Dans le Jardin des mots

Archive pour la catégorie 'Poèmes en français'

Recueil Le divan du Tamarit / Diván del Tamarit de Federico García Lorca présenté et traduit en français par Monique-Marie Ihry

Posté : 26 janvier, 2023 @ 8:50 dans Poemas en español, poèmes d'amour, Poèmes en français, Traduction | Pas de commentaires »

COUVERTURE 1ERE TAMARIT LORCA 21 janvier 2023

Ce recueil est l’œuvre de la maturité. Le poète, tout en se positionnant dans un présent de rupture, d’avant-garde, élabore un nouvel ordre esthétique, tout en ayant le regard dirigé vers la tradition. L’écriture de cet ouvrage est à la croisée des chemins entre tradition et innovation. L’auteur nous offre une poésie riche de par son rythme, sa musicalité et des procédés stylistiques très variés, en un mot une écriture unique, une œuvre sans pareille. La plume du poète excelle dans l’art de jouer avec les formes, les répétitions de conjonctions, des strophes utilisées comme un refrain, des enjambements et des anaphores originales.

Le divan du Tamarit est également un espace propice au dialogue et à la réflexion. L’amour et la mort sont étroitement liés. Le premier poème « Gacela I de l’amour imprévu » donne le ton de l’ouvrage. Il s’agit de la recherche de l’amour perdu, de l’amour impossible, tu, occulte et plus précisément obscur. Quant à la mort, et pour ne citer que ces exemples, à la fin du recueil il y a ces enfants (Casida III des branches) au visage voilé qui attendent que « mes » branches (celles du poète) se brisent toutes seules dans le verger du Tamarit, et sous les roses tièdes du lit (Casida IV de la femme allongée) les morts gémissent en attendant leur tour. Il y a également la métaphore du squelette de la fillette (Casida V du songe en plein air) chevauchant le taureau.

Par ailleurs, l’amour est, et demeure en somme insatisfait, douloureux, compromis, même la rose (dans la Casida VII de la rose) cherche « autre chose », cet absolu dont on rêve et qui semble décidément inatteignable.

La poésie de Federico García Lorca demeure intemporelle, car elle nous permet de comprendre en partie ce monde troublé de sensations et cette perplexité dans laquelle nous évoluons au quotidien. Amour, mort, émotion…, sa poésie émeut, bouleverse, ébranle.

Le recueil Le divan du Tamarit, avec en toile de fond la ville de Grenade chère au poète et le jardin du Tamarit plus précisément, est une œuvre majeure sous le signe de l’amour et surtout celui de la mort. Amour et mort : deux notions indissociables lorsque la vie demeure impitoyable pour l’enfant, l’innocence bafouée, l’être incompris et meurtri.

La traductrice Monique-Marie IHRY a été récompensée par des grands prix de poésie, dont le Prix Jean-Vincent Verdonnet 2022, le Prix Paul Verlaine 2021, le Prix Visages du Nord 2021, le prix Jean Bonicel 2020, le prix Jean Cocteau 2020 de la Société des Poètes français dont elle est membre, le prix de traduction François Victor Hugo 2019 de la Société des Poètes français pour sa traduction en français de Langueur de la poète argentine Alfonsina STORNI avec un rappel de ce même prix en 2020 pour sa traduction de Inquiétudes sentimentales la poète chilienne Teresa WILMS MONTT.

Renseignements sur l’ouvrage :

Ouvrage bilingue espagnol-français

© Cap de l’Étang Éditions™, 13 rue du Château, Capestang (34310), France

Bruno SALGUES/SIRET : 753 039 981 00026

Numéro éditeur : 978-2-37613

BNF : 17841

Gencod : 3019008245105

Site web : http://www.capdeletang.com

ISBN : 978-2-37613-143-4

EAN : 9782376131434

Code Thema : DCF

Code Dewey : 841

Code CLIL : 3633 Poésie

3638 Poésie Contemporaine

Auteur du texte : Federico García Lorca

Présentation et traduction en français : Monique-Marie Ihry

Réalisation de la couverture : Monique-Marie Ihry

Tableau de couverture : « Il était une colline » (2018), huile sur toile 40 x 40 cm © Monique-Marie Ihry

