Dans le Jardin des mots

Archive pour la catégorie 'Extraits de recueils de poésie de l’auteure'

« 1er novembre », poème commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 3 novembre, 2012 @ 8:26 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

1er  novembre 

Alors que l’on fleurit les tombes

Des êtres que l’on a aimés,

Germe la vie en toute rose.

©  Monique-Marie  Ihry    - 5 février 2012  –

Texte déposé

* * *

 

« Depuis des millénaires, l’être humain a constaté que l’une des  principales lois qui régissent l’univers est l’alternance de la plupart des phénomènes observés : la nuit et le jour, les saisons, le flux et le reflux, la crue et la sécheresse, l’abondance et la disette, la vivacité et le fléchissement… et,  parmi eux,  la vie et la mort. Et c’est cette dernière constatation  qui était à l’origine des idées de l’au-delà  et de la résurrection, lesquelles naquirent dans l’esprit des humains bien avant l’apparition des religions monothéistes, tout comme l’idée de la réincarnation chez certains peuples. D’où  la notion  de régénération et de renaissance aux sens propre et au sens figuré.  Et rien d’étonnant qu’une telle idée prenne forme dans l’esprit de l’auteure,  cette romantique née, connue pour sa prédilection pour le thème de la nature. Rien d’étonnant également qu’elle ne l’aborde pas en tant que fin en soi. En effet, absorbée comme elle l’est dans ses nouvelles préoccupations positives résultant du changement radical qui a touché sa vie, elle  ne fait que prendre cette idée comme point de départ  pour exprimer sa vision optimiste de l’avenir avec la conviction que même  la mort est incapable d’empêcher sa concrétisation.

Sur le plan du style, la seule image  complexe que comporte le texte est composée de deux constituants contraires  successifs : « l’on fleurit les tombes / Des êtres que l’on a aimés / Germe la vie en toute rose »  qui résument  ensemble toute la vie passée et présente de la locutrice.

Nous terminons ce commentaire par  cette  citation très significative  de Fleurette Levesque qui va dans le même sens : « La vie est un éternel recommencement ». »

Mohamed Salah Ben Amor

 

« Les rochers de l’aube », poème commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 2 octobre, 2012 @ 9:35 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes en français | Pas de commentaires »

soledad I 27  35

Toile :  » Soledad  » (2009) © Monique-Marie Ihry

Les rochers de l’aube

 

Sur les trottoirs frileux les feuilles se dérobent

Et partent rejoindre les caniveaux de l’aube.

La pluie va nus pieds sur les pavés de la rue

Rejoindre les larmes dont le flux s’est accru.

 

Le vent sur sa jument ivre fend la pénombre

Dénudant la robe des papillons de l’ombre,

Le cœur aux corolles flétries par la mémoire

S’effeuille peu à peu sur la page du soir.

Où sont ces blonds pays où brille notre amour,

Où court le fleuve azur des rêves de toujours

Lorsqu’ils ne s’échouent pas sur les rochers de l’aube ?

Où sont ces prés fleuris où les lys de leur robe

Venaient parer d’oubli le jour qui se dérobe

À force de beauté, sur les flots de l’amour ?

 

© Monique-Marie Ihry – 17 février 2012 -

 

* * *

 

« Sur le plan locutoire (ce qui a été dit), ce poème est composé de deux parties égales et distinctes : la première (les deux premières strophes) est constative, du fait qu’elle décrit formellement deux paysages visibles. La seconde  (le reste du texte) est performative, car elle a été conçue sous forme d’une série d’interrogations et n’est  donc, de ce fait, ni vraie ni fausse. Néanmoins,  sur le plan illocutoire, c’est-à-dire du vouloir dire,  tout le poème a été élaboré  dans l’intention d’exprimer l’état d’âme mélancolique de la locutrice (celle qui parle et qui ne s’identifie pas nécessairement à l’auteure). Cependant, si le premier niveau ne pose aucun problème  puisqu’il s’inscrit totalement dans la tendance romantico-symbolique de la poète,   surtout de par l’usage massif du lexique de la nature (aube feuilles   pluie vent  pénombre papillon ombre corolle  fleuve rocher pré   lys) et l’accord entre le moi et chaque aspect décrit de cette nature (la tristesse dans les  deux premières strophes/le bonheur souhaité dans les deux suivantes), le niveau illocutoire, en revanche, paraît être en contraste avec les derniers poèmes de l’auteure dans lesquels elle dépeint des ambiances de bien-être et d’optimisme. Que s’est-il passé ? Rien d’anormal ! En effet  et psychologiquement parlant, la mélancolie est de deux sortes : l’une est persistante et innée (ce qui n’est pas le cas ici) et l’autre est née de l’humeur du moment et passagère.

