Dans le Jardin des mots

Archive pour la catégorie 'Extraits de recueils de poésie de l’auteure'

Roses sans épines / Rosas sin espinas

Posté : 15 juin, 2019 @ 8:08 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poemas en español, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Roses sans épines

Elle voulait seulement atteindre ce balcon de l’univers

où l’air revêt l’arôme des roses sans épines.

On lui a dit que la porte était fermée.

Elle a gravi une à une les marches,

son reflet affiché dans le miroir de toutes ses lunes.

Fort heureusement elle avait une clef

magique oxydant tous les mensonges.

 

LORSQUE POINT L AURORE ANA

 

 

Rosas sin espinas

 

Solo quería llegar a ese balcón del universo

donde el aire huele a rosas sin espinas.

Le dijeron que la puerta estaba cerrada.

Subió los peldaños de uno en uno,

retratada en el espejo de todas sus lunas.

Afortunadamente llevaba una llave

de ilusiones que oxidaba todas las mentiras.

 

© Ana HERRERA, extrait du recueil de poésie « Les oiseaux de neige / Pájaros de nieve« , traduction en français de Monique-Marie IHRY, Collection Bilingue n° 3, Cap de L’étang Editions, 2019

Les illustrations sont de Monique-Marie IHRY.

 

COUVERTURE 1ère LES OISEAUX DE NEIGE

La corniche

Posté : 13 juin, 2019 @ 6:43 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Paris 35 

 

Les siècles avaient déposé

leurs rochers dans la mer de Sète

et les vagues allaient et venaient en fracas

frotter leur écume blanche

sur la pierre usée à force de résister

à l’affront perpétuel.

Le ciel semblait bénir l’entêtement des flots

et l’onde continuait son va-et-vient

exécutant sa danse sonore

sur la roche docile et muette.

Quelques mouettes fendaient le ciel,

plongeant de temps à autre dans l’eau

en quête d’un repas,

ignorant le trépas

des pierres millénaires déposées

sur les rives de l’onde,

malmenées par la folle ronde

des vagues, elles-mêmes condamnées

à errer sans espoir de salut

dans cette mer encerclant le monde

prisonnier de son aura.

 

© Monique-Marie Ihry  – 21 août 2018 –

(Illustration : aquarelle de l’auteure)

Tatoue-moi / Márcame, poème d’Ana HERRERA traduit en français par Monique-Marie IHRY

Posté : 9 juin, 2019 @ 10:51 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poemas en español, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

carnet secret 1

Tatoue-moi     

 

Tatoue-moi ton absence avec des semences d’amour

dans le délire désert de mon univers,

sur les feuilles qui tremblent au vent

tout près de ma porte,

sur les années que dessine le temps

sur ma nudité,

sur ma nudité mise à nu pour toujours.

Sur l’image de tes mains oubliées

près de mon chevet,

sur le visage gris de l’aube intolérante.

Tatoue-moi ton absence

dans l’éclat permanent de mon désir

projeté entre mes jambes,

dans chaque cellule oxygénée par mon corps,

pour que je ne puisse jamais,

jamais plus, au cours des siècles à venir,

me dégager de l’aura de ton regard.

 

                    * * * 

Márcame

 

Márcame tu ausencia con semillas de amor

en el delirio hueco de mis aires,

en las hojas que tiemblan con el viento

muy cerca de mi puerta,

en los años que el tiempo balancea

en mi desnudez,

en mi desnudez desnuda para siempre.

En el matiz de tus manos olvidadas

junto a la cabecera de mi cama,

en el semblante gris de la mañana intolerante.

Márcame tu ausencia

en el fulgor intacto del deseo

que se extiende entre mis piernas,

en cada célula que mi cuerpo oxigena,

para que no pueda nunca,

nunca jamás, en el tropel de los siglos, 

desprenderme del aura en tu mirada.

 

(- Poème extrait du recueil illustré d’Ana HERRERA Les oiseaux de neige / Pájaros de nieve, traduit en français par Monique-Marie IHRY, Collection Bilingue n° 3, Cap de l’Étang Editions 2019, en vente sur amazon.fr et amazon.es

- Les illustrations de ce recueil sont de Monique-Marie IHRY)

 

COUVERTURE 1ère LES OISEAUX DE NEIGE

 

Au cœur effeuillé

Posté : 4 mai, 2019 @ 4:33 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poemas en español, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Au cœur effeuillé

Je l’ai connu au temps des roses. C’était le gai printemps lorsque fleurissent les baisers sur les lèvres des jeunes filles. C’était cette époque où l’on ose semer de fous baisers dans les sillons de l’espérance, avec toi muse, mon amour, lorsque fleurit tout l’or du printemps et que germent les roses sur les buissons de l’innocence, quand les arbres du printemps chuchotent encore de si douces choses… Les blanches roses dispensaient leur arôme dans la tendresse du matin. C’était au temps des roses belles, lorsque l’on ne soupçonne pas le chagrin lié aux peines de la romance, quand règne l’innocence au sein du bouquet de l’espérance…