© Tous droits de reproduction et de traduction, d’adaptation et d’exécution réservés pour tous les pays

Dépôt légal : janvier 2023

Nombre de pages : 96

Prix : 21 €

À la veillée

Posté : 15 janvier, 2023 @ 10:21 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, poèmes d'amour, Poèmes en français, Prix de poésie | Pas de commentaires »

Nikolaï + 41 x 33 cm

À la veillée

(Sonnet)

 

Tes yeux sont un miroir, un lac azur paisible

Dans lequel se reflète un ciel peuplé d’oiseaux ;

Y vogue une caresse, et parmi les roseaux,

Le doux refrain venu d’une flûte invisible.

 

Ton cœur fleuri d’amour au-delà du plausible,

A la divine aura des jeunes damoiseaux ;

Poème étourdissant bientôt surgi des eaux

Révélant la candeur d’une aube intraduisible…

 

Tes lèvres sont un lac, une onde de bienfaits

Où d’éternels soupirs fleurissent satisfaits

Quand tu poses sur moi ton âme ensoleillée.

 

Ton corps est une harpe acquise à mon plaisir,

De ses cordes vibrant comme il plaît à loisir

Lorsque ton cœur serein m’accueille à la veillée…

 

@ Monique-Marie Ihry  – 30 avril 2022 -

(toile de l’auteure intitulée « Nikolaï » (2015) – huile sur toile 41 x 33 cm -)

Lamento

Posté : 10 décembre, 2022 @ 10:26 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes en français | Pas de commentaires »

VIGNES D'OCCITANIE I 80 x 40

Lamento

 

L’archet du temps faiblit. L’on ne perçoit bientôt

Dans le soir vieillissant qu’une longue plainte muette.

Les chênes aussi ont leur douleur secrète

Qu’ils pleurent d’une feuille au fil d’un lamento.

 

L’automne prend son temps, nous dicte sa froidure,

À vils renforts de vents, fait trembler les troncs morts,

Puis les grands arbres blonds au front couronné d’ors

S’inclinent à regret sans autre procédure…

 

L’on ne perçoit bientôt dans les sommets obscurs

Que des nuages hagards chevauchant la vallée,

Chassés par le Mistral dans la nuit brune allée ;

Ils galopent traqués par des souffles impurs.

 

La nature se meurt sous l’assaut de l’automne.

Un grand chêne gémit sur le bord du canal.

Blotti sur un côté, l’érable colossal

S’incline d’un silence et puis se pelotonne…

 

Sous peu, l’hiver viendra nous dicter sa vigueur

Et l’on ne verra plus des arbres que les branches,

Grandes, squelettiques comme de vieilles hanches

Agonisant tantôt sous l’auguste rigueur.

 

Il n’y a plus de plainte ou de douleur secrète,

La nature n’est alors qu’une tombe gisant

Sur un sol épuisé. Il n’est guère à présent

Que l’ombre d’une mort qu’une flûte interprète…

 

© Monique-Marie Ihry  – 10 décembre 2022 -

(toile de l’auteure « Vignes d’Occitanie I » – huile sur lin 80 x 40 cm -)

L’état de bête

Posté : 11 novembre, 2022 @ 8:34 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes en français, Réflexions diverses | Pas de commentaires »

PARIS II La mélancolie du cygne

En ce 11 novembre 2022, voici un poème sur la guerre, sa monstruosité, en hommage à toutes les victimes d’un pouvoir qui se veut absolu en dépit de tout…

L’état de bête

 

Y a-t-il une excuse à la monstruosité

commise par des humains hantés

par la cruauté sans cesse alimentée

par les démons d’une guerre

autorisant tous les pouvoirs ?

Les hommes connaissent-ils la culpabilité

Lorsqu’un enfant se meurt de peine ensanglantée,

que l’âme se débat avec l’horreur, la détresse

cimentée au plus profond du cœur pour l’éternité ?

