Dans le Jardin des mots

Poésie et prose, prose et poésie, au gré des mots, au fil du temps…

– Au chant de l’automne

couverture au chant de l'automne

 » Au chant de l’automne « , Recueil de poésie, Éditions Mille-Poètes en Méditerranée, 2015

Préface de Philippe Lemoine, Président et membre fondateur des Mille-Poètes en Méditerranée :

« Au chant de l’automne », de Monique-Marie Ihry, est une œuvre intimiste. Elle perpétue et renouvelle, de façon contemporaine, les grands thèmes du romantisme ; la nature, la mort, l’amour. Elle pose la fragilité et la condition de l’être au centre des paysages. Créatrice d’émotions subjectives, il en émane une ambiance, une ineffable sensation d’intemporalité ; celle du temps qui passe, celle de la déficience des choses que l’on ne peut retenir. Espérances ou déchirures, de nos mémoires affleure le souvenir…

Poésie élégiaque, sous la plume de l’auteur, la phrase nous fait subtilement voir et ressentir ce qu’elle nous donne à entendre. La fuite du temps bruisse, comme une coulée douce, dans l’espace. Le poète chuchote sa mélancolie à l’oreille des arbres. Son souffle recompose la nature aux couleurs de son intériorité. Sur le ton de la confidence, son lyrisme nous entrouvre les portes de la rêverie. Sa vision sublime les sentiments humains et leur donne un supplément d’âme. L’essence de l’être transparaît, palpable.

Le lecteur se substitue à l’inventeur, devenu poète lui-même, il se révèle et entre en méditation.

Sensibilité inspirée, la poésie de Monique-Marie Ihry, s’apprécie comme un parfum. La fluidité de ses vers, à la fois denses et dépouillés, possède la transparence de l’opale. Son postulat est universel, il est quête, quête de cet amour absolu qui nous habite et dont nous rêvons tous !       

 

Philippe Lemoine

 

De longs gants de velours

 

Lorsque les longs gants noirs de la nuit vous enserrent

Dans leurs bras doucereux vous promettant repos

Et que les cauchemars vêtus des oripeaux

Générés par la mort vous griffent de leurs serres,

 

Nul besoin d’implorer tous les cieux de concert

Ni de supplier Dieu dans son grand entrepôt,

Brune lune y siège jouant de son pipeau

Louant les souvenirs, leurs causes nécessaires

 

Il n’est de souvenirs que les heureux instants

Qui fleurirent la vie de précieux printemps

Et L’on ne peut verser dans une paix sereine

 

Lorsque sévit la nuit martelant de son renne

Le dos voûté fourbu de lointaines amours

Fût-ce-t-il avec des gants, des gants de velours…

 

©  Monique-Marie Ihry   – 5 août 2014  – Poème extrait du recueil  Au chant de l’automne

 

Si vous souhaitez vous procurer ce recueil de poésie avec une dédicace personnelle, il suffit de me contacter à l’adresse mail suivante :

mm.ihry@gmail.com

Un commentaire »

  1. 010446g dit :

    joli!

    Dernière publication sur le radeau du radotage : Montée des marches et critiques jalouses

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