Dans le Jardin des mots

Poésie et prose, prose et poésie, au gré des mots, au fil du temps…

Archive pour novembre, 2017

Poème court 2902

Posté : 22 novembre, 2017 @ 5:36 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

rose et jasmin

 

 

 » Voler à tire-d’aile vers le ciel, son abîme mystérieux, rejoindre l’infini de la douleur jusqu’à son épuisement pour renaître dès l’aurore au parfum de la rose et du jasmin… « 

 

Poème court 2622

Posté : 17 novembre, 2017 @ 6:27 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Baiser volé 41 33 cm

 

 » Il se pencha pour cueillir un baiser, cueillant par-là même une fleur au pré de l’espérance… « 

 

© Monique-Marie Ihry

extrait d’un recueil de poésie à paraître début 2018

toile de l’auteure intitulée  » Baiser volé  » (2015) – huile sur toile 41 x 33 cm -

De qué sirve…

Posté : 16 novembre, 2017 @ 6:06 dans Poemas en español, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

myriam + 55 x 46 cm

De qué sirve…

¿De qué me sirve escribir

si no estás conmigo,

de qué me sirve vivir

desde que te has ido?…

* * *

À quoi bon

À quoi bon écrire

si tu n’es pas à mes côtés,

pourquoi continuer à vivre

puisque tu es parti…

© Monique-Marie Ihry

Offrande

Posté : 13 novembre, 2017 @ 7:11 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes en français | Pas de commentaires »

QUIZAS 46 X 38

 

Elle implora le vin, son extase infinie

Et se réfugia aux confins d’un abîme

À l’abri des tourments et de l’ignominie,

Savoura l’élixir, son vertige sublime,

Espérant oublier les sentiers de la nuit

Pour renaître à la vie, s’éveiller à l’aurore

Délivrée de ce poids qui toujours la poursuit

Dans l’absence d’amour où rien ne peut éclore.

Mais elle se noya dans les flots de la mer.

Sa barque chavira sous le vent de la peine

Bousculée, balayée par un rouleau amer,

Engouffrée dans l’abîme, entourée d’une chaîne…

Et puis soudainement, elle vit s’élever

Une ode aux beaux printemps, à sa vie de bohème.

Sur le feston des flots l’on vit se dérouler

Un chapelet de vers orchestrant un poème,

Sereine poésie logée dans les tréfonds

De son cœur esseulé, amie douce et fidèle,

Ange aux gants de velours animé de profonds

Sentiments, l’invitant à voguer sur son aile…

Par ces rimes portée, dans le vent de l’oubli

Elle s’abandonna, paisiblement bercée

Sur un nuage bleu, buvant jusqu’à la lie

Une dernière fois cette offrande versée…

 

© Monique-Marie Ihry    -  15 octobre 2016  -

Extrait de mon recueil Telle la feuille au vent d’hiver  paru en octobre 2017

(toile de l’auteure  » Quizás  » (2017) – Huile sur toile 46 x 38 cm– )

COUV 2 telle la feuille

 » Au banquet de la vie  » traduit et commenté par le Pr Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 8 novembre, 2017 @ 12:37 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes en français, Poèmes traduits en arabe | Pas de commentaires »

 » Au banquet de la vie «  poème de Monique-Marie Ihry – Montpellier –France : commentaire de Mohamed Salah Ben Amor

 

                              I

 

J’ai à peine consommé au banquet de la vie

Je n’ai point tout à fait mis fin à cette envie

De m’éveiller chaque matin

Dès le chant de l’aurore abreuvée d’espérance

Emportée par les mots, oubliant ma souffrance

Portée par mes rimes satin.

 

Il sera toujours temps de replier mon aile

Quand l’aube venue ma dernière chandelle

Viendra en silence mourir

Éteignant cet espoir qui animait mon âme

M’emportant vers mon sort comme une vieille femme

Que l’hiver soudain vient flétrir.

 

                              II

 

Je pars pour un voyage aux confins de la mort.