Il n’est point de pardon pour effacer le crime

commis sur un enfant, une pauvre victime

malgré elle soumise au dictat d’un pouvoir

qui bombarde les maternités, les hôpitaux

et mutile la vie au berceau de l’innocence.

On ne peut qualifier d’humain la bête cruelle

dépourvue de raison, dont la soif rituelle

d’insuffler son venin se commue en devoir !

 

Certes, le soldat est contraint d’obéir

à un maître assoiffé de pouvoir.

Certes, il doit répondre à des ordres.

Mais lorsque le cœur orphelin déborde,

l’on se souvient des viols, des outrages, des horreurs

qui n’avaient pas été ordonnés…

On se souvient de ceux que l’on a aimés

et l’on pleure ces moments de grâce

à jamais disparus…

 

© Monique-Marie Ihry – 8 décembre 2020 -

(aquarelle de l’auteure intitulée « La mélancolie du cygne »)

Masque…

Posté : 6 novembre, 2022 @ 10:56 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes en français | Pas de commentaires »

 soldat ange

Masque…

 

La guerre a fait rage dans le blanc paysage de l’hiver

désormais maculé par le sang de valeureux soldats…

Seule est la plaine sous la bise hivernale

qui souffle en rafale son amertume glaçante

sur les corps étalés, sans défense, abandonnés,

exposés aux rigueurs hivernales.

Isolés, sont ces êtres en phase terminale,

ces corps mutilés dont l’âme, déjà, s’en est allée

vers des lieux plus favorables…

 

Peu à peu, neige s’installe dans la plaine endormie…

En silence, elle recouvre de son blanc linceul de flocons

les monts, les vallées, les forêts de cristal, l’horizon

des corps ensanglantés,

masquant ainsi l’horreur du combat

sacrificiel…

 

La mort rôde de nouveau.

Un tir isolé déchire le silence.

Un cri sourd, un râle désespéré,

une flaque de sang macule le sol blanc…

De nouveau, le silence. La mort cependant rôde,

érode des corps parallèles ensanglantés,

emporte vers des rivages plus sereins

ces âmes lasses d’avoir combattu en vain

pour une paix illusoire.

 

Demain, dans la blancheur virginale de l’aube

et le silence d’une mort résolument installée,

une nouvelle rafale de neige opaline masquera

de son aube virginale

le carnage d’autres vies immolées

pour satisfaire les dieux éternels

et insatiables de la guerre…

 

Le monde ne change pas.

Les crimes se perpétuent.

Au nom du pouvoir de certains,

l’on sacrifie des pères,

des mères se lamentent,

l’enfance mutilée se désespère…

 

© Monique-Marie Ihry  – 6 novembre 2022 -

Mesures préventives / Medidas cautelares, Recueil de poésie de José María Molina Caballero traduit en français par Monique-Marie Ihry, Collection Bilingue n° 17, Cap de l’Etang Editions

Posté : 5 novembre, 2022 @ 2:48 dans Poemas en español, Poèmes en français, Réflexions diverses | Pas de commentaires »

COUVERTURE 1ère José Maria MESURES PREVENTIVES 5 novemvbre 2022

Fruit de beaucoup d’années de réflexion et d’un travail exigeant, Mesures préventives est un ouvrage très accompli, mature et original dans lequel le poète renommé José María Molina Caballero réunit un ensemble de poèmes composés d’hendécasyllabes non rimés très émouvants. Avec une approche philosophique, sa poésie existentielle scrute les lumières et les ombres de la condition humaine et s’assimile à une sorte de jugement dans lequel est mis en évidence un compromis esthétique réussissant à captiver l’attention du lecteur. C’est un recueil de poésie élaboré avec une structure métrique rigoureuse dans lequel nous découvrons une grande force expressive, une cohérence et une unité thématique. Cet ouvrage excellent, tant sur le plan de la forme que du contenu, a reçu l’éloge unanime de la critique littéraire.

Dans cet ouvrage rédigé avec une structure métrique rigoureuse, nous trouvons à la fois une grande force expressive, une cohérence et unité thématique.