Depuis, il y eut bien des automnes, leur cortège monotone. Il ne reste en notre jardin que ces buissons tristes et nus ayant fait vœu de pénitence. L’amour, les baisers se sont tus, il n’est plus qu’un chapelet d’épines au cœur effeuillé du matin…

 

COUVERTURE 1ere LA DERNIERE PAVANE

En el corazón desnudo 

 

 Yo lo conocí en el tiempo de las rosas. Era la alegre primavera, cuando florecen los besos en los labios de las jóvenes. Era esa época en la que osamos sembrar de locos besos los caminos de la esperanza, contigo, musa, amor mío, cuando brota todo el oro de la primavera y germinan las rosas en los matorrales de la inocencia, cuando los árboles de la primavera susurran aún sobre cosas tan dulces… Las blancas rosas entregaban su aroma a la ternura de la mañana. Era el tiempo de las bellas rosas cuando no sospechamos del dolor ligado a las penas del romance, cuando reina la inocencia en el seno del ramo de la esperanza…

 Después, hubo muchos otoños, con su cortejo monótono. No quedan en nuestro jardín más que arbustos tristes y desnudos que habían jurado penitencia. El amor, los besos se han callado, ya no queda más que un rosario de espinas en el corazón desnudo de la mañana…

 

 * * *

Poème extrait du recueil de poésie La dernière pavane / El útimo baile, Prose poétique de Monique-Marie Ihry traduite en espagnol par Ana Herrera, Collection Bilingue n° 1, Cap de l’Étang Editions, avril 2019

Notre Dame

Posté : 18 avril, 2019 @ 9:44 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poemas en español, Poèmes en français, Prose poétique | 2 commentaires »

Notre Dame 

 

Mon front est rose encore de tes baisers fleuris effeuillant mon cœur sous le ciel de Paris. Et je frémis toujours quand sous la blonde lune les cloches carillonnent chacune une à une, me rappelant à toi, au chant du souvenir, quand au creux de tes bras j’étais prête à mourir.

Notre Dame sonnait, nous étions ensemble et la lune brillait. J’en défaille et je tremble… Connais-tu bien le manque ? Sais-tu les longues nuits à pleurer ton absence ? Lorsque scande minuit, dans mon âme le glas me saisit, me frappe, me terrasse, et le chant de la brume me drape d’un grand linceul pesant qui rajoute à mon mal, me projetant en pensée dans l’abîme fatal, un abîme sans toi, sans tes baisers de rose.

Dans le souffle du soir où tout se décompose, mon front s’émeut encore de tes baisers fleuris. Et dans mon cœur fané c’est l’automne qui sonne, me flétrit et résonne. L’hiver impose, à mon âme fredonne le long refrain de l’absence. Le givre m’étreint… Je sens la mort venir !

 

© Monique-Marie Ihry

Paris 6

 * * *

Notre Dame 

Mi frente está sonrosada aún por tus besos florecidos que desnudan mi corazón bajo el cielo de París. Y me estremezco siempre cuando bajo la negra luna las campanas repican una a una, llamándome hacia ti, en el canto del recuerdo, cuando entre tus brazos yo estaba dispuesta a morir.

Notre Dame sonaba, estábamos juntos y la luna brillaba. Desfallezco y tiemblo… ¿Conoces bien el vacío? ¿Sabes de las largas noches llorando tu ausencia? Cuando entona a medianoche, en mi alma ese toque de muertos se apodera de mí, me golpea, me vence, y el canto de la bruma me envuelve en una gran mortaja pesada que empeora mi mal, arrojándome de pensamiento hacia un abismo fatal, un abismo sin ti, sin tus besos de rosa.

Bajo el soplo de la tarde donde todo se descompone, mi frente se conmueve aún con tus besos floridos. Y en mi corazón marchito suena el otoño, me deja mustia y resuena. El invierno se impone, en mi alma tararea el largo estribillo de la ausencia. La escarcha me abraza… ¡Siento que llega la muerte!

 

© Prosa poética de Monique-Marie Ihry traducida al español por Ana Herrera

Extrait du recueil de poésie « La dernière pavane/ El último baile, Collection Bilingue n° 1, Cap de l’Étang Éditions, avril 2019

en vente sur amazon.fr

COUVERTURE 1ere LA DERNIERE PAVANE

 

À deux pas de la Seine

Posté : 16 avril, 2019 @ 8:55 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Paris 6

 

 

À deux pas de la Seine

 

Notre Dame n’est plus que flammes ce soir,

notre Dame flambe, sa flèche tombe

à mesure que sombre le soir sur Paris.

Les pompiers sont impuissants

face à ce monstre de feu

qui lèche et dévore la belle Dame de notre Paris.