Mes bagages sont prêts, je m’incline sur ce sort

Que Satan lui-même m’impose.

Je n’ai que trop vécu, souvenirs très pesants,

Des boulets que l’on traîne au désespoir des ans

Imposant une vie morose.

 

Le voyage sera court, je vais vers mon destin

Il n’est plus de demain, je pars vers l’incertain

Voguer sur l’onde du mystère

Dans la brume du soir, où le soleil se meurt

Où les jours sont des nuits, où règne la laideur

Dans un antre crépusculaire.

 

Nul besoin de bagage aux confins de la mort,

Sur ce triste rivage, arrivée à bon port

Satan me tendra une rose

Aux épines dressées qui tacheront de sang

Mon âme virginale, me livrant au croissant

D’une faux affutée, éclose.

 

                             III

 

Adieu mes livres, mon crayon, mes cahiers

Je dois abandonner tous les plaisirs premiers

Qui édulcorèrent ma vie.

Je ne verrai plus l’aube et sa douce senteur

Ni la rosée des bois, son parfum enchanteur

Enivrant ma lente survie.

 

Adieu mon amour, mon amant, mon ami,

Dans le soir triomphant le soleil a faibli

Et le jour se métamorphose.

Dans l’affreux crépuscule la lune va mourant,

Mon cœur au son du soir capitule, se rend,

Il est temps de faire une pause.

 

Une pause bien longue empreinte de rancœur

Un aller sans retour vers un monde sans fleur

Où n’éclot que la verte épine

Où l’aurore n’est que noire car le soleil n’est plus

Où la vie est un leurre et les rêves superflus,

Dans les cieux la mort assassine !

IV

 

Je n’ai rien consommé au banquet de la vie

Et voilà que s’éteint mon élan de survie.

Dans le silence de la nuit

Ma dernière chandelle avorte au son du glas.

Je ne reverrai plus au jardin les lilas,

Ton sourire et le jour s’enfuit…

 

Il est temps de partir, de replier mon aile

Tel un oiseau blessé au gémissement frêle.

J’abandonne ma plume aux vents

Et me laisse emporter par le Diable et sa fougue

Au mystère des cieux, les mains liées au joug

De l’enfer, ses sables mouvants…

 

© Monique-Marie Ihry – 9 septembre 2015 –

 

Commentaire de Mohamed Salah Ben Amor :

 

Que s’est-il passé ? Est-ce bien Monique-Marie Ihry qui a écrit ces vers ? Ou bien elle nous parle par la voix d’une autre ? Ou encore c’est elle qui les a écrits mais dans un moment passager de désespoir comme cela arrive à chacun d’entre nous ? Depuis plus de quatre ans déjà, elle nous a habitués à afficher dans ses poèmes un bonheur sans nuage et un optimisme sans faille, s’abandonnant de toute son âme au plaisir de la vie et regardant l’avenir d’un œil serein et confiant. Mais voilà que l’horizon s’obscurcit contre toute attente et l’univers tout entier se métamorphose en un lieu funèbre sur lequel pèse une atmosphère de deuil et de larmes ! Quoi qu’il en soit, ce poème montre à quel point le poète lyrique – et Monique-Marie en est l’une des meilleures représentantes – est fragile et friable et il suffit d’un rien pour qu’il change d’un état à un autre tout à fait contraire, d’un accord harmonieux avec l’univers à une rupture totale avec lui comme on le constante dans le cas présent .Le grand poète tunisien de tous les temps Aboulkacem Chebbi (1909 -1934) qui nous a gratifiés d’un bon nombre de poèmes reluisants dans lesquels il a chanté la vie (le titre de son unique recueil portait justement le titre de Chants de la vie) n’a-t-il pas écrit aussi ces vers tragiques sous l’effet d’un pressentiment de départ imminent ?