Cet ouvrage excellent, tant sur le plan de la forme que du contenu, a été nominé pour le Prix Andalucía de la Crítica 2022. Il a par ailleurs reçu un éloge unanime de la critique littéraire.

José María Molina Caballero est poète, auteur de récits et éditeur. Il est membre de l’Académie Royale de Cordoue et de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Antequera. Il est auteur de 15 ouvrages, directeur de la maison d’édition Ánfora Nova et de la revue du même nom. Il est membre du Conseil Consultatif du Centre Andalou des Lettres et du Conseil Social de l’Université de Cordoue. Il a reçu le Prix Cordobés del Año 2019, a été nominé pour le Prix Andalucía de la Crítica 2022, 2019, 2013, 2009 et 2006, a reçu le Prix Mecenas de la Literatura Andaluza “Manuel Altolaguirre”, le Prix National de Poésie « Ciudad de Benicarló”, la Bourse à la création littéraire du Ministère de la Culture, un Accessit du Prix National de poésie « Rafael Alberti-Unicaja »… Une partie de son œuvre a été traduite en anglais, en italien, en portugais, en serbe, en roumain et en français.

La traductrice Monique-Marie Ihry a fait des études de Droit et d’Espagnol. Elle est auteure de nombreux recueils de poésie, de romans et de littérature jeunesse. Elle est également traductrice espagnol-français et illustratrice. Elle a été récompensée par des prix prestigieux de littérature, dont ‒ pour ne citer que les plus récents ‒ le Prix Jean-Vincent Verdonnet 2022, le Prix Paul Verlaine 2021 (Metz), le Prix Visages du Nord 2021, le prix Jean Bonicel 2020, le Prix Jean Cocteau 2020 de la Société des Poètes français dont elle est membre, le prix de traduction François Victor Hugo 2019 de la Société des Poètes français pour sa traduction en français du recueil Langueur de la poète argentine Alfonsina STORNI, avec un rappel de ce même prix en 2020 pour sa traduction de Inquiétudes sentimentales la poète chilienne Teresa WILMS MONTT.

Renseignements sur l’ouvrage publié :

© Cap de l’Étang Éditions™, 13 rue du Château, Capestang (34310), France

Bruno SALGUES/SIRET : 753 039 981 00026

Numéro éditeur : 978-2-37613

BNF : 17841

Gencod : 3019008245105

Site web : http://www.capdeletang.com

ISBN : 978-2-37613-141-0

EAN : 9782376131410

Code Thema : DCF

Code Dewey : 841

Code CLIL : 3633 Poésie

3638 Poésie Contemporaine

Auteur du texte : José María Molina Caballero

Présentation : Antonio Cruz Casado

Traduction : Monique-Marie Ihry

Réalisation de la couverture : Bruno Salgues

Nombre de pages : 152

© Tous droits de reproduction et de traduction, d’adaptation et d’exécution réservés pour tous les pays

Dépôt légal : octobre 2022

Deux blancs cygnes

Posté : 26 octobre, 2022 @ 8:44 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes en français | Pas de commentaires »

cygne couple

Deux blancs cygnes

(Sonnet)

 

Deux cygnes opalins voguaient calmes, beaux.

Le chant du crépuscule éveillait une étoile

Bienveillante évinçant la brume de son voile.

L’archange dans le ciel semblait bénir les eaux…

 

Au loin, l’on entendait des canons, des corbeaux,

Dont le martèlement dans la nuit automnale

Finit par succomber ; plus de tirs en rafale

Dans le silence azur d’une nuit sans tombeaux.

 

Il n’était plus d’obscur sous les feux de la lune.

La valse palmipède à l’ivoirine plume,

Vint attendrir les flots, les combler d’infini.

 

Sur le bienheureux lac, fleurissait l’assurance

D’un univers serein dépourvu de souffrance,

De l’enfer des combats, leur souvenir honni…

 

© Monique-Marie Ihry – 6 mai 2022 –

cygne couple

Le wagon infernal

Posté : 22 septembre, 2022 @ 4:54 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français, Réflexions diverses | Pas de commentaires »

fantasmagorie I 30 40

 Le wagon infernal 

 

…Je tentais vainement d’accrocher mon wagon

À ce train diabolique où valse l’horizon,

Mais ne parvenais pas dans cette course folle

À rassembler le tout courant derrière Éole.

