Dans le Jardin des mots

Poésie et prose, prose et poésie, au gré des mots, au fil du temps…

Archive pour juillet, 2016

Sólo las olas…

Posté : 28 juillet, 2016 @ 3:35 dans Poemas en español | Pas de commentaires »

mer rose


 Sólo las olas saben

la gran soledad

del alma abandonada…

 

©  Monique-Marie Ihry  – 27.07.2016  -

Derechos de autor

Dehors, la mort

Posté : 15 juillet, 2016 @ 9:10 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes en français | Pas de commentaires »

Paris 3
[...]
 
Le mal se nourrit de la pureté et du beau
Il en devient robuste et vigoureux
Il opère inlassablement, sournoisement
Aux côtés de son maître Satan
Et dévore la beauté, la pureté, l’innocence.
Tel un ogre assoiffé de sang
Il égorge sans compter
Les cœurs immolés dans leur fragilité.
Sur l’autel de la cruauté
Le mal embrasse à pleine bouche la terreur
Pervers, enlace nos espoirs vacillants
Cultive habilement nos peurs
Embrase le bûché érigé de notre liberté
Brûle dans un autodafé manifeste
Notre culture, notre âme
Et la vie, entre les flammes
Trépasse !
 
[...]
 
© Monique-Marie Ihry – 20 novembre 2015 –
( Extrait du poème intitulé  » Dehors la mort « , recueil  » Un monde sans sépulture  » à paraître début 2018)

Au dernier jour

Posté : 14 juillet, 2016 @ 5:49 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes en français | Pas de commentaires »

bailarin IV détail (2)

Au dernier jour

 

                  I

      

Il me semble entrevoir un ange de lumière

Il s’arrête un instant, d’une voix coutumière

Me dit soudain ces mots : « Ma belle amie, le temps

Est venu. Viens à moi. Là-bas près de l’étang

Où nous fûmes heureux, il est une fontaine

Gazouillant doucement. L’entends-tu si lointaine

Fredonner notre chant ? Viens, prends cette main,

Allons nous abreuver à sa source. Demain

Il te faudra partir, oublier la musique

Cristalline de l’eau, son charme féérique

Pour rejoindre le ciel. Allons nous réchauffer

Sous le saule doré. Ensemble parapher

L’écorce de son tronc, nous allonger ensuite

Sous son ample jupon. La mort te fut prescrite

Par le grand souverain qui règne dans les cieux,

Profitons de l’instant avant que notre Dieu

Mette fin à la trêve qu’il nous a concédée.

Je vois fleurir là-bas notre arbre de Judée…

Que la nature est belle au printemps de l’amour

Que notre amour fut grand, déjà s’enfuit le jour ! »

 

                    II

 

Je le pris par la main, l’ange venu du ciel

Tout me semblait étrange, en tout point irréel.

Près de l’étang lointain où chantait notre source

Sous le saule doré rejoignant la grande Ourse

Nous nous allongeâmes et, serrés tendrement,

Lovés l’un contre l’autre, nous fîmes longuement

Un songe émerveillé. À deux pas notre Lune

Veillait sur notre amour, et puis dans la nuit brune

Une dernière fois, il m’offrit un baiser

Un baiser chaste et fou, un serment apaisé

Qui nous lia enfin au-delà de la vie

Au-delà de la mort, sans autre préavis…

 

© Monique-Marie Ihry    -  10 novembre 2015 -

(toile de l’auteure intitulée  » Bailarin  », détail, 2012, 92 x 65 cm, huile sur toile)

 

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