Dans le Jardin des mots

Poésie et prose, prose et poésie, au gré des mots, au fil du temps…

Archive pour janvier, 2014

La ronde des mots

Posté : 29 janvier, 2014 @ 4:41 dans Poèmes en français | 2 commentaires »

La ronde des mots  coquelicots-blancs-300x300

La ronde des mots  

 

 

Les mots sont une danse au petit pas léger,

Quelques flocons d’espoir lorsqu’il vient à neiger

Dans le cœur en frimas d’un langoureux vertige,

Des mots pour oublier le vide d’un vestige.

 

Alors semons des mots tels des grains, des cailloux,

Des petits et des longs et puis de grands filous,

Des mots faits de velours que doucement l’on brode

Ou bien des vers en fête écrits avec méthode,

 

Des mots comme les flots sur l’océan rêveur,

Des phrases loin des maux contées avec ferveur,

Des vers qui lentement composent une pavane

Au gré de songes doux à l’ombre d’un platane. 

 

Dans la ronde des mots que la lyre offre au soir

Il y a ces vers bleus exempts de désespoir,

Ceux que j’écris pour toi sur l’horizon poète

Et que dansent les fleurs dans la  campagne en fête.

 

 

©  Monique-Marie Ihry    -  19 novembre 2013  -

Texte déposé, tous droits réservés

 

J’ai remporté pour ce poème le 2ème prix de Poésie néoclassique

(Frontignan 2014)

 

 

L’amour, la mer (poème commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 11 janvier, 2014 @ 7:45 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, poèmes d'amour, Poèmes en français, Réflexions diverses | 2 commentaires »

L’amour, la mer *

 

L’amour est un petit bateau

Qui vogue blanc au fil de l’eau

Sur les vagues bleues de la vie

Dans une liesse infinie

 

Qu’il soit radeau, barque bohème

Il navigue dans un poème

Sur les flots heureux de l’amour

Dans la promesse d’un toujours

 

Bercé par la chanson des flots

Balancé au fil des rouleaux

Ivre d’émoi et d’allégresse

Ne fait pas montre de faiblesse

 

Mais, faible coquille de noix

Un jour de tempête se noie

Et sur la page d’un naufrage

Vient s’inscrire ce triste adage :

 

« Tout grand amour est éphémère

Un jour il n’est plus que chimère

Et dans un regard des plus purs

Errent des présages obscurs »

 

Adieu petit bateau du cœur

Adieu rêves commis en chœur

La vie est parfois songe amer

Gisant dans la nuit de la mer… 

 

©  Monique-Marie Ihry    -  Castres, le 6 juillet 2013  -

(d’après la chanson de Charles Trénet « Bateau d’amour »)

* Ce poème a obtenu le 1er prix de poésie libre à Frontignan (2018)

 

* * *

« Connaissant de près les écrits de l’auteure de ce poème, je suis presque certain que le message qui y est véhiculé n’a aucun caractère autobiographique. Il ne s’agirait, probablement, que d’une idée née en toute spontanéité dans un contexte spécial et qui aurait retenu l’attention de la poète par sa pertinence et son originalité, ce que lui aurait valu d’être à la source de l’écriture de ce poème.

Pris en soi et indépendamment du contexte dans lequel il a été inspiré, ce texte expose une certaine conception de l’amour selon laquelle ce sentiment se caractérise essentiellement par sa délicatesse avec ses deux sens : (douceur et  fragilité)  auxquels correspondent deux attitudes opposées mais dont aucune n’exclut forcément l’autre : la fascination et l’extase qu’il suscite  et par ailleurs l’affliction et le chagrin qu’il inspire. Cette conception est, bien entendu, celle de l’amour ordinaire dont font l’expérience la plupart du commun des mortels et dont la fin est généralement décevante, si tant est qu’elle ne soit pas malheureuse. À son opposé s’élève, cependant, majestueusement l’Amour spirituel, impérissable et éternel qu’incarnèrent, par exemple,  les poètes arabes anciens de la tribu Oudhra comme Jamil l’amoureux de Boutheina  et Qais le fou de Leila  qui moururent en martyres et ce, à cause du sentiment noble et pur qu’ils éprouvaient pour leur bien-aimée. De ce fait, si notre poète s’attache à la première particularité de l’amour qu’elle a si bien décrite dans les trois premières strophes, elle se contredirait si  elle croyait à l’adage qu’elle a cité dans la cinquième (Tout grand amour est éphémère / Un jour il n’est plus que chimère / Et dans un regard des plus purs / Errent des présages obscurs). Thématiquement, elle ne fait, sûrement donc, qu’interpréter poétiquement un  tableau exécuté par une autre personne ou réécrire une chanson qui aborde ce thème.