Mus par un ouragan de pensées délétères,

Les nuages du ciel, comme de pauvres hères

Montés sur leur jument, vomissaient leur sang,

Maculaient le soir d’un bandeau indécent.

Dans un semblant de paix malgré ce flux de rouge,

Les noirs délaissèrent le siège de ce bouge

Et la lune en sommeil fit éclore une étoile,

Soulageant de ce fait les cœurs purs de leur voile.

Puis le train se para d’un semblant d’unité,

Une paix s’installa sur le rail affecté,

Et dans le ciel paisible un oiseau de passage

Grava ces mots d’amour, ce bienveillant message :

 

« La mort survient sans rendez-vous,

Soyez unis, entraidez-vous,

     La vie est une fleur fragile,

     La guerre une cause futile.

     De la nuit émane le jour,

     Des maux, le plus fort est l’amour! »

 

© Monique-Marie Ihry

(toile de l’auteure intitulée « Fantasmagorie I », huile sur toile, 30 x 40 cm)

Poème XXVIII. [Lorsque, dans l’ombre obscure] du recueil de poésie « Rimas » de Bécquer (1836-1870)

Posté : 17 septembre, 2022 @ 1:18 dans poèmes d'amour, Poèmes en français, Traduction | Pas de commentaires »

Je vous propose aujourd’hui le poème XXVIII du recueil Rimas du grand poète romantique espagnol Gustavo Adolfo Bécquer (1836-1870). Il fait partie du recueil intitulé Rimes paru en septembre 2022 aux Éditions Cap de l’Étang dans une version bilingue et que j’ai eu ce grand bonheur de traduire.

 

XXVIII. [Lorsque, dans l’ombre obscure]

 

Lorsque, dans l’ombre obscure,

une voix égarée murmure

en troublant son calme douloureux,

si au fond de mon âme

je l’entends doucement résonner,

dis-moi, est-ce le vent qui se plaint

dans ses virevoltes, ou sont-ce tes soupirs

qui en passant me parlent d’amour ?

 

Lorsqu’à ma fenêtre le soleil

rouge brille dans le matin,

et que ton ombre évoque mon amour,

si j’ai l’impression de sentir

une autre bouche dans la mienne,

dis-moi, est-ce qu’aveugle je délire,

ou est-ce ton cœur qui m’adresse

un baiser dans un soupir ?

 

Et dans le jour lumineux,

et dans la grande et sombre nuit,

si dans tout ce qui entoure

l’âme qui te désire,

je crois te ressentir et te voir,

dis-moi : est-ce que je te touche ou te respire

tout en rêvant, ou bien dans un soupir

me donnes-tu ton souffle afin que je m’en désaltère ?


 Gustavo Adolfo Bécquer

 

https://capdeletang.com/produit/rimes-rimas-de-gustavo-adolfo-becquer/

 

COUVERTURE 1ere rimes bécquer-page001 (2)

Si…

Posté : 18 août, 2022 @ 11:33 dans Poèmes courts, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

DELICES 5

Si…

 

Si mes vers avaient ce pouvoir

d’effleurer doucement tes lèvres

que j’espère frémissantes d’émoi

sous la caresse de mes mots,

alors, j’effeuillerais lentement ta chemise,

déferais un à un les boutons

menant à l’allée ensoleillée de ton cœur.

Et, posée sur ton sein de bronze et de velours,

j’écouterais battre ces élans d’amour

agiles et cadencés au rythme

d’une émotion intense, ensemble partagée…

 

Si mes vers avaient ce pouvoir

d’effleurer lentement ton âme solitaire,

je pourrais enfin me retirer de ce monde,

à jamais comblée par l’extase

de ce seul instant d’éternité…

 

©  Monique-Marie Ihry    -  15 août 2022 -

(Illustration de l’auteure : « Délices 5″ (2018), encre de Chine=

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