« Calmez-vous ô blessures ! Taisez-vous ô chagrins ! L’époque des lamentations et le temps de la folie Sont révolus Le matin a point derrière les siècles Et le rugissement des eaux derrière les ténèbres Le matin et le printemps de la vie m’ont appelé Et leur appel m’a fait trembler le cœur Qu’il est irrésistible cet appel ! Il n’est plus question pour moi de rester dans ces lieux Adieu ! Adieu !Ô montagnes des tourments ! Ô défilés de l’enfer ! Ô collines de la tristesse ! Ma barque a pris le large dans les eaux profondes de l’océan J’ai levé la voile, adieu ! Adieu ! »

Mais si le contexte de l’énonciation est le même, Chebbi, à la différence de Monique-Marie, voit dans ce départ une délivrance du gouffre terrestre tandis qu’elle l’appréhende comme une perdition irréversible et que l’au-delà se réduit à ses yeux uniquement à l’Enfer.

 

Cependant, connaissant parfaitement les caractéristiques de l’âme lyrique dont surtout le changement constant de l’humeur, nous ne serons point surpris de voir notre poétesse dans ses prochains écrits renouveler sa confiance en soi et en l’avenir et reprendre goût à la vie. Stylistiquement, ce poème, grâce au ton de sincérité dont il est empreint, à ses images finement ciselées et à ses sonorités bien rythmées a atteint comme la plupart de ceux qui l’ont précédé un haut degré de poéticité.

 

في وليمةِ الحياةِ : شعر: مونيك ماري إهري – مونبوليي – فرنسا – تعليق : محمّد صالح بن عمر

1

لم أكدْ أذقْ شيئًا من وليمةِ الحياةِ

لم أضعِ البتّةَ حدًّا لهذه الرّغبةِ في أن أستيقظَ كلَّ صباحٍ

منذ أن يرفعَ الفجرُ الرّيّانُ أمَلاً عقيرتَهُ بالغناءِ

محمولةً على أجنحةِ الكلماتِ،

ماحيةً من ذاكرتي ألمي،

تسيرُ بي قوافيَّ في حذاءٍ من السّاتانِ.

سيكونُ لي دائمًا ما يكفي من الوقتِ لأطويَ جناحي

حين ينبلجُ الفجرُ وتلفظُ شمعتي الأخيرةُ أنفاسَها

مطفئةً ذلك الأملَ الذي كان يحدو روحي

حاملةً إيّاي إلى قدري

كعجوزٍ أنهكَ الخريفُ قواها بغتةً

2

أنا راحلةٌ إلى تخومِ الموتِ

وقد هيّأتُ أمتعتي واستسلمتُ لمصيري

الذي حدّدَهُ لي إبليسُ نفسُهُ.

لقد طالتْ حياتي أكثرَ ممّا ينبغي

و أضحتْ ذكرياتي أكثرَ ممّا يُحتملُ

وهذه الأثقالُ التي أجرُّها على وقعِ يأسِ السّنينَ

فارضةً عليَّ أن أعيشَ حياةً كئيبةً.

سيكونُ الرحلةُ خاطفةً وستكونُ وجهتي مصيري المحتومَ

لم يعدْ ثمّةَ غدٌ

ها أنا أسيرُ نحوَ المبهمِ

مبحرةً على متنِ موجةِ الأسرارِ والألغازِ في خضمِّ ضبابِ المساءِ

حيثُ تقضي الشّمسُ نحبَها

وحيثُ الأيامُ ليالٍ

وحيث يسودُ القبحُ في عرينِ الغروبِ.

