Dans le Jardin des mots

Archive pour novembre, 2020

Un printemps assassin, pandémie

Posté : 23 novembre, 2020 @ 11:28 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, féminisme, poèmes d'amour, Poèmes en français, Réflexions diverses | Pas de commentaires »

 COUVERTURE 1ere UN PRINTEMPS ASSASSIN

Un printemps assassin, pandémie

Monique-Marie IHRY, Recueil de poésie, Collection Plume d’ivoire n° 13, Cap de l’Étang Éditions, 2020

* * *

Ce recueil a été écrit entre le 17 mars et le 11 mai 2020 durant la première période de confinement, près d’une grande fenêtre ouvrant sur un monde en suspens…

Nous ne savions pas alors que nous serions peut-être confinés à nouveau et que la vie de nos enfants pouvait encore être menacée par un virus dont nous avions malgré nous fait la connaissance, mais que nous ne connaissions ‒ hélas ‒ pas assez pour nous débarrasser de la menace qu’il représentait.

Outre le fait de bouleverser nos habitudes, la pandémie est venue s’installer, imposant l’incertitude, l’inquiétude, le deuil pour tant d’autres.  Certains adoptèrent des comportements responsables en restant le plus possible chez eux, mais d’autres s’en moquèrent, sortant à outrance dans les rues, refusant de porter leur masque, imposant aux autres l’inconscience de leur égoïsme assassin.

Pendant ce temps, le printemps affichait l’ineffable de sa beauté, la mer occitane continuait ses allées et venues sous un ciel sans nuages, et la poète redoublant d’inspiration épanchait ces vers sur un cahier déjà bien rempli d’émotions, de rêves et d’espérance entremêlés.

Connerie et compagnie

Posté : 4 novembre, 2020 @ 3:34 dans Réflexions diverses | Pas de commentaires »

Connerie et compagnie

 

Obligée de me rendre chez le dentiste ce matin de bonne heure, très heureuse cependant de pouvoir y aller, contrairement au précédent confinement où je n’ai pas eu cette chance, je monte dans ma voiture. Il est de rares obligations auxquelles on ne peut se soustraire, même en période de confinement.

À peine installée, un individu non masqué d’un âge certain frappe à ma vitre. Je lui dis que je suis pressée. Il insiste. Je finis par ouvrir sans avoir eu l’idée préalable de protéger aussitôt mon visage ; j’étais initialement dans mon véhicule et n’avais absolument pas prévu cette irruption intempestive.

‒ Nous les vieux, on est les meilleurs ! me dit-il penché à ma fenêtre.

‒ Prends ça dans les dents, me dis-je à mon tour, il me range dans SA catégorie.

Un tel compliment est toujours agréable le matin de bonne heure… Je tiens à préciser qu’il avait au bas mot 10 ans de plus que moi.

Je lui fais signe de s’en aller parce que je suis pressée et que par ailleurs il doit reculer, car il n’est pas masqué. Je ferme ma vitre. Il continue plus fort :

‒ Nous les vieux, on est les meilleurs. On n’est pas malades, alors, pas besoin de masque ! Pas vrai ?

Il avait l’air sincère, ce qui était d’autant plus affligeant.

‒ Je n’en suis absolument pas certaine !!! lui dis-je, excédée par ce comportement irresponsable.

Comme cela ne suffisait pas, il interpelle un voisin trentenaire qui se promenait avec sa baguette de pain dans la main.

‒ Hein qu’on est les meilleurs et qu’on n’a pas besoin de masque ?

Je ne sais pas comment la conversation s’est terminée parce que je me suis empressée de démarrer, mais je peux aisément le deviner. Ce dernier déambulait lui aussi visage-montré, libre de postillonner comme bon lui semblait sur les personnes à sa portée.

Combien de nouveaux morts par imprudence ou par ricochet aurons-nous ce soir sur le territoire français ? 416 comme avant-hier ou 854 comme hier, c’est-à-dire plus du double que la veille ?!

 

© Monique-Marie IHRY  – 4 novembre 2020 –

 

 

Ier novembre

Posté : 1 novembre, 2020 @ 2:05 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français | Pas de commentaires »

SOUS-BOIS 80 X 40

1er novembre

 

Novembre et son cortège de chrysanthèmes,

requiem fleuri, hommage aux défunts,

à ceux que l’on a tant aimés et qui ne sont plus,

nuages obscurs charriés par le vent de l’est

crachant leur pluie sur les palmiers en berne,

mer agitée vomissant ses bateaux vers le large,

 

plages désertées fouettées par les vagues

 

du NON-RETOUR,

 

vague à l’âme dans la grisaille de l’aube :

 

AMERTUME !

 

 

©  Monique-Marie Ihry    –  24 novembre 2019  -

(toile de l’auteure  » Sous-bois  » (2017) – huile sur lin 80 x 40 cm -)

 

 

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