Dans le Jardin des mots

Poésie et prose, prose et poésie, au gré des mots, au fil du temps…

Archive pour mai, 2009

Je me prénomme Mirabelle

Posté : 7 mai, 2009 @ 8:54 dans Poèmes en français | 1 commentaire »

 

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Je me prénomme Mirabelle Petite comptine lorraine *

 

Je suis une petite mirabelle.

On me dit bien belle.

C’est normal,  je suis Lorraine.

De cette région je suis l’emblème

Star suprême,

Des fruits je suis la reine.

Toute ronde

Et très féconde,

Je trône au milieu des mirabelliers

Et de quelques autres pruniers.

J’ai en effet des  cousines

Toutes aussi coquines.

La Prune, fruit du prunier

Et la Reine-Claude, appelée de cette manière

Très princière

En l’honneur de la reine du même nom.

 

Que dire d’autre sur mon prénom

Sinon qu’il évoque

Toute la blondeur d’une époque.

Il paraît aussi que j’ai bonne mine.

C’est vrai que parfois

J’ai du rose qui illumine

De ses atours

Mes joues, mais cela  dépend des jours.

J’arbore même quelquefois

Des taches de rousseur

Qui parent ma blondeur.

Au fait, j’ai oublié de vous dire,

Mais peut-être avez-vous déjà ouï dire,

Que je suis blonde contrairement à la prune

Qui elle est toute brune,

De ce brun particulier, un brun souverain

Que l’on ne trouve que chez les Lorrains…

Reine-Claude quant à elle

A choisi de demeurer

Bleu-vert aquarelle,

Verte-dorée,

Encore que, lorsqu’elle est bien mûre

Elle attrape également pour sûr

Quelques blondeurs mordorées.

 

Toutes trois nous jouissons

A l’unisson

De la rosée du matin

Qui sévit dans les jardins.

En août, lorsqu’il fait si beau

Et que l’on sent qu’il va faire encore très chaud,

Elle vient nous rafraîchir à dessein

Avant que la canicule ne s’installe

En ce climat semi-continental.

Puis elle nous orne toutes les trois d’un film délicat

Qui nous recouvre partiellement et pudiquement,

Comme si notre éclat

Avec elle coquettement

Nous ne voulions  dévoiler

Avant d’être par vous dévorées…

 

Si vous me demandez laquelle des trois prunes

Je préfère pour de vrai

Entre la verte-dorée, la blonde ou la prune,

Honnêtement  et ravie

Je vous répondrai

Que moi,  Princesse Mirabelle,

Je me sais la plus belle,

Mais  je ne me sens guère

Pressée d’être cueillie !

Somme toute c’est de bonne guerre…

Depuis l’avènement

De  Stanislas Leszinski, roi de Pologne et Duc de Lorraine,

Je trône en reine sur les versants de l’auguste  Colline de Sion,

Là même où je réside en grand nombre avec les prunes mes amies.

A l’heure actuelle, encore sous la forme d’un bouton

Sans aucune prétention.

Je suis encore un peu endormie

Car nous ne sommes seulement

Qu’aux prémices du printemps.

Je vous donne donc rendez-vous

En amont des blondes prairies

Au quinze Août, à la Sainte-Marie

Période où j’ai pour habitude de m’épanouir

Un peu partout, et uniquement pour vous,

Sur bon nombre de collines ensoleillées

Avec le plus beau de mes sourires

Blond, sucré, parfumé et émerveillé

Pour votre bon plaisir

Et celui de vos yeux,

Excusez du peu !      ;)

 

©  Monique-Marie Ihry   - mai 2009 - 

Texte déposé, reproduction interdite

Lune bergère

Posté : 6 mai, 2009 @ 10:31 dans Extraits de recueils de poésie de l'auteure, Poèmes en français | Pas de commentaires »

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Lune bergère 

 

En partance pour le royaume du sommeil

Notre soleil prenait son envol dans le ciel

Les nuages en chœur le poursuivaient sans trêve

Les étoiles avaient même déserté les rêves

 

La mer très émue s’était enfuie vagabonde

Laissant à ma vue cette déserte étendue

De sable obscur à des kilomètres à la ronde

Qui gisait nue éperdue à perte de vue

 

La silhouette ailée des roches alentour

Se languissait déjà d’attendre le retour

Des vagues  de l’aurore implorant leur caresse

Songeuse et amère en son infinie détresse

 

Puis, dans la nuit de ce silence couronné

Un albatros a fendu le ciel de l’Ouest

J’ai levé les yeux vers la voûte abandonnée

Notre étoile du berger rayonnait céleste

 

Le ciel obscur s’est teinté de douces lumières

Éclaira de lueur  les roches dentelières

Mon cœur se retrouva éclairé d’espérance

J’émergeais du néant du fond de mon errance

 

 ©  Monique-Marie Ihry    -  mai 2009  -

 

Extrait du recueil de poésie  » Rendez-vous manqués  » paru aux Editions IchraQ (Tunis)

 

Une bouteille à la mer

Posté : 6 mai, 2009 @ 9:49 dans Poèmes en français | 1 commentaire »

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Une bouteille à la mer 

 

Je mets vingt vers dans cette bouteille à la mer 

En caressant le secret espoir qu’au détour 

D’une promenade sur la plage un beau jour 

Elle te ramène vers moi de cette outre-mer. 

 

Souvenirs de dîners près d’une cheminée 

En duo à la lumière d’un candélabre 

Savourant et dégustant des mots délectables, 

Douces joies de conversations animées. 

 

Souvenirs de balades le long d’une plage 

Nos pieds agiles foulant le sable mouillé 

Nous abreuvant de la beauté du paysage 

Savourant le bonheur d’un jour ensoleillé. 

 

Souvenirs de jours tendres passés à s’aimer 

De folles nuits de passion à nous étreindre 

Certains que le malheur ne pouvait nous atteindre 

Sereins, insouciants, transformés, sublimés. 

 

Merveilleuses pensées de moments chaleureux 

Alors que nous étions encor bienheureux 

Vingt vers seulement pour résumer une vie 

Dans cette bouteille à la mer sans vis-à-vis.

 

©  Monique-Marie Ihry    – mars 2009  -

Texte déposé , reproduction interdite

 

 

 

 

 

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