Sur le plan stylistique, enfin, le poème a été habilement construit en deux phases  égales et opposées  (le  réel/le souhaité –  le constatif/le performatif – le locutoire/l’illocutoire) et regorge d’images agréables dont certaines sont bouleversantes (La pluie va nus pieds sur les pavés de la rue / Rejoindre les larmes dont le flux s’est accru / Le vent sur sa jument ivre fend la pénombre / Dénudant la robe des papillons de l’ombre). Notons par ailleurs la régularité des rimes et des sonorités. »

 

Mohamed Salah Ben Amor

« Après-midi de mai », poème commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 31 août, 2012 @ 2:03 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

soledad.jpg

(toile de l’auteure)

 

 

Elle avait ce je ne sais quoi

qui vous met les sens en émoi.

Sa bouche avait un ton cerise,

de celles que l’on cueille en mai.

Je la peins fort déshabillée,

lui fis la pose émerveillée

comme si elle regardait

l’ange dont elle était éprise.

Sa taille fine soulignée,

la chevelure dépeignée,

elle attendait son bien-aimé.

Dans l’après-midi  parfumé

l’amante avait un rendez-vous…

 

©  Monique-Marie Ihry    -  31 janvier 2012  - Poème extrait du recueil de poésie grivoise intitulé  » Délices   » en vente sur amazon.fr , réédition juin 2018

* * *

 Commentaire :

« Trois éléments attractifs contribuent, dans ce nouveau mini-poème, à fasciner le récepteur, qu’il soit lecteur ou auditeur pour le cas où il serait déclamé. Le premier est le sous-thème abordé appartenant au thème général de l’éternel féminin et qui est  le recours  par tous les moyens de la part des filles d’Ève  pour plaire  à l’homme,  par l’embellissement de  leur  aspect externe (la bouche avait un ton cerise   fort déshabillée   pose émerveillée  sa taille  fine  soulignée  la chevelure dépeignée), sachant que les individus de sexe masculin sont plutôt visuels en amour. Le second est expérimental et consiste à faire chuter  les frontières entre la poésie et la peinture (je la peins  lui fis, …) grâce au don double de l’auteure. Et cela s’est matérialisé  par l’exécution d’un tableau en mots ou, si l’on veut, par l’écriture d’un poème avec des traits et des couleurs mentales imaginées. Le troisième, enfin, est la narrativisation du poème  par l’usage de deux procédés utilisés dans  la littérature narrative  moderne : l’un est la description graduelle du personnage  empruntée au cinéma et l’autre est le  dévoilement, tout à la fin du poème, du petit secret de l’héroïne  qui est  d’avoir un rendez-vous.

Grâce à  la mise en fonction très mesurée et finement dirigée vers des objectifs esthétiques bien précis  de toutes ces techniques réunies, l’auteure nous a gratifiés encore une fois  d’un véritable joyau. »

Mohamed Salah Ben Amor

« Aurore », poème commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 30 juillet, 2012 @ 10:15 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

 

Aurore 

 

Les arbres nus, les massifs en fleurs,

la rose, l’oiseau,

tout renaissait dans la brume.

La nuit et ses cendres tiraient leur révérence

au jour dans le chant d’une aurore …

 

©  Monique-Marie Ihry    -  2012  -

 

* * *

 

« Dans ce haïku, le mot  « jour »  est le mot-clé ou plus précisément le focus  au sens pragmatique du terme, bien qu’il ait été mentionné au dernier vers. Et ce retardement est, sans aucun doute, délibéré et calculé afin d’exploiter le plus grand nombre d’éléments linguistiques utilisés  précédemment  pour  bien  le mettre en évidence, vu que le texte a été construit spécialement autour de lui.