Tant de majesté en danger, condamnée,

bientôt réduite à néant,

tant de siècles de grâce,

tant de délicatesse à la merci des flammes…

Larmes vaines,

Notre Belle Dame se meurt

à deux pas de la Seine.

* *

 

Sonnent les cinq heures.

Dans Paris endolori,

Notre Dame, en cendres…

*

NOUS LA RECONSTRUIRONS !

 

© Monique-Marie Ihry , les 15-16 et 17 avril 2019 −

A z u r

Posté : 8 avril, 2019 @ 4:41 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Au chant du soir 40 x 40 cm

Azur  

 

Dans le silence infini et doux

des nuits de jade

s’envolent des oiseaux

aux ailes argentées

vers de printaniers rivages,

là où les aubes sont claires,

où les nuits sont sereines,

où la peine des jours obscurs

se noie dans l’azur

d’un océan d’espérance…

 

© Monique-Marie Ihry   25 janvier 2019 –

(Extrait d’un recueil de poésie à paraître,

toile de l’auteure)

Soleil d’avril

Posté : 6 avril, 2019 @ 12:50 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Soleil d’avril  

 

Mon amour est une statue de neige

et la statue

au soleil d’avril

fond, fond, fond !

Il ne restera bientôt

de la froide statue

qu’une flaque d’azur

sur le sol maculé

disparue bien trop tôt

dans le printemps renaissant…

Et la statue

fond, fond, fond !

Rien n’y fait,

ni les flocons de neige

et leur velours fragile

recouvrant la robe

immaculée du soir,

ni les frimas renaissants

du crépuscule

ne la reconstruiront.

La blanche statue n’est plus,

tout a fondu.

Mon amour, mon espoir,

se sont enfui

au premier soleil d’avril,

fragiles

comme une statue de neige

dans le printemps renaissant !

 

© Monique-Marie Ihry  – 11 mars 2016 -

Extrait du recueil de poésie  » On ne rattrape pas le vent  » paru chez  Cap de l’Étang Éditions

COUV on ne capture pas le vent

 

On ne capture pas le vent, en vente sur amazon .fr :

https://www.amazon.fr/ne-capture-pas-vent/dp/2376130158

Au dernier soupir

Posté : 18 mars, 2019 @ 1:31 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poemas en español, Poèmes en français, Prose poétique | Pas de commentaires »

Au dernier soupir

 

Dans la campagne seule abandonnée au vent, un lys blanc, ultime survivant d’un bel été, se penche au chant du crépuscule, respire les parfums que le soir véhicule, avant de s’incliner, le port altier et las vers le sol maculé de feuilles sans éclat.

Dans le ciel, l’automne estompe de sa brume les astres lumineux. La lune se consume peu à peu, s’éteignant bientôt sous l’horizon, rompue au soir couchant, flétrie, en pâmoison, attendant de renaître à l’aurore promise. Les arbres balancés à la courbe soumise gémissent en silence, endurant leur souffrance, implorant un repos, murmurant une plainte chétive, une larme chantée enfantée par le cœur dans la nuit tourmentée.

Dans la campagne seule malmenée par le vent, le lys au front mourant tourné vers le Levant s’incline avec respect dans une révérence, décline sa beauté et sa magnificence dans un dernier soupir au chant du crépuscule, et puis se meurt sans autre préambule.

 

(Extrait du recueil  » La dernière pavane/El último baile, Prose poétique de Monique-Marie Ihry traduite en espagnol par Ana Herrera, Collection Bilingue n° 1, Éditions Cap de l’Étang, avril 2019

 

bientot l'automne

En el último suspiro  

 

En el campo solo abandonado al viento, un lirio blanco, último superviviente de un bello verano, se inclina ante el canto del crepúsculo, respira los perfumes que la tarde difunde, antes de postrarse, con el porte altivo y cansado, hacia el suelo cubierto de hojas sin brillo.

En el cielo, el otoño difumina con su bruma los astros luminosos. La luna se consume poco a poco, apagándose pronto bajo el horizonte, anulada en la tarde crepuscular, marchita, en desfallecimiento, esperando el renacer con la aurora prometida. Los árboles columpiados en una curva sumisa gimen en silencio, soportando su sufrimiento, implorando un descanso, susurrando un lamento débil, una lágrima cantada nacida del corazón en la noche atormentada.

En el campo solo zarandeado por el viento, el lirio al frente moribundo vuelto hacia el Levante, se inclina con respeto en una reverencia, declina su belleza y su magnificencia en un último suspiro al canto del crepúsculo, y después muere sin más preámbulo.

 

(Traduction de Ana Herrera)

Printemps

Posté : 10 mars, 2019 @ 11:48 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

bouton de rose

Printemps 

  

La nature nous prépare

mille beautés dont elle a le secret.

Dans la fraîcheur printanière de l’aube

une rose compose

l’harmonie d’un jour prometteur,

caresse sur le voile de mélancolie

déposé sur mon cœur…

 

©  Monique-Marie Ihry    -  22 mars 2015  -

 

 

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