Quant au niveau stylistique, le cachet spécifique de l’auteure est fortement présent à travers son lyrisme très prononcé, sa transcription subtile et détaillée des fluctuations de l’âme humaine, le  lexique abondant de la nature qu’elle a mis en œuvre  et enfin  son recours massif à la métaphorisation, ce qui a contribué à faire de ce poème un véritable tableau dans un tableau ou une chanson dans une autre chanson. »

 

Mohamed Salah Ben Amor


 

 

 

 

Un punto tras otro

Posté : 7 janvier, 2014 @ 4:50 dans Poemas en español, Poèmes en français | Pas de commentaires »

 

Un punto tras otro teje la esperanza.
Un punto tras otro hila el cariño.
Estas tramas de ternura se regalan por las noches
a las personas que sienten frío y hambre
en este dilema de la vida sin amor.

Un punto tras otro teje la abuela
mientras reza por los niños sin albergue
en esta Nochebuena,
para que en todas las ciudades
y en el mundo entero
se despierten las conciencias.

Un punto tras otro teje el afecto.
Los versos más bellos llenos de felicidad
se dispersan en su corazón
entrelazados entre el tejido aterciopelado.
Y en ese mismo momento
teje y devana con su alma
su feliz presencia.

© Monique-Marie Ihry – 5.12.10 -

Derechos de autor

abuela 24  33

©  « Abuela«   Monique-Marie IHRY – óleo sobre tela 24×33 cm  -

 

Une maille, puis une autre  

 

Une maille après l’autre elle tricote l’espoir,

Une maille après l’autre elle tisse d’amour

Ces rangs de chaleur qu’elle destine dans le soir

À ceux qui ont froid qui ont faim au carrefour

D’une vie sans amour.

Une maille après l’autre la grand-mère prie

Pour ces enfants sans abri le soir de Noël,

Elle prie dans la blanche nuit de féérie

Pour que dans cette ville et ce monde en sommeil

S’éveillent les consciences.

Une maille après l’autre elle tricote d’amour

Ces vers de chaleur et ces versets de bonheur

Que son cœur diffuse à chaque rang de velours,

File de son cœur dans la tendresse de l’heure

Son heureuse présence.

 

©  Monique-Marie Ihry    -  4 décembre 2010  -

Texte déposé, droits réservés

 

chanson des flots

Posté : 6 janvier, 2014 @ 10:06 dans Poèmes en français | Pas de commentaires »

flots bleus

 

Chanson des flots    

 

Guidé par sa voile bohème

Il navigue dans un poème

Sur les flots heureux de l’amour

Dans la promesse d’un toujours

 

Bercé par la chanson des flots

Balancé au fil des rouleaux

Notre bateau vogue paisible

Sur les vagues de l’indicible…

 

©  Monique-Marie Ihry    -  7 juillet 2013  -

(d’après la chanson de Charles Trénet « Bateau d’amour », poème mis en musique et joué par l’orchestre de Christiane Barthes cet été dans le jardin de l’Office du tourisme de Narbonne et lu par Philippe Lemoine)

Haïku 1738

Posté : 1 janvier, 2014 @ 3:05 dans Poèmes en français | Pas de commentaires »

 

Loin des jours amers

Sur les flots doux de la mer

Nos deux cœurs promis

 

©  M.M. Ihry    -  Nancy, le 28 décembre 2013  -

copla 60  60

Pareja I, toile de l’auteure, huile 60×60 cm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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