Et je verse dans la mélancolie de l’âme.

Les gouttes mêlent leur  amer désespoir

Au crépuscule installé.

Mes pas lents se font lourds, pesants,

Le voile de la nuit  installe sa langueur

Dans les frimas de l’hiver qui peinent mon cœur.

 

Monique-Marie Ihry    – 28 décembre 2009  - 

© Tous droits réservés 

 

Ballade à la paix

Posté : 9 janvier, 2010 @ 4:21 dans Poèmes en français | Pas de commentaires »

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Doux flocons qui virevoltent dans l’atmosphère, 

L’hiver nous délivre ses flocons en arpèges 

Qui viennent parer la portée de l’hiver 

Dans un mélodieux adagio de neige. 

 

Soirée apaisante au coin de la cheminée 

Avec pour compagnie la tendresse du cœur. 

Oublions les conflits, les combats surannés 

Arborons les blasons consacrant les valeurs. 

 

L’arbre du salon chante les joies de Noël 

En attendant le Nouvel An et son appel 

À la beauté de l’âme, noblesse du cœur. 

 

Je vous souhaite à tous une excellente année. 

Que celle-ci vous adresse joie et tendresse 

Et que la paix règne dans un monde en liesse ! 

 

 

 

Monique-Marie Ihry    -  28 décembre 2009 

©  Tous droits réservés 

BAISER D’AUTOMNE

Posté : 12 décembre, 2009 @ 9:46 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes en français, Prose poétique | Pas de commentaires »

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Baiser d’automne 

 

Une rue pavée déserte, une porte entrouverte, un paysage d’automne qui aurait pu être monotone, un passage clouté, une pluie bleutée tombant à perdre haleine dans cette ville lorraine, et entre tes lèvres… tout. Nous respirions à peine c’était fou, c’était divin. Ta bouche, tes yeux et ce baiser, baiser fougueux scellant un bel amour censé durer une éternité…

La pluie tombait avec une rare intensité. Nous étions là, tremblants, enchantés, trempés à nous conter notre ravissement d’amants insouciants. Et puis, à l’aube d’une matinée sereine, Dame Sort est venue frapper à notre porte avec son escorte de peine et de chagrin.

Dans cette rue déserte désormais bien monotone, sous une pluie battante d’automne, j’erre le cœur en bandoulière, l’âme entrouverte. Tout me ramène à cette douloureuse perte, ton souvenir, tes yeux, tes lèvres et ce baiser d’amour infini.

Un matin d’intense douleur, Dame Mort est venue te prendre par la main. Ce départ fut hélas, pour toujours, un aller simple sans retour…

 

©     Monique-Marie Ihry   – juillet 2009  -

(Extrait du recueil « La dernière pavane » paru en avril 2019 chez Cap de l’Étang Éditions)

 

Songes d’un soir

Posté : 20 novembre, 2009 @ 8:55 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

 

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 Songes d’un soir

Idéal masculin dont je rêvais un soir,
allongée sur le sable, le regard rêveur,
bercée par mes pensées, le cœur versé d’espoir,
je me vis emportée sur la vague du cœur.
Mon âme voguait au gré d’une houle légère,
transportant mon âme au-delà du mystère.
Il avait la douceur, les saveurs du thym,
son sourire radieux me plongeait dans l’extase.
Je me pris à rêver à des matins sereins 
où la rosée de l’aube épouse l’emphase.
Lorsqu’au petit matin vint éclore l’aurore
sur la plage des songes d’un soir étoilé,
la page de mes rêves s’évinça soudain,
déposant un voile de cendres 

sur mon cœur abandonné…

© Monique-Marie Ihry – novembre 2009 - 

Texte déposé

AMOUR

Posté : 27 septembre, 2009 @ 8:17 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Baiser volé 41 33 cm

Il me semble écrire ce soir

les vers les plus mélancoliques

que ma plume ait jamais enfantés.

Brune est la lune,

tristes sont mes vers

sur l’onde solitaire du cœur endolori.

Mon cœur, telle une fleur

à la corolle flétrie

s’étiole,

se meurt

au vent du crépuscule…

 

©   Monique-Marie Ihry    -  14 août 2009  - 

toile de l’auteure intitulée  » Baiser volé « 

 

 

Je l’ai aimé

Posté : 27 septembre, 2009 @ 7:51 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes en français | Pas de commentaires »

 bailarin détail

Je l’ai aimé,

Dieu que je l’aime encore.

S’il vit toujours dans un coin de la Terre,

si la Terre avait ce bonheur de porter ses pas,

j’aimerais sur l’aile d’un nuage

m’envoler enfin jusqu’à lui

et, portée par le souffle du vent,

petit papillon transparent

me poser légère sur ses épaules.