لا حاجةَ هناكَ إلى أمتعةٍ في تخومِ الموتِ

فحين أصلُ إلى غايتي بتلكَ الضفّةِ الغارقةِ في الأحزانِ

سيمدُّ إلىَّ إبليسُ وردةً

تضرّجُ أشواكُها النّاتئةُ روحي البتولَ بالدّماءِ

وتسلّمُني إلى نصلِ منجلٍ محدّدٍ فاغر الفمِ

3

وداعًا يا كتبي ويا قلمي وكرّاساتي

عليَّ أن أتركَ جانبًا كلَّ ملاذِّي الأولى

التي أدخلت البهجةَ على حياتي

لن أرى الفجرَ ولن أتنفّسَ رائحتَهُ الذّكيّةَ

ولا رائحةَ ندى الغاباتِ السّاحرةَ

تلك التي تغذّي تعلّقي على رخاوتِهِ بالحياةِ

وداعًا أيّها الحبُّ وداعًا يا حبيبي ويا صديقي

في المساءِ المنتصرِ خارتْ قوى الشّمسِ

وها إنّ النّهارَ يتغيّرُ تمامًا

في المساءِ الفظيعِ سيقضي القمرُ نحبَهُ

وعلى رنينِ صوتِهِ يُلقي قلبي سلاحَهُ ويستسلمُ

فقد آنَ الأوانُ لأستريحَ

استراحةً طويلةً مشحونةً بالضّغينةِ

سيكونُ ذهابًا بلا إيّابٍ إلى عالمٍ لا زهورَ فيه

عالَمٍ لا يتفتّحُ فيه إلاّ الشّوكُ الأخضرُ

عالمٍ لا شمسَ فيه والفجرُ فيه أسودُ حالكٌ

عالمٍ الحياةُ فيه وهمٌ والأحلامُ لا طائلَ منها

وفي سماواتِهِ يحلّقُ الموتُ الزّؤامُ.

4

لم أذقْ شيئًا في وليمةِ الحياةِ

وها إنّ شعلةَ تعلّقي بالحياةِ تنطفئُ

في صمتِ اللّيالي

وشمعتي الأخيرةَ تجهضُ على دقّاتِ جرسِ الموتِ

لن أرى مرّة أخرى في حديقتي اللّيلكَ ولا ابتسامتَكَ

وها إنَ النّهارَ يلوذُ بالفرارِ

لقد حانَ وقتُ الرّحيلِ

وقتَ طيِّ جناحي

كعصفورٍ جريحٍ مختنقِ الأنينِ

ها إنّي أتركُ قلمي للرّيحِ

وأسلمُ قيادي لإبليسَ الأهوجِ ،

لألغازِالسّمواتِ

مقيّدةَ اليدينِ بأصفادِ جهنّمَ

ومن تحتي رمالُها المتحرّكةُ .

 

تعليق : محمّد صالح بن عمر :

ماذا حدث يا ترى ؟ أ هي حقّا مونيك التي كتبتْ هذه الأبيات؟ أم هي تتحدّثُ بلسان امرأة أخرى ؟ أم هي التي كتبتها لكنْ في لحظة يأس عابرة مثلما يحدث لأيّ إنسان ؟

فمنذ أكثر من أربع سنوات عوّدتنا هذه الشّاعرة في قصائدها على إظهار سعادة قصوى لا تشوبها شائبة و تفاؤل بالآتي لا مثيل له .فلا نراها إلاّ مقبلةً بكلّ جوارحها على الحياة ، ناظرة إليها بعين الطّمأنينة والثّقة .لكنْ ها إنّ الأفق يدلهمّ فجأة ويتحوّل الكون بأسره، دون سابق إنذار، إلى مأتم يخيّم عليه جوّ من الحِداد والبكاء .

ومهما يكن السّبب في هذا الذي حصل فهذه القصيدة تبيّن إلى أيّ حدّ يتّصف الشّاعر الغنائيّ بالهشاشة وسرعة الانكسار وأنّ أدنى حدث يمكن أن ينقله من النّقيض إلى النّقيض ، من وفاق كامل مع الكون إلى قطيعة تامّة معه أو العكس ،مثلما نلاحظه في هذه الحالة التي نحن بصدد معاينتها .أ أ لم ينشئ أبو القاسم الشّابيّ (1909 – 1934 )- مثلا- أكبر شاعر تونسيّ في كلّ العصور قصائد ذات نبرة مأسويّة نبعت من إحساسه بقرب المنيّة بعد أن أتحف القرّاء بعدّة قصائد مشرقة تغنّى فيها بالحياة (ولهذا الغرض اختار لديوانه عنوان أغاني الحياة ) ؟

من ذلك على سبيل المثال هذا المقطع الشّهير:

