Dans le Jardin des mots

Poésie et prose, prose et poésie, au gré des mots, au fil du temps…

Archive pour novembre, 2012

« Trêve », poème commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 24 novembre, 2012 @ 7:13 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes en français | Pas de commentaires »

roses blanches senza

Trêve  

 

Le cygne fendait l’eau, majestueux et beau

Dans le crépuscule s’éveillaient les étoiles

Dissipant peu à peu les brumes de leur voile

L’ange dans les cieux semblait bénir les flots

 

Au loin l’on entendait des chevaux les sabots

Le bruit de leur course dans le soir automnal

Finit par agonir de ses pas en rafale

Dans le silence azur d’une nuit sans tombeaux

 

Le cygne blanc nageait au rythme de la lune

Dont le chant bienveillant aux notes opportunes

Charmait l’onde sereine et comblait d’infini

 

Le monde s’endormait dans la blonde harmonie

D’une paix recouvrée, remettait à demain

L’enfer de la guerre, ses fers, son venin

 

©  Monique-Marie Ihry     -  24 novembre 2012  -

Texte déposé, reproduction interdite

Extrait du recueil de poésie Cueillir les roses de l’oubli, Éditions Mille-Poètes en Méditerranée, Narbonne, 2014

* * *

Commentaire :

« Ce poème confirme  la nouvelle orientation qu’a  pris l’écriture poétique de l’auteure et qui se poursuit depuis près de deux ans déjà, une orientation que l’on peut qualifier de romantisme détendu et épanoui où l’âme de la poétesse  jouit d’un équilibre interne total  et d’un accord parfait avec l’univers dont elle n’entrevoit que le côté reluisant,  générateur de  paix  et  de quiétude, source de bonheur  et de bien-être. Vu sous cet angle-là, ce poème comporte les principales caractéristiques de la nouvelle orientation. Ce qui s’est concrétisé, en premier lieu, dans  la structure binaire dont il a été doté et qui a été érigée sur la dichotomie générale  : positif/négatif  englobant un ensemble de sous-dualités (magnificence/désolation – crise/détente ‒ joie/morosité, etc.), puis dans le double regard porté par la poète sur l’univers : émerveillé d’un côté  (majestueux et beau     L’ange dans les cieux semblait bénir les flots   le chant bienveillant aux notes opportunes / Charmait l’onde sereine et comblait d’infini / Le monde s’endormait dans la blonde harmonie / D’une paix recouvrée… )  et repoussant de l’autre  (brumes tombeaux l’enfer de la guerre, ses fers, son venin) conjugué à un ton non moins double  également  exalté d’un côté, et  hostile  de l’autre concordant chacun avec l’un des deux registres opposés précédemment cités.

Les joyaux se succèdent Monique-Marie ! J’espère que la parution de ton nouveau recueil ne tardera plus longtemps  pour que nous puissions  voir  ces joyaux réunis et les savourer ensemble du regard et de l’esprit ! »

 

Mohamed Salah Ben Amor

« 1er novembre », poème commenté par le Pr. Mohamed Salah Ben Amor

Posté : 3 novembre, 2012 @ 8:26 dans Critique littéraire, Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes courts, Poèmes en français | Pas de commentaires »

1er  novembre 

Alors que l’on fleurit les tombes

Des êtres que l’on a aimés

Germe la vie en toute rose

©  Monique-Marie  Ihry    - 5 février 2012  –

Texte déposé

* * *

 

« Depuis des millénaires, l’être humain a constaté que l’une des  principales lois qui régissent l’univers est l’alternance de la plupart des phénomènes observés : la nuit et le jour, les saisons, le flux et le reflux, la crue et la sécheresse, l’abondance et la disette, la vivacité et le fléchissement… et,  parmi eux,  la vie et la mort. Et c’est cette dernière constatation  qui était à l’origine des idées de l’au-delà  et de la résurrection, lesquelles naquirent dans l’esprit des humains bien avant l’apparition des religions monothéistes, tout comme l’idée de la réincarnation chez certains peuples. D’où  la notion  de régénération et de renaissance aux sens propre et au sens figuré.  Et rien d’étonnant qu’une telle idée prenne forme dans l’esprit de l’auteure,  cette romantique née, connue pour sa prédilection pour le thème de la nature. Rien d’étonnant également qu’elle ne l’aborde pas en tant que fin en soi. En effet, absorbée comme elle l’est dans ses nouvelles préoccupations positives résultant du changement radical qui a touché sa vie, elle  ne fait que prendre cette idée comme point de départ  pour exprimer sa vision optimiste de l’avenir avec la conviction que même  la mort est incapable d’empêcher sa concrétisation.

Sur le plan du style, la seule image  complexe que comporte le texte est composée de deux constituants contraires  successifs : « l’on fleurit les tombes / Des êtres que l’on a aimés / Germe la vie en toute rose »  qui résument  ensemble toute la vie passée et présente de la locutrice.

Nous terminons ce commentaire par  cette  citation très significative  de Fleurette Levesque qui va dans le même sens : « La vie est un éternel recommencement ». »

Mohamed Salah Ben Amor

 

 

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