Peut-être me verrait-il,

sans doute ne me verrait-il pas.

Je resterais, baiser immobile

enivré et déposé sur son corps,

j’accompagnerais ses pas sur la plage

et j’écrirais le soir de mes ailes

sur l’horizon de cendre en attente

avec le sang versé de larmes au seuil du trépas

ce vers écrit par Neruda :

« Es tan corto el amor y tan largo el olvido. »

L’amour est si court et si long l’oubli…

Je l’ai aimé,

Dieu comme je l’ai aimé.

La Terre eut ce bonheur de porter nos pas un jour,

un jour d’infini

un jour d’amour,

Dieu que je l’aime encore !

 

©  Monique-Marie Ihry    -  août 2009  -

(toile de l’auteure « Bailarin »

poème primé)

 

Au paradis des roses

Posté : 27 septembre, 2009 @ 7:40 dans poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

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Au paradis des roses 

 

La ville faisait enfin une pause,

il ne manquait plus à mon cœur que cette rose,

qui, de mon spleen, m’aurait tirée.

Un vent frais d’automne agitait timidement

les feuilles des arbres ensommeillés.

Conquises, elles se rebellaient nonchalamment

exhibant leurs couleurs ensoleillées.

La brume du matin s’était évaporée,

la fraîcheur de l’aube s’était évanouie,

le soleil imposa sa douce présence

et mon cœur éclos peu à peu s’éveilla à la vie.

Le ciel était d’azur,

les astres de la nuit s’étaient enfuis

laissant la place au Prince de l’aurore.

L’astre solaire, auguste et impérieux,

s’évertua à séduire mon âme.

Peu à peu, je me laissai aller à sa flamme,

fermai mon regard,

m’abandonnai à cette douceur automnale

et pris mon envol vers ce paradis des roses

érigeant notre amour en piédestal…

 

©    Monique-Marie Ihry    -  septembre 2009  - 

 

Solitudes

Posté : 27 septembre, 2009 @ 7:32 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Elle avait bu et n’était plus tout à fait elle-même. La vie lui semblait tout à coup plus légère. Somnambule sur le fil de l’oubli, elle voguait dans l’éphémère, loin du marasme quotidien de la solitude. Les brumes de l’alcool lui réchauffait le cœur et brune lune dans le ciel veillait. Tendre était la nuit, douce son euphorie; elle tentait de survivre, il le fallait…

Encore une coupe de champagne, rien qu’une et elle sombrerait enfin dans le lac impassible et bienheureux du sommeil, si tant est qu’un cauchemar ne la noie définitivement dans la fange de ses tristes souvenirs…

 

©  Monique-Marie  Ihry    -  septembre 2009  -

 Extrait du recueil Cueillir les roses de l’oubli,  Éditions Mille-Poètes en Méditerranée, Narbonne, 2014

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Coucher de soleil

Posté : 25 août, 2009 @ 5:28 dans Poèmes en français | Pas de commentaires »

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 ©Tableau de l’auteure intitulé  Puesta del sol (1998) – 70 x 50 cm -

 

Coucher de soleil    

 

Un coucher de soleil à l’envers, 

le monde est las et désespère. 

La mer arbore un rouge sans ombrage,

rouges sont mes vers

sur les perles de sang 

du sable de la plage.  

Ils s’épanchent un  à un

sur les flots lents

d’un impossible espoir…

L’horizon tout à coup

s’illumine, se fait or,   

il est grand temps

de faire fi de ce désespoir latent.

Plongeons-nous dans ce spectacle

que nous offre la mer !

Demain il fera beau,

il fera bleu,

demain le monde sera or…

 

©    Monique-Marie Ihry  – août 2009  -

 

 

  

 

 

Ballade en mai

Posté : 25 août, 2009 @ 5:17 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Si je vous disais que depuis des lustres j’aime 

Ce blond sourire empreint d’une douceur suprême 

Que vous m’adressez volontiers avec flamme 

Et qui dès lors n’a de cesse de me bercer l’âme 

 

Me croiriez-vous si je vous disais rêver 

De vous voir sur le pas de ma porte arriver 

Votre regard paré d’un bouquet de muguet 

Qui consacrerait ce merveilleux mois de mai 

 

Tendez-moi ce bouquet de joli mois de mai 

Je m’ouvrirai à son parfum comme il vous plaît 

Je serai vôtre en ce charmant printemps fleuri 

 

Mille baisers de joie je vous adresse en vers 

Mille vers d’espoir je vous compose ce soir 

Hommage à vos yeux pers dans lesquels je me perds 

 

©   Monique-Marie Ihry    -  août 2009  - 

Texte déposé

 

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