اسكُنِي يا جراحْ

واسكتي يا شجونْ

ماتَ عهدُ النّواحْ

وَزَمانُ الجنونْ

وأطلَّ الصَّباحْ

مِن وراءِ القُروُنْ

مِنْ وراءِ الظَّلامْ

وهديرِ المياهْ

قد دعاني الصَّباحْ

وَرَبيعُ الحَيَاهْ

يا لهُ مِنْ دُعاءُ

هزّ قلبي صداهْ

لَمْ يَعُد لي بَقاءْ

فوق هذي البقاعْ

الودَاعَ! الودَاعَ!

يا جبالَ الهمومْ

يا هضَبابَ الأسى !

يا فِجَاجَ الجحيمْ

قد جرى زوْرَقِي

في الخضمِّ العظيمْ

ونشرتُ الشراعْ

فالوَداعَ! الوَداعْ

لكن إذا كان المقام التّلفظي هو نفسه فإنّ الشّابّي قد رأى في رحيله عن الدّنيا إنقاذا له من الهوّة الأرضيّة ،على حين تنظر إليه مونيك لرحيلها هنا على أنّه ضياع نهائيّ لا عودة منه وأنّ الآخرة تُختزل من منظورها في جحيمٍ أبديّ .

على أنّنا لمعرفتنا الدّقيقة ما تتّسم به الذّات الغنائيّة من تقلّب مزاجي مستمرّ لن نستغرب إن رأينا الشّاعرة في قصائدها القادمة تسترجع ثقتها في نفسها وفي المستقبل وتستعيد ما فقدته من لذّة الحياة.

من النّاحية الأسلوبيّة بلغت هذه القصيدة درجة عالية من الشّعريّة بفضل نبرة صاحبتها الصّادقة والصّور المؤثّرة التي صاغتها والإيقاع الدّاخلي المتسارع الذي يرافق قارئها من البداية إلى النّهاية.

 

 

 

 

Sous un soleil de mai

Posté : 4 novembre, 2017 @ 6:02 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes en français | 2 commentaires »

PARIS II La mélancolie du cygne

 

Tel un oiseau blessé dans un dernier envol

Je m’élance confiant, franchis le dernier col

Espère redescendre au creux d’une vallée

Là où la guerre enfin s’en est vraiment allée.

Mais mon aile brisée m’arrache un cri d’horreur

Ce n’est pourtant pas grave. En bas c’est la terreur

Je pense à tous ces gens qui moururent si jeunes

Pour eux tout est fini quand des autres déjeunent

Espérant résister à la peur qui les prend

Espérant profiter en étant transparents

En échappant ainsi à un gilet de bombes…

Et puis je vois passer une blanche colombe

Mon cœur s’éprend d’espoir. Je suis au dernier col

Le franchirais-je enfin dans ce dernier envol

Ou reviendrais-je en bas pour ne pas être lâche…

J’aperçois la vallée où la beauté se cache

Je fais un demi-tour et reviens sur mes pas

En bas c’est la terreur j’entends sonner le glas

Mon aile me fait mal mais je vole quand même.

Je m’élance confiant vers tous ces gens que j’aime

Promettant mon soutien, leur parle de l’oiseau

De la colombe blanche, d’Hélène et son fuseau

De l’espoir qui éclot comme une belle rose

D’amitiés qui se lient sous les pluies de ventôse

De la beauté du jour, du charme de la vie

Lorsque règne la joie et que la faux dévie.

L’amour est le plus fort soyez-en bien certains

Il nous promet encor de nombreux lendemains

Repoussera Satan en-deçà de la Terre

Évincera sa faux et son grand cimeterre

Puis nous retrouverons le baiser de la paix

Qui pansera nos cœurs sous un soleil de mai !

 

©  Monique-Marie Ihry – 2 décembre 2015

Poème extrait du recueil de poésie intitulé Un monde sans sépulture  à paraître en novembre 2017

Aquarelle de l’auteure  » La mélancolie du cygne  » (2017)

 

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