Dans le Jardin des mots

Archive pour la catégorie 'Poèmes en français'

Solitudes

Posté : 27 septembre, 2009 @ 7:32 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Elle avait bu et n’était plus tout à fait elle-même. La vie lui semblait tout à coup plus légère. Somnambule sur le fil de l’oubli, elle voguait dans l’éphémère, loin du marasme quotidien de la solitude. Les brumes de l’alcool lui réchauffait le cœur et brune lune dans le ciel veillait. Tendre était la nuit, douce son euphorie; elle tentait de survivre, il le fallait…

Encore une coupe de champagne, rien qu’une et elle sombrerait enfin dans le lac impassible et bienheureux du sommeil, si tant est qu’un cauchemar ne la noie définitivement dans la fange de ses tristes souvenirs…

 

©  Monique-Marie  Ihry    -  septembre 2009  -

 Extrait du recueil Cueillir les roses de l’oubli,  Éditions Mille-Poètes en Méditerranée, Narbonne, 2014

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Coucher de soleil

Posté : 25 août, 2009 @ 5:28 dans Poèmes en français | Pas de commentaires »

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 ©Tableau de l’auteure intitulé  Puesta del sol (1998) – 70 x 50 cm -

 

Coucher de soleil    

 

Un coucher de soleil à l’envers, 

le monde est las et désespère. 

La mer arbore un rouge sans ombrage,

rouges sont mes vers

sur les perles de sang 

du sable de la plage.  

Ils s’épanchent un  à un

sur les flots lents

d’un impossible espoir…

L’horizon tout à coup

s’illumine, se fait or,   

il est grand temps

de faire fi de ce désespoir latent.

Plongeons-nous dans ce spectacle

que nous offre la mer !

Demain il fera beau,

il fera bleu,

demain le monde sera or…

 

©    Monique-Marie Ihry  – août 2009  -

 

 

  

 

 

Ballade en mai

Posté : 25 août, 2009 @ 5:17 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Si je vous disais que depuis des lustres j’aime 

Ce blond sourire empreint d’une douceur suprême 

Que vous m’adressez volontiers avec flamme 

Et qui dès lors n’a de cesse de me bercer l’âme 

 

Me croiriez-vous si je vous disais rêver 

De vous voir sur le pas de ma porte arriver 

Votre regard paré d’un bouquet de muguet 

Qui consacrerait ce merveilleux mois de mai 

 

Tendez-moi ce bouquet de joli mois de mai 

Je m’ouvrirai à son parfum comme il vous plaît 

Je serai vôtre en ce charmant printemps fleuri 

 

Mille baisers de joie je vous adresse en vers 

Mille vers d’espoir je vous compose ce soir 

Hommage à vos yeux pers dans lesquels je me perds 

 

©   Monique-Marie Ihry    -  août 2009  - 

Texte déposé

 

Je me prénomme Mirabelle

Posté : 7 mai, 2009 @ 8:54 dans Poèmes en français | 1 commentaire »

 

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Je me prénomme Mirabelle Petite comptine lorraine *

 

Je suis une petite mirabelle.

On me dit bien belle.

C’est normal,  je suis Lorraine.

De cette région je suis l’emblème

Star suprême,

Des fruits je suis la reine.

Toute ronde

Et très féconde,

Je trône au milieu des mirabelliers

Et de quelques autres pruniers.

J’ai en effet des  cousines

Toutes aussi coquines.

La Prune, fruit du prunier

Et la Reine-Claude, appelée de cette manière

Très princière

En l’honneur de la reine du même nom.

 

Que dire d’autre sur mon prénom

Sinon qu’il évoque

Toute la blondeur d’une époque.

Il paraît aussi que j’ai bonne mine.

C’est vrai que parfois

J’ai du rose qui illumine

De ses atours

Mes joues, mais cela  dépend des jours.

J’arbore même quelquefois

Des taches de rousseur

Qui parent ma blondeur.

Au fait, j’ai oublié de vous dire

Mais peut-être avez-vous déjà ouï dire

Que je suis blonde contrairement à la prune

Qui elle est toute brune,

De ce brun particulier, un brun souverain

Que l’on ne trouve que chez les Lorrains…

Reine-Claude quant à elle

A choisi de demeurer

Bleu-vert aquarelle,

Verte-dorée,

Encore que, lorsqu’elle est bien mûre

Elle attrape également pour sûr

Quelques blondeurs mordorées.

 

Toutes trois nous jouissons

A l’unisson

De la rosée du matin

Qui sévit dans les jardins.

En août, lorsqu’il fait si beau

Et que l’on sent qu’il va faire encore très chaud,

Elle vient nous rafraîchir à dessein

Avant que la canicule ne s’installe

En ce climat semi-continental.

Puis elle nous orne toutes les trois d’un film délicat

Qui nous recouvre partiellement et pudiquement,

Comme si notre éclat

Avec elle coquettement

Nous ne voulions  dévoiler

Avant d’être par vous dévorées…

 

Si vous me demandez laquelle des trois prunes

Je préfère pour de vrai

Entre la verte-dorée, la blonde ou la prune,

Honnêtement  et ravie

Je vous répondrai

Que moi,  Princesse Mirabelle,

Je me sais la plus belle,

Mais  je ne me sens guère

Pressée d’être cueillie !

Somme toute c’est de bonne guerre…

Depuis l’avènement

De  Stanislas Leszinski, roi de Pologne et Duc de Lorraine,

Je trône en reine sur les versants de l’auguste  Colline de Sion,

Là même où je réside en grand nombre avec les prunes mes amies.

A l’heure actuelle, encore sous la forme d’un bouton

Sans aucune prétention.

Je suis encore un peu endormie

Car nous ne sommes seulement

Qu’aux prémices du printemps.

Je vous donne donc rendez-vous

En amont des blondes prairies

Au quinze Août, à la Sainte-Marie

Période où j’ai pour habitude de m’épanouir

Un peu partout, et uniquement pour vous,

Sur bon nombre de collines ensoleillées

Avec le plus beau de mes sourires

Blond, sucré, parfumé et émerveillé

Pour votre bon plaisir

Et celui de vos yeux,

Excusez du peu !      ;)

 

©  Monique-Marie Ihry   - mai 2009 - 

Texte déposé, reproduction interdite

Une bouteille à la mer

Posté : 6 mai, 2009 @ 9:49 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes en français | Pas de commentaires »

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Je dépose vingt vers dans cette bouteille à la mer 

en caressant le secret espoir qu’au détour 

d’une promenade sur la plage, un beau jour,

elle te ramène vers moi de l’au-delà. 

Souvenirs de dîners près d’une cheminée 

en duo à la lumière d’un candélabre 

savourant et dégustant des mots délectables, 

douces joies de conversations animées…,

souvenirs de balades le long d’une plage,

nos pieds agiles foulant le sable mouillé, 

nous abreuvant de la beauté du paysage, 

savourant le bonheur ineffable d’un jour ensoleillé…,

souvenirs de jours tendres passés à nous aimer,

de folles nuits de passion à nous étreindre, 

convaincus que le malheur ne pouvait nous atteindre.

Merveilleux souvenirs, instants délicieux,

lorsque nous étions encore ensemble, 

vingt vers seulement pour résumer

une vie à deux

dans cette bouteille à la mer sans vis-à-vis…

 

©  Monique-Marie Ihry    – mars 2009  -

Extrait d’un recueil de poésie de l’auteure

Texte déposé , reproduction interdite

 

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