Commençons donc par examiner les significations  de ce mot pour comprendre  dans quel but il a été retardé. Le jour  est l’un des symboles de la masculinité,  d’où les notions de vivacité, d’activité, d’intrusion, de clarté  et d’amour déclaré  qui lui sont  associées. Dans ce haïku-ci,  on le voit prendre la place de  son contraire « la nuit » qui représente la féminité avec la plupart de ses caractéristiques notamment la passivité, la réceptivité, l’intuitivité et l’amour secret. Néanmoins, cette passation n’est pas directe car elle a été accomplie après une phase intermédiaire, le temps relativement bref que dure  l’aube. Et cette phase est loin  d’être superflue parce qu’elle évoque une période marquée par le doute, la suspicion et la méfiance  qui sont des états d’âme presque propres aux femmes dans leur relation avec le sexe opposé. Enfin, si la succession de ces trois étapes (nuit – aube – jour) connote  effectivement une évolution positive et heureuse, il est à remarquer que l’on est  encore seulement au lever du jour. Ce qui veut dire qu’il reste un bon trajet à parcourir. Espérons que  la prochaine  étape confirmera tout l’optimisme affiché par la locutrice  en couronnant son poème par le lever du jour. »

 

Mohamed Salah Ben Amor

 

Anaphore de l’aube

Posté : 15 mars, 2012 @ 12:08 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Anaphore de l'aube dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure rose-rose-gilles-300x199

 

 

 

 

 

 

 

 

Anaphore de l’aube 

 

Le printemps émergeait dans une paix bénie,

L’aube s’éveillait dans le frimas matinal

Et la rose attendait depuis son piédestal

L’instant d’offrir au monde sa grâce infinie.

 

Dans le murmure lent du refrain de l’aurore

Une fleur déplia sa robe vers le ciel,

Une rose venait d’éclore à l’arc-en-ciel

Et l’aube d’offrir au jour sa blonde anaphore…

 

©  Monique-Marie Ihry   

Texte déposé, tous droits réservés

Plénitude

Posté : 17 janvier, 2012 @ 10:19 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes en français | Pas de commentaires »

QUIZAS 46 X 38

Plénitude

Comme l’on ne pouvait

Stopper la marche du temps,

De sa coupe je buvais jusqu’à la lie

 Ces instants

D’une grâce bénie…

© Monique-Marie  Ihry    -  janvier 2012  -

Texte déposé, reproduction interdite

toile de l’auteure (« Quizas »)

Haïku 1024

Posté : 6 octobre, 2011 @ 6:27 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes en français | Pas de commentaires »

parapluie.jpg

 

Une pluie d’automne

Un parapluie pour eux deux

Dans leur cœur,  l’été

 

©  Monique-Marie Ihry  -  18 août 2011  -

Haïku : 5 / 7 / 5

Extrait du recueil de poésie  » Le coeur d’Ana  » paru en 2012

Roses d’automne

Posté : 17 septembre, 2011 @ 7:40 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

rosesbouquetchristine.jpg

Roses d’automne 

 J’irai dans le jardin de mon cœur

cueillir ces roses de l’automne.

Je cueillerai celle qui porte ton nom,

celle dont les pétales exhalent un doux parfum,

celle dont la fragrance enivre mon âme

d’une farandole de souvenirs exquis,

dans l’heureuse métaphore

de cet éveil embrasé de l’aube,

avec toi, mon amour… !

©  Monique-Marie Ihry    -  17 octobre 2010  -

Texte déposé

Métaphore d’un soir

Posté : 27 août, 2011 @ 7:31 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Prose poétique | Pas de commentaires »

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 Tableau de l’auteure Soledad  -  Huile sur toile 40 cm / 80 cm  -

 

Métaphore d’un soir   

 

Elle allait cette nuit-là fort déshabillée

Dans ce jean élégant qui épousait son corps,

Elle avait ce soir-là dans ces yeux endeuillés

Toutes les cendres d’un Vésuve de l’aurore.

Il était ce soir-là comme à l’accoutumée

Vêtu de noir et de belle élégance.

Il pencha sur elle son épaule charmée,

Elle épancha son âme mi-cendre, mi-or.

Dans l’aube de son regard, elle épousa l’espoir…

Elle partit cette nuit-là réconfortée,

Il rejoignit la voûte des cieux,

Leur mystérieuse métaphore.

 

© Monique-Marie Ihry

Extrait du recueil  » Délices  » (2013), réédition juin 2018, Cap de l’Étang Éditions,

 

  

Aube…

Posté : 24 mai, 2011 @ 7:22 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, poèmes d'amour, Poèmes en français | 8 commentaires »

paradisdesrosesblanches.jpg

Aube 

  

 Du soleil naît le jour,

du jour éclot la rose

et de la rose, mon cœur,

ne fleurissant que pour toi…

©  Monique-Marie Ihry    -  19 avril 2011  -

(Extrait d’un recueil de poésie de l’auteure)

 

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